Du front tout le tour de la tête

Qui-vive

Au moment d’écrire ces lignes, hélas, Désirée n’a toujours pas accouché. On est sur le qui-vive depuis deux semaines, ce qui est tout sauf relaxant.

Cet intermède utérin m’a permis de constater que, tout comme en matière de soigner les bébés ou d’élever un enfant, les conseils que l’on reçoit d’autrui sont au mieux farfelus, au pire entièrement contradictoires.

Que faire pour provoquer l’accouchement sans intervention médicale ? Facile, il faut bouger ! disent les uns. Laver le plancher à quatre pattes, marcher sur les talons, faire du hula hoop en bermudas avec un sac de jute sur la tête, c’est au choix.

D’autres disent plutôt qu’il faut se détendre, prendre un bain, boire une bière (oui oui, juste une c’est pas grave) et faire l’amour pendant des heures, ce qui est toujours une bonne idée.

Désirée a fait tout ça, la plupart du temps en ma compagnie, et pour l’instant rien ne se passe. Au moins, elle a perdu son bouchon muqueux. Qu’est-ce qu’un bouchon muqueux ? Ah, amis lecteurs, c’est ici que l’utilisation d’un outil de recherche internet prend toute son importance, parce que : 1) je n’ai pas le goût de vous l’expliquer, et : 2) vous êtes probablement en train de déjeuner.

À 41 semaines, ça veut tout de même dire que le moment fatidique approche. Ça tombe bien, on est prêts. Nos valises sont dans l’auto, la mamie est avisée, et mon patron hésite à me confier des enquêtes de longue haleine ou à m’envoyer à l’étranger étant donné que je peux m’éclipser à tout moment.

Donc, j’espère que c’est ma dernière chronique avant le congé parental. C’est pas que je n’aime pas travailler, mais je me sens comme un employé dont la promotion est sans cesse repoussée. Vite, une annonce !

Argent

Comme bien du monde, j’ai été touché par la victoire de Valérie Plante à la mairie de Montréal. C’est la victoire de David contre Goliath, de celle qu’on sous-estimait. C’est aussi la victoire d’une femme et d’une attitude enjouée qui détonnait avec l’air de bœuf de Denis Coderre en campagne électorale.

Pour l’instant, je n’ai qu’une réserve. En entrevue, Mme Plante n’arrête pas de dire « les argents » (sic), comme dans « les argents viendront de Québec et d’Ottawa ». L’argent, ça ne se met pas au pluriel. Et « les argents », c’est laid. Quelqu’un dans son entourage peut le lui dire ?

Spaghetti

Toujours soucieuse de me divertir, ma collègue Marie-Ève (celle qui s’occupe des arts et spectacles, et non l’autre Marie-Ève, celle qui s’occupe de Stukely-Sud) m’a fait cadeau du dernier CD de l’humoriste François Pérusse, vu qu’elle sait que j’aime beaucoup François Pérusse. Vous ai-je dit que j’aimais beaucoup François Pérusse ?

J’écoute ses blagues et chansons impossibles depuis le secondaire, c’est tout dire, et je peux citer plusieurs sketchs de mémoire. J’ai arrêté de l’écouter à la radio à un moment donné (vient un âge où les émissions « whoopee – yeah – la gang ! – FM » du matin ne passent plus), mais j’ai acheté chacun de ses 10 Albums du peuple, des compilations de ses meilleurs sketchs et chansons récents.

Cette fois-ci, il pousse le bouchon trop loin avec son Best Ove, une sélection de quelques-uns de ses meilleurs sketchs et chansons en carrière, parfois remixés et, fort heureusement, quelques inédits. Parce que ça reste une compilation de compilations. Bref, François Pérusse verse dans le recyclage à outrance. Pensez à du spaghetti qu’on aurait réchauffé deux fois ou plus au micro-ondes. C’est pas mauvais, mais on s’ennuie de quelque chose de frais.

Le résultat m’a arraché quelques rires, sans plus. Un gars avec autant de talent est capable de mieux, et surtout de ne pas chercher à faire de l’argent facilement.

Opinions

Or en barre

CHRONIQUE / Au moment où vous lirez ces lignes, ma famille s’est peut-être agrandie d’une nouvelle venue, Anastasia (nom fictif), attendue pour demain.

