Jocelyne Blouin a été pour un bon nombre de présentatrices météo (et quelques présentateurs aussi) une véritable «maman météo», un mentor attentionné.

Jocelyne Blouin, une «maman météo»

BLOGUE / «Jocelyne, c'est Jocelyne.» C'est en ces mots que Bernard Derome me parlait de la météorologue la plus connue au Québec, quand j'ai annoncé sa retraite en 2011 dans «Le Soleil». Jocelyne Blouin, qui a livré la météo à Radio-Canada durant 33 ans, a succombé à un cancer lundi. Elle avait 68 ans.

On n'avait qu'à évoquer son prénom et tout le monde savait de qui on parlait. Jour après jour, on se fiait à ses prévisions, elle faisait partie de nos vies. Jocelyne ne pouvait pas se tromper.

Météorologue de formation, Jocelyne Blouin avait quitté graduellement Environnement Canada pour faire sa première apparition au Téléjournal en 1978. Depuis sa disparition des ondes, elle n'était pas restée chez elle à ne rien faire. Elle a entre autres développé Blisly, une application destinée aux «météo-sensibles», affectés par les caprices de la température.

Ce qu'on sait moins d'elle, c'est qu'elle a été pour un bon nombre de présentatrices météo (et quelques présentateurs aussi) une véritable «maman météo», un mentor attentionné. «Elle m'a tout montré, elle me recevait chez elle pour m'enseigner. Elle donnait de son temps pour que les bulletins soient de qualité», se souvenait Véronique Mayrand, l'actuelle présentatrice météo de Gravel le matin, sur ICI Première à Montréal.

Et dire qu'en 2005, quelqu'un à Radio-Canada a eu l'idée saugrenue de la remplacer par un tableau au Téléjournal. Ça n'a pas duré une semaine, et Jocelyne était de retour, à la demande générale. «J’ai été très émue par la réaction des gens, je ne pensais pas qu'ils étaient si attachés à moi», m'avait-elle confié, quelques années plus tard.

Attachés, nous l'étions. Et tristes aujourd'hui de la voir partir sous d'autres cieux sûrement plus cléments.

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