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Patrick Duquette
Sport de pandémie

Patrick Duquette

Sport de pandémie

CHRONIQUE / Cette pandémie ne fait pas que des ravages, elle force aussi la créativité.

Je prends à témoin ce nouveau sport d’équipe qui se pratique à deux mètres de distance dans la cour d’école: le baby-foot géant.

Patrick Duquette
Injection d’humanité

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Injection d’humanité

CHRONIQUE / Laurie-Anne Vézina, 17 ans, rêve d’une carrière de pédiatre.

Par un curieux détour, la pandémie l’amène depuis un mois à travailler auprès des vieux, dans un CHSLD frappé par une éclosion de COVID-19 à Gatineau.

«Je travaille avec des personnes âgées qui se sentent seules, plus seules que jamais», raconte l’étudiante en secondaire V du Collège Saint-Alexandre.

Comment s’est-elle retrouvée là?

Rien de compliqué: après un mois de confinement, elle en avait assez de se tourner les pouces. Son employeur avait fermé ses portes, l’école aussi. «J’étais disponible à temps plein et je me cherchais quelque chose à faire», résume-t-elle en riant.

Sur Facebook, elle a vu passer une annonce. On cherchait du monde pour prêter main-forte au personnel débordé des CHLSD.

Elle a donné son nom…

Une entrevue et une formation plus tard, elle commençait à travailler, fin avril, comme aide-préposé au CHSLD Lionel-Émond. À temps plein, 40 heures par semaine, à près de 22 $ de l’heure. Pas mal pour une étudiante…

Même si elle oeuvre en zone froide, elle est à deux pas de la ligne de front. La COVID a infecté 21 résidents de l’établissement, et provoqué 6 décès…

Patrick Duquette
À vos barbecues!

Patrick Duquette

À vos barbecues!

CHRONIQUE / Sortez vos barbecues!

Les rassemblements extérieurs de 10 personnes seront permis au Québec à compter de vendredi. À condition qu’elles proviennent de trois ménages différents au plus.

Patrick Duquette
Le complot souverainiste

Patrick Duquette

Le complot souverainiste

CHRONIQUE / Ah, le fameux complot souverainiste! Je ne m’attendais pas à le voir surgir ainsi, en pleine pandémie.

Et pourtant, le voilà qui apparaît, aussi soudainement qu’une éclosion de coronavirus dans un CHSLD.

Patrick Duquette
Contacts étroits

Patrick Duquette

Contacts étroits

CHRONIQUE / Triste histoire que cette dame de 86 ans, Jacqueline Lévesque, décédée de la COVID-19.

Sa fille est convaincue que sa mère a contracté la maladie à l’Hôpital de Gatineau, fin avril, où elle était soignée pour une biopsie qui a mal tourné.

Patrick Duquette
On a l’air fin

Patrick Duquette

On a l’air fin

CHRONIQUE / Vous pensiez que la saga du nouveau Guertin était enfin terminée? Erreur!

L’impasse financière dans laquelle se trouve Vision Multisports Outaouais (VMSO) a forcé la suspension, jusqu’à nouvel ordre, de l’immense chantier de 80 millions qui devait reprendre lundi prochain.

Il faudra débloquer quelques dizaines de millions supplémentaires avant de reprendre les travaux.

En attendant, on se retrouve, Gros-Jean comme devant, avec un complexe de 4 glaces à moitié terminé en bordure du boulevard de la Cité.

Oui, on a l’air fin.

À LIRE AUSSI : Desjardins refuse une nouvelle offre de VMSO

Les plus cyniques diront que c’est un autre projet soi-disant «clé en main», au prix de construction soi-disant «plafonné», qui finira par coûter plus cher que prévu à Gatineau.

Ils n’ont pas totalement tort.

Mais dans ce cas-ci, il faut admettre que la COVID est venue gâcher la sauce.

Le satané virus a durement ébranlé l’économie mondiale. Et, à plus forte raison, les organismes à but non lucratif. VMSO dépend essentiellement des revenus de son complexe Branchaud-Brière pour survivre. Or celui-ci est fermé pour cause de pandémie…

Dans les circonstances, Desjardins Entreprise refuse de décaisser de l’argent de son prêt à VMSO sans garanties additionnelles de la part des autres bailleurs de fonds.