Désirée, en tous cas, a bien hâte que le nouveau bébé arrive afin de se libérer de ce poids supplémentaire et des multiples douleurs, désagréments et démangeaisons qui viennent avec.

Elle n’a pas trop hâte à l’accouchement en soi, étant donné que cela se passe habituellement dans d’affreuses douleurs auxquelles le conjoint ne peut que sympathiser en tenant le bras de l’être aimé et lui dire de pousser (ça, c’est utile !).

Chérie s’inquiète aussi de comment réagira Jojoba à la venue de la, euh, nouvelle venue. Sera-t-elle attendrie et compréhensive, ou jalouse et envieuse ? Boudera-t-elle parce qu’on lui accorde moins d’attention ? On essaiera de ne pas la négliger, mais un bébé naissant, c’est accaparant.

Cela dit, personne ne me demande comment moi je vais. Oui, MOI. MOI MOI MOI MOI. 

Je vais bien, merci. Un peu nerveux quand même. Je suis conscient que le peu de temps libre qui me restait sera anéanti. Qu’on dormira peu pour les prochains mois (à mon retour au travail, en décembre, attendez-vous à des chroniques semi-délirantes). Que les pleurs, cacas mous et innombrables changements de couches redeviendront notre quotidien.

Mais je mentirais si je disais que je n’ai pas hâte. Malgré tout, un bébé, c’est mignon et attendrissant. Et j’ai toujours voulu avoir deux enfants. Une famille de quatre, c’est parfait pour jouer au toc sans que personne ne se sente laissé pour compte.

Sans oublier que les enfants, c’est de l’or en barre pour moi parce qu’ils sont toujours disposés à jouer, faire des coups pendables et rire de mes blagues. Blagues que je renouvelle peu, alors renouveler les membres de ma famille devient une solution.

Oreilles chastes

Je savais que l’humoriste Mariana Mazza était drôle et vulgaire avant de la voir en spectacle à Granby, la semaine dernière, mais pas à ce point !

Elle sacre aux trois mots et ne respecte aucun tabou, mais c’est une vulgarité qui est utilisée pour exprimer des sentiments qui, eux, sont tout à fait nobles : le désir sexuel, l’acceptation de soi, les difficultés d’être une jeune femme, les relations parent-enfant, etc. 

Elle provoque et n’hésite pas à prendre les spectateurs à partie sur des sujets, ma foi, très intimes, mais c’est fait sans méchanceté. Honnêtement, j’ai eu l’impression d’entendre le spectacle d’une humoriste ayant 30 ans d’expérience, et elle n’a que 27 ans.

Oreilles chastes s’abstenir !

Le cow-boy

Il semble bien que René « Bill » Burelle, cet homme de 77 ans disparu depuis deux semaines, à Granby, ne reviendra pas.

Je connaissais Bill depuis environ 15 ans. Il s’était approprié ce surnom dans sa jeunesse, m’avait-il dit, en référence au célèbre cow-boy Buffalo Bill. Il n’aimait pas le prénom René.

Il était déjà dessinateur judiciaire quand je suis arrivé à La Voix de l’Est et le journal a continué à faire affaire avec lui pendant plusieurs années. Bill avait un don naturel pour le dessin. Ça sonne cliché, mais c’était vrai puisqu’il n’avait jamais étudié dans ce domaine. Ça ne lui prenait que quelques minutes pour croquer fidèlement un accusé, un juge ou un avocat. 

Je n’ai su que récemment que la dépression n’avait jamais cessé de le hanter — ainsi que plusieurs autres maladies — expliquant peut-être pourquoi il a quitté la résidence pour personnes âgées où il venait d’être placé.

Le dernier dessin qu’il a fait pour La Voix de l’Est, bien qu’il date d’avril, traînait encore sur mon bureau jusqu’à tout récemment (non, je ne fais pas le ménage de mon bureau souvent). Je n’aurais jamais pensé que ce serait vraiment le dernier. 

Du front tout le tour de la tête

L’abus de pouvoir

CHRONIQUE / En tant que gars, on regarde tout ce qui s’est passé cette semaine en se disant : ai-je déjà été déplacé dans mes commentaires ou mes actions ? Alors on fait défiler le film de ses interactions (homme-femme, dans mon cas) à toute vitesse dans sa tête en se demandant si on n’a pas déjà erré, nous aussi.

