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Richard Therrien
Le Soleil
Richard Therrien
Pour éviter l'humiliation, Julep (Pier-Gabriel Lajoie) devra se contraindre à faire dérailler l'élection de son amoureux Pom (Karl-Antoine Suprice) au poste de président de l'école.
Pour éviter l'humiliation, Julep (Pier-Gabriel Lajoie) devra se contraindre à faire dérailler l'élection de son amoureux Pom (Karl-Antoine Suprice) au poste de président de l'école.

Les petits rois: le «Riverdale» québécois [VIDÉO]

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CHRONIQUE / Les créateurs de la série Les petits rois ne s'en cachent pas: ils se sont inspirés des Riverdale, Treize raisons et autres Sex Education, disponibles sur Netflix et qui cartonnent auprès d'un jeune auditoire.

On parle d'un public cible de 16 à 25 ans, qui réclame quelque chose de plus costaud, de plus adulte que des séries du genre de La vie compliquée de Léa Olivier ou La dérape, sur Club illico, ou encore L'effet secondaire sur ICI Tou.tv.

Disponible à partir du 27 mai sur l'Extra d'ICI Tou.tv, Les petits rois est introduite par une jeune narratrice, qui annonce sa vengeance contre les deux golden boys de l'école secondaire. Vous savez, ces gars à qui tout réussit et qui bénéficient d'un immense pouvoir, autant sur les autres élèves que sur les profs et même la direction.

«La fin de votre règne vient de commencer. Habituez-vous à souffrir, les gars!» dit cette voix dont on découvrira plus tard le visage.

On parle ici d'Adam Roy (Alex Godbout), «Adaboy», vedette de l'équipe de patinage artistique, et de son meilleur ami Jules-Pascal Comeau (Pier-Gabriel Lajoie), «Julep», capitaine de l'équipe de hockey. Harcelé par un maître-chanteur qui procède par textos, celui-ci cache un lourd secret, qui lui explosera au visage dès le premier épisode.

Pour éviter l'humiliation et pris au piège, Julep devra se contraindre à faire dérailler l'élection de son amoureux Pom (Karl-Antoine Suprice) au poste de président de l'école.

Le producteur au contenu chez Zone3, Jeffrey Wraight, qui a eu l'idée originale de cette série, souhaitait «déconstruire les stéréotypes». À plusieurs égards, Les petits rois est à l'image de la jeunesse des années 2020, infiniment plus à l'aise avec la diversité sexuelle.

Néanmoins, la série respecte les codes du soap pour jeunes adultes, incluant complots, magouilles et trahisons. Les personnages ont tous des intentions cachées, surveillent leurs arrières, sont bien souvent narcissiques, superficiels, et aucun d'entre eux n'est véritablement sympathique, du moins dans les premiers épisodes.

Quant au personnel de l'école, il ne maîtrise visiblement pas la situation, du prof névrosé et dépassé par les événements (Hubert Proulx, très loin de son prof cool de Virginie) au directeur qui finit par capituler en toute situation (Martin-David Peters).

Plusieurs adultes seront irrités par les nombreuses expressions anglaises utilisées par les élèves, mais sûrement moins le public concerné, qui les entend au quotidien: «C'est vraiment wack», «je sais que t'es mad», «c'est vraiment un shit show», etc.

Même si on parle de dick pic à un âge où les hormones sont dans le tapis, pas de sexualité explicite en vue, surtout parce qu'en temps de pandémie, on a lésiné sur les rapprochements au tournage. Certains baisers ont tout de même été permis grâce à une prothèse fabriquée au Québec.

Julien Hurteau, aussi acteur, réalise les six épisodes de 42 minutes, auxquels il donne une facture assez proche de Riverdale, la série inspirée de la bande dessinée Archie, notamment dans les couleurs et l'allure typée des personnages, mais aussi dans la musique, très présente. Hurteau parle entre autres d'influences du cinéma de David Fincher (Sept, Fight Club). Marie-Hélène Lapierre (Jérémie, Entre deux draps) et Justine Philie (Caméra café, Rue King) signent les textes, assez efficaces.

Dans une distribution qui mise beaucoup sur la diversité et où les parents (Madeleine Péloquin, Jean-François Nadeau, Julie du Page) ont une présence presque accessoire, vous reconnaîtrez plusieurs jeunes acteurs; Alex Godbout a joué dans L'heure bleue et dans Clash; Pier-Gabriel Lajoie jouait déjà un hockeyeur dans Demain des hommes; Karl-Antoine Suprice est connu des fans de La dérape et de 5e rang.; alors que Chanel Mings a été vue dans Alerte Amber et Pour toujours, plus un jour.

Plan B en France: ça part bien

Très bon départ pour l'adaptation française de Plan B, dont le premier épisode est arrivé en tête du primetime avec 4,35 millions de téléspectateurs sur TF1, pour 20,6% de parts de marché. Chez les femmes de moins de 50 ans, ce pourcentage monte à 26%. La série correspond à notre deuxième saison de Plan B, créée chez nous par Jacques Drolet et Jean-François Asselin chez KOTV, et qui mettait en vedette Sophie Lorain.

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