Du front tout l'tour de la tête

Dépendance affective

CHRONIQUE / J’ai toujours aimé les saunas et je trouve peu de gens avec qui partager cette passion de suer sans avoir à bouger (n’est-ce pas le meilleur des deux mondes ?). Ça remonte au temps où j’étais toujours très nerveux. Les saunas me faisaient alors un bien fou. Avec le temps, l’effet s’est amoindri, mais il n’en est pas moins agréable.

La semaine dernière, Désirée et moi avons poussé l’audace jusqu’à se rendre dans un spa nordique alors qu’il faisait 40 degrés à l’ombre. Mon cœur a palpité un peu plus que d’habitude entre les saunas et les bains froids, mais c’était une belle journée. Sauf pour le tiers des clients (je dirais une vingtaine) qui n’ont pas lâché leur téléphone cellulaire de la journée. Leur cellulaire, crisse ! Au spa !

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Récupération

CHRONIQUE / Pas peu fier de dire que je me suis mis au goût écologique du jour. Depuis un mois, je composte comme s’il n’y avait pas de lendemain. Au sens où j’utilise enfin le bac brun que la MRC de Rouville m’a aimablement fourni.

J’avais des réticences au début. La première étant : ça va arrêter à combien, la multiplication des bacs-qui-traînent-sur-le-côté-de-la-maison ? C’est que c’est pas très grand chez nous. Si ça continue, je vais manquer de côté de maison.

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Les exploratrices

CHRONIQUE / Vous avez été nombreux (aucun, en fait) à me faire remarquer que cette chronique n’est pas parue la semaine dernière. Merci. La raison est la suivante : la veille de sa rédaction, j’ai mangé des sandwichs au jambon faits en épicerie et qui n’étaient probablement pas de la première fraîcheur malgré leur date de péremption éloignée.

Quelques heures plus tard, c’était comme si j’avais Donald Trump dans le ventre : c’était malaise par-dessus malaise, avec étourdissement et difficulté à énoncer des phrases sensées.

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Merci

Avec quelques années de retard, j’en conviens, je viens de terminer le livre La femme qui fuit, d’Anaïs Barbeau-Lavalette, et j’en suis encore bouleversé.

Je l’avais acheté en cadeau à Désirée, qui l’a commencé, mais sans le terminer. Avec le recul, c’était bizarre comme cadeau… Donner à la mère de mes enfants un livre qui relate la vie d’une obscure artiste québécoise qui a abandonné ses deux enfants très tôt pour ne réapparaître que sporadiquement dans leur vie par la suite, comme un fantôme désintéressé, était-ce vraiment une bonne idée ?

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Backwash

CHRONIQUE / « Ça va-tu finir ces films de superhéros là ? Me semble que c’est interminable. »

Ainsi parlait Désirée, cette semaine. Je lui pardonne parce que c’est une fille. Elle ne comprend pas tout l’attrait que ces films ont sur nous, hommes (presque) normalement constitués (et quelques filles aussi).

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Croustilles et patate

CHRONIQUE / Quand revient le printemps, les oiseaux, le gazon, les motos trop bruyantes et les manteaux légers qu’on sort avec joie, il me revient toujours deux souvenirs : la fin de mon secondaire et, quelques années plus tard, ma virée en Grande-Bretagne.

Du secondaire, il me reste cette sensation de légèreté, d’après-midis ensoleillés à faire le renard dans le bois, de ma première blonde à tendance hippie, mais aussi de nervosité face à l’avenir, aux choix, à la pression de réussir et à la revendication du droit, des fois, d’échouer.

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Éconduire

J’ai un défaut : j’ai de la difficulté à être bête envers autrui. Si je le suis, c’est involontairement ou parce que je suis vraiment excédé, par exemple s’il manque les dernières dix minutes du film à suspense que j’ai enregistré à la télé (ce qui arrive étrangement souvent, même avec les enregistreurs numériques).

Sinon, je suis plutôt roger- bontemps. Vous me direz : c’est pas un défaut, le monde a besoin de plus de gens compatissants.

Chroniques

Lettre à mon amie Isa

CHRONIQUE / Chère Isabelle Gaboriault (ou Isa Gabo, ou juste Gabo, comme tu permets qu’on t’appelle, mais pas LA Gaboriault, c’est sexiste et méprisant et je suis bien d’accord), mon poil de jambe (moi aussi j’en ai !) s’est dressé à la lecture de ta dernière chronique sur les mères nord-américaines exténuées qui n’ont presque jamais de temps libre et se rabattent sur le vin, le vendredi soir, pour relaxer un peu.

Que les mères (ou n’importe qui, en fait) boivent du vin le vendredi soir ne me pose aucun problème, quoique personnellement je préfère l’orangeade.

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L’ours

CHRONIQUE / J’ai beau aimer l’hiver, quand il est en voie de se terminer, comme maintenant, qu’on est à cheval entre deux saisons, chacune incertaine, l’une pas pressée de s’en aller, l’autre encore trop timide pour faire sa place, j’ai de la misère à trouver mon énergie.

J’essaie de me coucher tôt, mais je m’endors tard quand même, et le matin je ne suis souvent qu’un zombie que les rires ou les cris des enfants arrivent à peine à sortir de sa torpeur.

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Cacao

CHRONIQUE / Je suis un peu triste pour notre chatte Vadorette qui est rendue second, et même troisième violon depuis que bébés Jojoba et Anastasia ont fait leur apparition. Déjà qu’elle n’était pas le félin le plus affectueux de la planète, ce titre revenant de droit à Hello Kitty, elle nous évite encore plus parce que nous nous en occupons moins.

Mais les filles deviennent de leur côté un peu plus autonomes chaque jour. (Le mot « autonome » doit être pris ici dans un sens très libéral. Pas libéral dans le sens de je-donne-plein-de-cadeaux-à-la-veille-des-élections, là. Dans le sens de large).