Je suis convaincu d’avoir déjà fait des blagues inappropriées à certaines personnes (il fut une époque où je disais n’importe quoi pour faire rire, aujourd’hui je me surveille un peu plus, ou je pratique mes blagues sur Désirée, qui est capable d’en prendre/de me remettre à ma place avec une réplique bien ficelée), mais ça n’allait pas plus loin. Personne ne s’est plaint, en tous cas. (Sinon, écrivez-moi, on va en parler.)

Ça aide que je n’aie aucun pouvoir ou autorité dans le cadre de mon travail (à la maison non plus, mais ça, c’est une autre histoire) ni aucun subalterne. Harvey Weinstein, Éric Salvail, Gilbert Rozon, Gilles Parent et Michel Brûlé, mis à part leur côté « prédateur » avaient tous un autre point en commun : le pouvoir.

Ils avaient du pouvoir et de l’autorité (et dans une certaine mesure, de la célébrité). Ils les ont utilisés pour solliciter des rencontres, de l‘intimité. Et ont fait en sorte que leurs proies pouvaient difficilement se dérober parce qu’il s’agissait, pour la plupart, d’employées potentielles ou actuelles. C’est ce qui est le plus choquant. L’abus de pouvoir.

Un hurluberlu dans un bar qui fait des avances à une inconnue se fait rabrouer beaucoup plus facilement qu’un patron, un employeur ou une célébrité. Alors, il y en a qui en profitent.

Je ne pense pas qu’on puisse régler complètement ce problème. L’homme étant ce qu’il est — même si ça n’excuse rien —, il aime chasser, parfois avec trop d’empressement. Les événements de cette semaine ont permis de parler de cette désespérante réalité, de changer certaines mentalités, peut-être d’en dissuader quelques-uns… Chose certaine, il faut continuer le combat contre les agresseurs.

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Je suis quand même un peu triste pour Éric Salvail. Si on met de côté, un instant, toutes les conneries qu’il a faites et reconnu avoir faites, c’était un boute-en-train formidable (ne voyez pas de second degré à l’expression « boute-en-train », s’il vous plaît) et un animateur hors pair. Il me manquera. Beaucoup plus que les autres, en tous cas.

J’ai apprécié sa longue lettre d’excuses — c’est d’ailleurs le seul du sinistre groupe à en avoir produit une jusqu’à maintenant. J’ignore s’il l’a réellement écrite, mais elle paraît sincère. Au moins, il s’assume au lieu de se planquer derrière le paravent du « je ne reconnais pas les faits pour l’instant et je me retire en attendant que mes avocats se penchent là-dessus ».

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Finalement, dans le torrent de commentaires et analyses qui ont déferlé (à raison) dans les médias cette semaine (et auquel je participe, j’avoue), une chose m’a marqué plus que les autres.

J’ai entendu des phrases douteuses de commentateurs qui ont dit : « Mais lààà, il ne faut pas que ça devienne une chasse aux sorcières ! » (Lire : qu’on cherche des poux là où il n’y en a pas.)

Hum... T’as peur de quoi, au juste ? Que les dénonciations déferlent ? C’est justement ça l’idée. Que l’on se mette à dénoncer des gens qui n’ont rien fait ? Possible. Mais ça devrait être le moindre de tes soucis si t’as rien à te reprocher.

La crainte qu’on « dénonce trop » est illogique. Hormis les événements de cette semaine, c’est plutôt le contraire qui se passe. Alors, une chasse aux sorcières, oui, pourquoi pas ?

Opinions

Maman me poursuit

CHRONIQUE / Quand ils se sont pointés au journal, sans préavis et tirés à quatre épingles, j’ai eu une appréhension, je l’avoue, devant l’histoire de Sophie et Denis (noms fictifs).

Encore des gens qui veulent régler leurs comptes personnels par le biais des médias, me suis-je dit. En plus, leur problème relevait du Tribunal de la jeunesse, instance délicate s’il en est et de laquelle aucun nom ne peut être cité.

Mais ils ont soulevé une réalité qui m’échappait : légalement, les grands-parents ont des droits de visite sur leurs petits-enfants.

