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Richard Therrien
Le Soleil
Richard Therrien
Pierre-Yves Lord devant les trois juges de <em>La fin des faibles</em>, Souldia, Sarahmée et Koriass.
Pierre-Yves Lord devant les trois juges de <em>La fin des faibles</em>, Souldia, Sarahmée et Koriass.

La fin des faibles: virtuoses du rap

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CHRONIQUE / Pierre-Yves Lord n'est jamais éteint quand il parle de ses émissions, de Deux hommes en or à 100 génies. Mais on le sent particulièrement investi lorsqu'il est question de La fin des faibles, la première compétition télévisée de rap francophone qu'il anime tout le mois de mars à Télé-Québec, les lundis et mercredis à 20h.

Investis, les trois juges Sarahmée, Koriass et Souldia le sont tout autant. Ils ont beau connaître énormément de succès et vivre de leur art, ils ne se voient pas dans la télévision québécoise. «C'est une place qui nous revient de droit!» scande avec raison Souldia, le rappeur de Limoilou.

À part de rares titres comme Toutes les femmes savent danser de Loud, les radios résistent aussi à emboîter le pas. Et ce n'est pas d'aujourd'hui. «Je le vivais à CHIK à mes débuts il y a 20 ans. Il y a toujours eu cette crainte-là. Il n'y a pas beaucoup de gens qui décident de la musique qui passe à la radio au Québec. Là, on arrive avec un média de masse.»

Encore fallait-il trouver un concept accrocheur qui allait intéresser un large public, bien qu'on pense attirer davantage les jeunes. Diffusée lundi à 20h, la première émission de La fin des faibles est consacrée aux auditions: 100 candidats des 400 qui se sont inscrits passent devant les cofondateurs du chapitre québécois de End of the Weak, ce concours international qui se transpose ici à la télévision. Seize seront sélectionnés pour la compétition.

Dès la deuxième émission, diffusée mercredi à 20h, la compétition se déroule en quatre temps devant Sarahmée, Koriass et Souldia. À raison de quatre par émission, les candidats doivent d'abord livrer un texte déjà écrit sur une musique de leur choix; improviser à partir d'objets disposés dans une boîte; livrer un second texte, cette fois sans musique; et tous réunis en cercle, improviser à tour de rôle à partir d'un thème.

Les prestations qui impressionnent le plus sont ce qu'on appelle le free style, l'improvisation pure qu'on impose aux candidats. Plusieurs mentionnent dans la première émission exercer très peu cette forme d'art, beaucoup moins courante chez la jeune génération de rappeurs, explique Koriass. «Quand j'ai commencé il y a 20 ans, ça faisait partie de la culture du rap, le free style. Aujourd'hui, on rappe moins en cercle avec ses amis dans la cour d'école, c'est beaucoup plus individuel, sur YouTube et les réseaux sociaux. Le rap a changé. J'étais très surpris de voir que les candidats pouvaient être aussi bons alors que plusieurs n'en avaient jamais fait.»

Je n'y connais rien, mais j'ai moi-même été en admiration devant l'éloquence et la virtuosité des participants. Vous verrez entre autres deux frères très doués aux styles très différents, Racoon et Houdini, qui se retrouvent à s'affronter dans la même émission. Les vrais amateurs de rap risquent d'ailleurs de reconnaître certains candidats, qui font du rap depuis plusieurs années.

Représentante féminine du jury, Sarahmée se réjouit de voir plusieurs femmes prendre part à la compétition, bien qu'en minorité. «Les femmes dans le rap ont un point de vue différent, une sensibilité différente et le rap a besoin de cette diversité-là comme tout autre style de musique.»

J'ai beaucoup aimé le trio de juges, qui transmettent bien leur passion pour leur art. Même si Souldia dit au début qu'il sera «un juge sans pitié», il ne parle pas de méchanceté mais bien d'honnêteté. Si quelqu'un se plante, il le saura.

En regardant Le camp de sélection de Star Académie le mois dernier, j'avais eu cette réflexion: est-il vraiment nécessaire de nous montrer les auditions de ces compétitions? J'ai eu la même en voyant la première émission de La fin des faibles, pas mauvaise, même si pour moi, la série décolle vraiment au second épisode avec la première ronde de qualification.

Aux auditions, on leur demande d'improviser sur trois mots, comme par exemple Gaspé, racine et jambon, ou alors cornet, sandale et python, de même que Percé, cigale et chauffage! Ça prend des gens qui ont du vocabulaire et de l'imagination et La fin des faibles n'en manque pas.

Au terme des huit émissions d'une heure, le vainqueur pourra enregistrer une chanson, tourner un clip et représenter le Québec à la compétition End of the Weak à New York.

L'épicerie et Star Académie au coude-à-coude

L'émission L'épicerie (641 000) sur ICI Télé arrive maintenant au coude-à-coude avec Star Académie (639 000), le mercredi à 19h30. La quotidienne de TVA plafonne dans les sondages, au point de se faire battre par ICI Télé trois soirs sur quatre. Sur Noovo, Entre deux draps obtient 320 000.

ICI Télé arrive première de 19h à 22h, sauf pour la demi-heure de 21h, alors que Les beaux malaises 2.0 (1 098 000) l'emportent sur La Maison-Bleue (405 000). À 20h, la spéciale des Enfants de la télé consacrée à Patrice L'Ecuyer a été vue par 903 000 fidèles contre 559 000 pour Sans rancune. À 21h30, Drôles de Véronic (432 000) s'incline face aux Mecs (485 000).

L'arrêt des bulletins de nouvelles a joué un vilain tour à TVA Sports mercredi; alors que RDS était en émission spéciale à partir de 10h sur le congédiement de Claude Julien, sa concurrente a attendu à 15h avant d'entrer en ondes avec le point de presse de Marc Bergevin. Une situation inconcevable pour une chaîne sportive. Même ICI RDI a consacré de longs segments à la nouvelle du jour dès la matinée.

RDS a par conséquent amassé toutes les cotes d'écoute, maintenant une moyenne de 44 000 téléspectateurs de 10h à 14h30 contre 3000 pour TVA Sports, qui diffusait principalement des magazines et des compétitions de plongeon de falaise et d'escalade. À partir du point de presse, RDS a maintenu une moyenne de 60 000 contre 30 000 pour JiC à TVA Sports.

En octobre, TVA Sports annonçait un important virage qui impliquait l'abandon des bulletins de nouvelles et la suppression de 17 postes à Montréal. On a vu le résultat mercredi.

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