Bref, autant se faire une raison: le Complexe 4 glaces coûtera plus cher que prévu. Et il y a fort à parier que ce sont les contribuables qui casqueront, d’une manière ou d’une autre.

Maintenant, il s’en trouve déjà pour faire le procès de ce projet audacieux. Il est trop tôt pour ça.

La Ville de Gatineau a opté pour une formule inédite afin de réaliser le Complexe 4 glaces. Un partenariat avec un organisme à but non lucratif, si inhabituel qu’il a dû être cautionné par un projet de loi privé du gouvernement.

Patrick Duquette
Eille, toi, le virus...

PATRICK DUQUETTE

Eille, toi, le virus...

CHRONIQUE / «Eh Seigneur, quand j’ai appris que la COVID était rentrée au centre d’accueil, j’ai eu la chienne…»

Malgré sa peur bleue du virus, Nathalie Chartrand s’est portée volontaire dès le départ pour travailler dans la «zone chaude» du CHSLD Saint-André-Avellin. Sept résidents y ont été testés positifs, début d’avril.

Patrick Duquette
Petites douceurs au temps de la pandémie

Patrick Duquette

Petites douceurs au temps de la pandémie

CHRONIQUE / Appelons-les Rose et Rosaire, mariés depuis plus de 70 ans. Ils habitent ensemble une résidence pour personnes âgées de Gatineau.

« Habitaient ensemble », devrais-je dire, puisque Rosaire a perdu sa Rose. Elle est décédée subitement. Avant que vous me posiez la question, c’est la vieillesse qui a emporté Rose. Pas la COVID-19, bien que ce satané virus ait un lien avec mon histoire.

Patrick Duquette
Prêt, pas prêt, on y va

Patrick Duquette

Prêt, pas prêt, on y va

CHRONIQUE / Dans son plan pour rouvrir les écoles, le ministre québécois de l’Éducation, Jean-François Roberge n’a évoqué aucune mesure de protection pour la santé des professeurs.

«Rien, zip!», m’écrit une prof indignée. C’est à se demander, poursuit-elle, si le gouvernement veut nous utiliser comme cobaye pour tester le taux de contagion des adultes…

Patrick Duquette
Récit d’une éclosion contrôlée

Patrick Duquette

Récit d’une éclosion contrôlée

CHRONIQUE / Quand on a appris, il y a deux semaines, que le CHSLD Saint-André-Avellin était le théâtre d’un foyer d’éclosion, je me suis dit: ça y est, on va y goûter.

La situation était déjà hors de contrôle dans certaines résidences de la région de Montréal.

Patrick Duquette
Le monde d’après

Patrick Duquette

Le monde d’après

CHRONIQUE / Qu’est-ce qui va changer après ?

Quand la question a été posée dans la salle de rédaction du Droit (comprendre notre réunion virtuelle du matin), j’ai tout de suite pensé au mouvement anti-vaccin.

Attention à nos CHSLD

Patrick Duquette

Attention à nos CHSLD

CHRONIQUE / Les CHSLD de l’Outaouais ont échappé jusqu’ici à l’hécatombe de la COVID-19. Il ne faudrait pas qu’une directive mal avisée de Québec vienne tout gâcher.

Le gouvernement Legault permet, depuis jeudi, à des proches aidants déjà connus par les directions des CHSLD d’aller prodiguer des soins à leur être cher. On parle de gens qui allaient régulièrement, avant la pandémie, nourrir leur vieux père ou laver leur vieille mère. Du bon monde, quoi!

Permettre le retour des proches aidants a un certain sens dans la région de Montréal. Dans les CHSLD où le virus s’est infiltré, le personnel débordé a besoin de renforts. On fait appel aux médecins spécialistes pour donner un coup de main. Pourquoi pas, à plus forte raison, aux proches aidants? On n’a rien à perdre. La COVID-19 est déjà dans la bergerie…

Mais dans la région de l’Outaouais, la situation est totalement différente. Jusqu’ici, on a réussi à éviter que le virus s’infiltre massivement dans les résidences pour personnes âgées. Pour l’instant, on ne signale que deux foyers d’éclosion. Un au CHSLD Lionel-Émond (2 cas), un autre au CHSLD de Saint-André-Avellin (9 cas). Bien qu’il ne faut jurer de rien avec la COVID-19, la situation semble sous contrôle. Et elle doit le rester.