L’article 611 du Code civil du Québec le stipule (bien que, comme toute loi, il laisse place à interprétation) : « Les père et mère ne peuvent sans motifs graves faire obstacle aux relations personnelles de l’enfant avec ses grands-parents. À défaut d’accord entre les parties, les modalités sont réglées par le tribunal. »

C’est ce qui est arrivé à Sophie et Denis.

De leur propre aveu, ils ont longtemps vécu de l’aide sociale. Aujourd’hui âgés de la fin trentaine, ils sont fiers de dire qu’ils « s’en sont sortis », qu’ils ont chacun un emploi et tentent de donner la meilleure vie possible à leurs enfants.

Mais la mère de Sophie est, disons, problématique. Elle a été hospitalisée plusieurs fois en psychiatrie. Le tribunal a reconnu qu’elle a un « trouble schizoaffectif » et qu’elle « déstabilise les enfants » du couple. Pendant des années, ils ont cependant toléré son comportement excentrique et ses visites presque quotidiennes. 

Ils se sont tannés quand grand-maman a, en plus, fait de fausses plaintes de vol à leur endroit, écrit le juge. Ils étaient épuisés et les enfants ne voulaient plus voir leur grand-mère non plus. Alors ils ont coupé les ponts. La grand-mère a répliqué avec une poursuite. Et a gagné.

Oh, pas grand-chose : une heure trente de visite supervisée aux trois semaines dans un centre parent-enfant. Mais la décision a eu l’effet d’une bombe sur le jeune couple, qui a ensuite eu la très mauvaise idée de ne pas respecter le jugement ; ils ont mis fin aux rencontres supervisées. 

(Toute personne avec une expérience du système de justice vous dira que la meilleure chose à faire pour excéder un juge est de ne pas respecter ses jugements ou ordonnances, en passant.)

Sophie et Denis se retrouvent donc à nouveau poursuivis par la mère de Sophie, mais cette fois-ci pour outrage au tribunal et avec une amende et une possible peine de prison qui leur pend au bout du nez. 

Après vérification, il serait surprenant qu’un juge les condamne à de telles sanctions dans ce contexte — c’est plutôt une remontrance qui s’applique —, n’empêche que cette éventualité existe.

Désemparés, ils sont venus me voir. Alors voilà leur histoire. Elle n’est pas terminée — ils doivent repasser en cour pour expliquer leur non-respect de l’ordonnance —, mais je leur souhaite qu’elle se termine sur une bonne note. 

En tous les cas, je leur ai recommandé de reprendre les visites supervisées aussi tôt que possible et, ensuite, de s’adresser de nouveau à un juge s’ils veulent les modifier ou les annuler. 

Sophie et Denis assurent que leurs enfants ne veulent plus voir leur grand-mère, qu’elle leur fait des menaces, que ça complique leur emploi du temps… Mais je cite le jugement dont ils m’ont donné copie : 

« Bien que les conséquences de la maladie de la grand-mère soient lourdes à supporter pour les défendeurs et qu’elles puissent, ponctuellement, être déstabilisantes pour les petits-enfants, le tribunal demeure convaincu que ces derniers retireront globalement un avantage à maintenir une relation avec leur grand-mère ».

Bref, les grands-parents ont des droits, même si ça ne fait pas l’affaire de tous.

Pascal Faucher

Bimoteur à trois

CHRONIQUE / Mes premiers souvenirs de Granby ne sont pas reliés au zoo, mais — et c’est plutôt ironique compte tenu du contexte politique actuel — à l’aéroport des Cantons-de-l’Est.

J’ai grandi ailleurs, faut-il le rappeler, et dans une ville québécoise insulaire dont le nom est aujourd’hui synonyme de corruption systémique et d’excès de piscines hors terre. 

Dans un petit avion de type Cessna que mon père avait quand j’étais jeune, il nous emmenait à l’occasion en balade céleste, source inépuisable d’inquiétude pour ma mère et de haut-le-cœur pour moi, à cause des vapeurs d’essence. Et on venait parfois à Granby. 

Ça m’est revenu en tête alors que j’ai accepté une invitation, cette semaine, pour faire un tour d’avion en partance de l’aéroport Roland-Désourdy de Bromont. Les cockpits des Cessna sont toujours aussi exigus, mais celui qui nous a transportés, alléluia, sentait bon.

