Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Richard Therrien
Le Soleil
Richard Therrien
C'était une première animation pour Geneviève Schmidt, accueillie par une ovation, devant un parterre clairsemé mais ô combien vivant.
C'était une première animation pour Geneviève Schmidt, accueillie par une ovation, devant un parterre clairsemé mais ô combien vivant.

Gala Québec Cinéma: enfin revivre!

Article réservé aux abonnés
CHRONIQUE / Il y avait de quoi célébrer dimanche soir: avec la réouverture des salles, le cinéma québécois revit après de longs mois d'hibernation. La 22e édition du Gala Québec cinéma, qui a couronné La déesse des mouches à feu sur ICI Télé, a démarré plutôt lentement, avant de décoller véritablement grâce aux remerciements de Caroline Néron et de Félix Rose.

C'était une première animation pour Geneviève Schmidt, accueillie par une ovation, devant un parterre clairsemé mais ô combien vivant, qui réagissait comme s'il était le double. En ouverture, l'animatrice a joué la tragédienne un peu névrosée, «à l'image de l'année qu'on vient de passer: calme, douce et prévisible».

«Sur les 12 mois, les cinémas sont restés fermés... trois ans!» a illustré l'animatrice, qui a dit avoir regardé les Oscars pour se donner des idées. Finalement, «je me suis dit: suis ton instinct. Vas-y dans la sobriété!»

Puis, Geneviève Schmidt s'est réjouie que les films de cette année aient l'avantage qu'on y voit du monde se toucher. Comme ces «28 prisonniers dans une petite cellule en Thaïlande» dans Suspect numéro un. Et comme au gala d'hier, où certaines étreintes ont pu en faire sourciller quelques-uns.

Le gala a mis au moins trois quarts d'heure avant de prendre son envol. Caroline Néron revenait de loin en campant le rôle de la mère dans La déesse des mouches à feu. Digne, l'actrice n'avait pas le ton de la revanche, mais bien de la reconnaissance dans son discours pour le prix du rôle de soutien féminin, saluant une par une les autres nommées dans la même catégorie.

«On peut tomber, se relever et réaliser de grandes choses», a-t-elle lancé à sa fille Emanuelle. Un très beau moment de la soirée.

Caroline Néron revenait de loin en campant le rôle de la mère dans <em>La déesse des mouches à feu</em>.

La musique pour écourter les discours était particulièrement intense dimanche, c'en était même dérangeant. Mais son fort volume avait plutôt pour effet de donner de la vigueur aux discours, qui finissaient en crescendo!

Réjouissant et senti, celui de Félix Rose pour le prix du public avec Les Rose était digne d'un discours patriotique à la fête nationale. Belle revanche pour ne pas avoir été retenu par l'Académie.

Récompensée par l'Iris de la réalisation, Anaïs Barbeau-Lavalette a remercié ses déesses du film. «Faites toutes les révolutions à la saveur que vous trouverez. J'ai confiance en vous!» La cinéaste a invité les femmes à rester elles-mêmes, à ne pas trahir leur nature. «Le cadre s'adaptera à nous et non l'inverse et le monde en sera juste plus beau et plus vaste.»

Plus tôt, son héroïne Kelly Depeault n'a pas caché sa joie en remportant le prix de la révélation de l'année.

D'une grande humilité, Émilie Bierre, récompensée pour Les nôtres, était formidable à voir, le regard lumineux. Gagner le prix de la meilleure actrice à 17 ans est un rare honneur. Elle n'a certainement pas fini de nous impressionner.

Lauréat pour Le club Vinland, Sébastien Ricard a salué sa conjointe, pendant que leurs enfants avaient plutôt choisi de regarder le match victorieux des Canadiens contre les Jets.

Joli clin d'oeil aux salles de toutes les régions, alors que Pierre Curzi et Marie Tifo ont remis le prix du meilleur court métrage de fiction au Cinéma Pine de Sainte-Adèle, chéri au cœur de Geneviève Schmidt et mené par son dynamique propriétaire, Tom Fermanian.

Beau collage de grandes scènes du cinéma québécois durant la chanson de Pierre Lapointe, Nous restions là, autre segment réussi et très émouvant.

Geneviève Schmidt a passé par le malaise dans plusieurs de ses présentations. Notamment pour se trouver un amoureux dans la salle, parce que «si tu veux travailler, un chum acteur, ce serait pratique». Pas eu de coup de foudre pour ce numéro, hélas.

Souvent, les textes de Daniel Langlois n'étaient pas toujours à la hauteur. La «chicane» entre Ricardo Trogi et Louis Morissette n'était pas particulièrement convaincante, pas plus que le duo Fayolle Jean et Fayolle Jean Jr., assez ordinaire.

Je retiens néanmoins de cette soirée son aspect miraculeux, après une année pénible pour le cinéma québécois. Et toutes ces femmes, qu'il fait bon voir prendre d'assaut un milieu en plein mouvance.

Nous reste maintenant qu'à nous déplacer les voir en salles, ces films.

Pour commenter, rendez-vous sur ma page Facebook.

Suivez-moi sur Twitter.

Consultez QuiJoueQui.com.