Dans cette optique, des médecins de l’Outaouais qui travaillent en CHSLD s’opposent carrément au retour des proches aidants. Ils font valoir que le risque est trop grand. Que le jeu n’en vaut pas la chandelle. Non seulement la famille risque d’introduire le virus sans le savoir, elle mobilisera de trop rares équipements de protection. «En Outaouais, cette directive va à l’encontre de toute logique médicale», m’ont confié des médecins exaspérés, sous le couvert de l’anonymat.

Malgré les appels du pied des médecins, le CISSS de l’Outaouais semble vouloir appliquer à la lettre la directive de Québec. Une porte-parole, Patricia Rhéaume, assure qu’une série de conditions doivent être remplies avant d’admettre un proche aidant en CHSLD. Et que toutes les précautions seront prises pour s’assurer qu’il n’est pas contagieux. Au final, seul un petit nombre d’aidants rempliront les critères, précise-t-elle.

Patrick Duquette
Les beaux jours de Legault

Patrick Duquette

Les beaux jours de Legault

CHRONIQUE / J’entendais un animateur dire à la radio qu’on est sur le point de «gagner notre combat» collectif contre le virus.

Si on parle du combat pour «aplatir la courbe» et éviter de surcharger nos hôpitaux, alors oui, peut-être, qu’on est sur le point de remporter une victoire.

Mais quand on observe l’hécatombe dans les CHSLD, où nos vieux ont été déplacés pour libérer des lits d’hôpitaux, il n’y a pas de quoi pavoiser.

Si c’est une victoire, elle a un goût amer.

Mais c’est vrai que le «fameux» pic de l’épidémie est en vue au Québec. À force de vivre à deux mètres de distance et de nous tousser dans le coude, nous avons ralenti la propagation. Au point où François Legault parle déjà de mesures de déconfinement qui toucheront surtout les entreprises. Rouvrir les écoles? Pas à court terme, a tempéré le premier ministre qui a pris acte des craintes exprimées par de nombreux parents.

«On est en train de passer au travers, les beaux jours s’en viennent», a dit Legault jeudi.

Les beaux jours?

Je veux bien qu’on se donne une tape sur l’épaule. Qu’on distille un peu d’espoir parmi la population. Tout le monde a hâte de sortir de la maison et de reprendre un semblant de vie normale. Avec les indicateurs économiques qui vacillent, il y a urgence de reprendre une certaine activité économique. Ne serait-ce que pour éviter d’aggraver des problèmes sociaux. Comme une crise du logement. Ou l’incapacité, pour certains, de payer l’épicerie.

Mais avant de crier victoire, il faut bien comprendre une chose. Le combat est loin d’être gagné. Depuis un mois, on se cache du virus. On fait tout pour ne pas l’attraper. Ça nous a permis de gagner du temps pour mieux connaître l’adversaire et préparer la riposte. L’inconvénient, c’est que nous sommes, collectivement, très vulnérables à une seconde vague de COVID-19.

Une infime fraction de la population québécoise — entre 1 à 6 % des gens selon le ministère de la Santé et des services sociaux — est immunisée contre la COVID-19. Le reste n’a pas encore eu la chance de développer des anticorps. Or selon des experts cités par Le Monde, la population doit être immunisée dans une proportion de 60 à 70 % pour éviter que le virus ne se remette à circuler de manière épidémique. Nous sommes loin du compte.

Un vaccin permettrait d’immuniser la population. Mais il n’arrivera pas avant un an. Dans l’intervalle, il y a donc une certaine logique à chercher à développer une «immunité de groupe». Tout en limitant au maximum le nombre de morts. Comment y parvenir? En déconfinant les populations moins à risque de mourir de la COVID-19 — comme les plus jeunes et les enfants. De ce point de vue, l’idée d’ouvrir les écoles en mai, pour mieux préparer les enfants à une seconde vague l’automne prochain, n’était pas totalement dénuée de bon sens.