Notre pilote Pierre s’est d’ailleurs fait un point d’honneur de nous indiquer que personne n’avait jamais vomi dans son bimoteur. Me voilà (presque) rassuré.

Cette fois-ci, j’ai pu m’asseoir à l’avant, ce qui m’a permis de constater que le tableau de bord constitué d’indicateurs, de tiges et de boutons pressoir semblait digne d’un Buick des années 1960. Après vérification, notre avion datait effectivement de 1965…

Pas d’inquiétude, me dit Pierre. Les avions construits dans les années 1960 et 1970 sont ceux qui nécessitent le moins d’entretien aujourd’hui. Me voilà (encore presque) rassuré.

Voyez-vous, j’ai la peur des hauteurs (ça a l’air qu’il ne faut pas dire « avoir le vertige », qui est la conséquence de la peur des hauteurs, mais peut aussi résulter d’un malaise quelconque. Comme voir son dernier relevé de carte de crédit). 

C’est pourquoi j’appréhendais notre vol, bien qu’il s’agissait d’une simple boucle Bromont-Cowansville-Bromont. En gars typique, j’ai caché ma peur en gardant mes mains moites nonchalamment posées sur mes cuisses.

On a refermé la porte (c’est donc ben mince, c’t’affaire-là !), allumé, étouffé, puis rallumé le moteur (s’il m’avait demandé d’aller tourner l’hélice en avant, je serais parti en courant), échangé avec la tour de contrôle (j’ai pensé dire : « Ici votre capitaine, le film d’aujourd’hui : Panique à 1500 pieds ! Mais je me suis retenu), et on s’est dirigé vers la piste de décollage qui, à Bromont, est la même que la piste d’atterrissage. 

En espérant que tout le monde communique bien.

Pas un mot à redire sur le décollage qui s’est fait en douceur ; la pression est beaucoup moins grande qu’avec un avion de type commercial. Mais une fois dans les airs, je me suis rappelé ce qui m’a toujours embêté avec les petits avions : ça sautille, c’t’affaire-là !

À toutes les 15 secondes environ, on fait une mini-chute à cause des vents (je présume), comme dans un manège qui descendrait d’un mètre ou deux. Disons que ça saisit. Et n’aide pas à mon inconfort.

N’empêche que c’était majestueux de contempler Cowansville du haut des airs. On dirait qu’il y a des arbres partout, les autos sont minuscules et Montréal semble à portée de main. C’est dire, même la prison a l’air accueillante ! 

De retour dans la Ville branchée, mon ami photographe Stéphane, qui nous accompagnait placidement à l’arrière, nous fait remarquer que le lac aménagé derrière l’ancienne usine Hyundai a la forme des deux Corées réunifiée, symbole d’espoir et d’hydratation.

M’hydrater, c’est d’ailleurs la première chose que j’ai faite à mon retour à l’aérogare, après un atterrissage sans faille et de chaleureux remerciements au pilote. Et oui, j’ai applaudi à l’atterrissage. Il y a de ces bonnes habitudes qu’il ne faut pas perdre. 


*Les frais de cette activité ont été défrayés par l’organisme Société Aviation connection, qui offrira en janvier des cours d’aviation à l’école secondaire Massey-Vanier.

Pascal Faucher

À loisir

« Pascal, pourquoi je ne peux plus faire de yoga avec les loisirs de la Ville ? »
Depuis le temps que j'y pense, j'ai posé la question directement au maire de Granby. Qui est très accessible, en passant. Musclé et accessible. C'est comme ça que j'aime les maires.

Pascal Faucher

Considérons

CHRONIQUE / Lu dans la publicité d'un développement domiciliaire : « Venez vous établir à Farnham, à seulement 40 minutes de Montréal ! »
Quarante minutes ? C'est à vol d'oiseau, ça ? Soit les promoteurs sont d'incorrigibles optimistes, soit ils maquillent - un peu - la réalité.

Pascal Faucher

Perdre patience

CHRONIQUE / Faire la queue n'est pas mon activité préférée. Je parle d'attendre en ligne, bien sûr.
J'appréhende particulièrement les fois où je dois attendre en ligne pour inscrire Jojoba à un loisir municipal, en l'occurrence, cette semaine, un cours de natation.