Les Inouk, version 2018-2019, sont bons, sont dominants et sont excitants.

Oui, ils méritent d’être encouragés

CHRONIQUE / On l’a dit, les dirigeants des Inouk étaient heureux vendredi soir en voyant quelque 1800 spectateurs assister au match Foule plein. Ils étaient heureux… et soulagés.

Soulagés parce qu’ils se demandaient sûrement comment les choses allaient virer. Après tout, la moyenne d’assistance n’avait été que de 532 spectateurs depuis le début de la saison et la dernière véritable foule d’importance remontait à… trop longtemps. Mais voilà, les Granbyens ont répondu à l’appel, ils ont démontré qu’ils avaient encore de l’intérêt pour leur équipe de hockey junior.

Vrai qu’il se donne beaucoup de billets lors de ce genre de soirées. Par contre, si les gens n’avaient aucun intérêt, ils ne se déplaceraient pas même si on les payait pour le faire. Et ils se sont déplacés.

Les Inouk trouvent que je suis parfois dur avec eux, que je cherche souvent des bibittes. Mais aujourd’hui, j’ai simplement envie de dire que j’étais content de voir autant de monde au centre sportif Léonard-Grondin l’autre soir parce que cette bande de jeunes hommes le mérite, tout simplement.

Elle le mérite parce que les Inouk, version 2018-2019, sont bons, sont dominants et sont excitants. J’ai beaucoup aimé l’équipe de la saison dernière, mais celle que l’on retrouve sur la patinoire présentement, c’est autre chose, c’est une coche ou deux en haut. Elle est solide partout.

Si vous regardez le classement, vous verrez que les Inouk ont remporté 14 de leurs 21 premiers matchs, ce qui est très bon. Mais dans les faits, ils ont plutôt remporté 17 de ces 21 premières rencontres, ce qui est encore plus impressionnant, en ajoutant les trois victoires qu’ils se sont fait retirer en raison de la présence d’un joueur inadmissible dans l’alignement.

Sans compter que le meilleur joueur de la Ligue junior AAA, William Leblanc, évolue à Granby. Et que bien des soirs, effectivement, il vaut le prix d’entrée à lui seul.

Berlin à Granby ? Non !

La présente saison des Inouk, on l’a déjà écrit, est particulièrement importante pour l’avenir de la concession. L’organisation, les autorités municipales l’ont fait savoir clairement, ne sera plus protégée par une clause d’exclusivité au centre sportif Léonard-Grondin à compter de 2019-2020. Ce qui, en clair, ouvre la porte à une autre équipe majeure qui voudrait faire son entrée à l’aréna.

Oui, il y a de l’intérêt pour la Ligue nord-américaine à Granby. Les amateurs m’en parlent régulièrement. L’homme d’affaires Christian Roy, qui opère notamment la concession alimentaire du centre sportif Léonard-Grondin et qui est copropriétaire des Maroons, était prêt à amener une équipe ici le printemps dernier en compagnie d’autres personnes. Si le timing semblait parfait il y a six mois, ça ne veut toutefois pas dire qu’il le sera encore dans six mois pour Roy et les gens autour de lui.

À l’heure où on se parle, les dirigeants de la LNAH sont pris avec un méchant problème. La venue de Berlin (New Hampshire) dans leur circuit s’est avérée un fiasco royal et la ligue a été dans l’obligation de reprendre la concession. Et en plein mois de novembre, le commissaire Jean-François Laplante tente de relocaliser l’équipe.

Je vous le dis tout de suite, Berlin ne s’en vient pas à Granby. Il n’y a même pas de discussions. Tous sont au courant de la « clause Inouk » et on me dit que les gens intéressés à amener la LNAH ici ne veulent rien savoir d’implanter une nouvelle équipe en catastrophe à Granby pour sauver la face de la ligue.

Bref, les Inouk ont la paix pour encore un bout. Mais au risque de se répéter, ils ont intérêt à mettre du monde dans l’aréna afin de démontrer que leur présence à Granby est importante, voire essentielle. Et ils ont présentement une superbe carte dans leur jeu : une magnifique équipe de hockey. À eux de jouer leurs cartes comme il faut.