L’inconvénient, tout le monde l’a vite compris, c’est qu’un «confinement ciblé» est difficile à réaliser. Même s’ils sont moins à risque, les jeunes pourraient devenir des vecteurs. Et infecter leurs grands-parents ou le petit frère asthmatique qui, eux, risquent d’en mourir.

Le premier ministre Legault a parlé jeudi d’un plan de déconfinement «graduel et intelligent». Entre les branches, on parle de déconfiner des régions moins touchées. Ou encore de faire alterner des périodes de confinement et de déconfinement. C’est à voir.

Chose certaine, ce sera long. Et frustrant. Nous sommes sur le point de gagner un combat, mais certainement pas la guerre.

Patrick Duquette
Les gros yeux

Patrick Duquette

Les gros yeux

CHRONIQUE / Ma tante m’a raconté une drôle d’histoire.

L’autre jour, elle est allée à la pharmacie au lieu de demander à ma cousine de faire ses emplettes pour elle.

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La messe Legault

Patrick Duquette

La messe Legault

CHRONIQUE / Chaque fois que j’écoute les conférences de presse de François Legault, je repense aux messes de mon enfance.

J’avais 11 ou 12 ans, j’allais à l’église presque tous les dimanches, à pied, avec mon père.

Patrick Duquette
Dur baptême du feu

patrick duquette

Dur baptême du feu

CHRONIQUE / Comme plusieurs étudiantes en sciences infirmières de l’UQO, Justine Handfield subit tout un baptême du feu ces jours-ci.

Jamais, au grand jamais, la jeune femme de 24 ans n’avait imaginé faire ses premiers pas dans la profession en plein coeur d’une pandémie mondiale.

Patrick Duquette
Le virus se fout des frontières

Patrick Duquette

Le virus se fout des frontières

CHRONIQUE / Dans le fond ce satané virus a instauré un nouveau code moral dans notre société. Une nouvelle hiérarchie du bien et du mal. Qui se mesure, le plus souvent, à deux mètres de distance.

Comme la guerre, comme le terrorisme, le virus vient réduire par la bande nos libertés individuelles. L’intérêt du plus grand nombre prime soudain sur celui des individus. Au temps de la COVID-19, la liberté des uns s’arrête là où elle met en danger la vie des autres.

Patrick Duquette
On n’en fait pas trop

Patrick Duquette

On n’en fait pas trop

CHRONIQUE / Aux États-Unis, le lieutenant-gouverneur du Texas, Dan Patrick, a tenu des propos troublants. Il a déclaré que les grands-parents, comme lui, devaient être prêts à mourir pour sauver l’économie du pays. Sous-entendu: les mesures de confinement, qui ralentissent l’économie, sont une menace plus grande encore que le virus lui-même.

Je n’ai rien entendu d’aussi radical au Canada. Mais de temps à autre, un lecteur m’écrit pour me dire qu’on en fait trop pour combattre la pandémie. Que ce n’est, après tout, qu’une grippe comme les autres. Et que mettre toute l’économie d’un pays sur pause, c’est cher payer pour contrer un virus.

Patrick Duquette
Apprécions la présence de ceux qu’on aime

Patrick Duquette

Apprécions la présence de ceux qu’on aime

CHRONIQUE / À l’instar de bien des Québécois, la vie du ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, a changé du tout au tout avec la COVID-19.

Lui qui est habitué à la vie trépidante de ministre doit maintenant, comme tout le monde, s’astreindre aux règles de confinement et d’éloignement social.

Patrick Duquette
Pensez-y avant d’adopter un husky

Patrick Duquette

Pensez-y avant d’adopter un husky

CHRONIQUE / Cette pandémie a des effets inattendus sur le comportement humain. Et je ne parle pas du soudain engouement pour le papier-cul.

J’ai lu qu’en France, des fourrières débordent d’animaux abandonnés ces jours-ci. La bêtise humaine pousse en effet certains propriétaire à se débarrasser de leur chien, de peur que la bête puisse transmettre le coronavirus.