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Richard Therrien
Le Soleil
Richard Therrien
Katherine Levac, qui a elle-même grandi sur une ferme, prend la relève de Marie-Eve Janvier à l'animation.
Katherine Levac, qui a elle-même grandi sur une ferme, prend la relève de Marie-Eve Janvier à l'animation.

L'amour est dans le pré: on s'embrasse des yeux

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CHRONIQUE/ Ce n'est pas une pandémie qui allait empêcher Noovo de permettre à des agriculteurs de trouver l'amour. Rare émission conservée de l'ère V, L'amour est dans le pré reprend l'antenne pour une neuvième saison, jeudi à 20h, avec Katherine Levac à l'animation. Et comme on est en temps de COVID, on s'embrasse presque uniquement des yeux.

«Les baisers n'étaient pas possibles sur la ferme», précise le producteur Martin Métivier, chez Attraction Images, qui ajoute que cette contrainte n'en a qu'amplifié la tension sexuelle entre les agriculteurs et leurs soupirants et soupirantes. «Mettons que j'y croquerais une fesse!» a d'ailleurs envoyé l'une d'entre elles.

Le palmarès de cette émission reste toujours aussi impressionnant: 12 couples sont encore ensemble et 22 enfants sont nés de ces unions, bientôt 23, Clara et Gabriel, de la cinquième saison, étant dans l'attente de leur premier. Katherine Levac, qui a elle-même grandi sur une ferme, prend la relève de Marie-Eve Janvier à l'animation. Un mariage parfait pour l'humoriste, qui n'a rien manqué des huit premières saisons.

Que des hommes cette année encore parmi les agriculteurs, dont Alex, premier candidat ouvertement issu de la diversité sexuelle. À 30 ans, le jeune producteur laitier, porcin et agricole est prêt à s'engager pour longtemps. De belles rencontres l'attendent. «Nous aimerions beaucoup être le premier territoire mondial où un couple homosexuel durable existerait», affirme Martin Métivier.

À 60 ans, Denis est le doyen de Neuville, à l'autre bout du spectre de l'âge, un filon qu'exploite la production depuis quelques éditions et qui est très payant. On a même l'impression que l'amour prend une tout autre dimension, plus intense, à cette période de la vie, alors que les préjugés portent à croire le contraire.

Julien, 30 ans, «le Viking au cœur tendre» de Saint-Antoine-sur-Richelieu, peut être maladroit mais aura affaire à des filles qui ont du nerf. Marc-Antoine, 25 ans, producteur de veaux de grain de Pike River, un ami de Philippe de la saison précédente, souhaite s'engager dans sa première relation sérieuse. Enfin, Martin, 25 ans, producteur laitier de Mirabel, a préféré lire les lettres des soupirantes avant de voir leurs visages, pour sortir du syndrome Tinder où on passe au prochain en un mouvement de doigt.

J'adore Katherine Levac, l'humoriste, et je n'aurais pas dit non à un peu plus d'humour dans ses interventions, un peu comme le fait Jay Du Temple à Occupation double. J'ai l'impression que l'animatrice ne voulait surtout pas voler la vedette.

Les quatre premiers épisodes ne laissent pas entrevoir de très fortes personnalités; personne de potentiellement détestable parmi les candidats et leurs soupirants ou soupirantes. On sent les agriculteurs s'engager très rapidement, comme c'est souvent le cas dans cette émission.

Denis, qui s'est inscrit «pour que ça marche», est sans doute le plus intense, y allant d'un «je veux t'aimer pour le restant de mes jours». À qui fera-t-il cette promesse? À vous de le découvrir.

Un autre candidat laissera quant à lui: «ma prochaine blonde, c'est ma dernière». À voir la constance des candidats à travers les saisons, je ne serais même pas étonné que leurs souhaits se concrétisent.

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