Les Maroons évolueront-ils encore à Waterloo la saison prochaine ?

Qui jouera où la saison prochaine ?

CHRONIQUE / D’un côté, il y a l’excellente saison des Inouk. De l’autre, la saison décevante des Maroons. Mais au-delà des conversations sur les performances des deux équipes, une question revient très souvent dans nos arénas cet hiver : qui jouera où la saison prochaine ?

Qui jouera où ? Ou très clairement : les Maroons évolueront-ils encore à Waterloo ? Et les Inouk poursuivront-ils à Granby s’ils sont obligés de « partager » le centre sportif Léonard-Grondin avec une autre équipe majeure ? Et enfin, la Ligue nord-américaine de hockey s’établira-t-elle à Granby ?

Les Maroons, on le sait, désirent améliorer leurs conditions à l’aréna Jacques-Chagnon. Les négociations avec les autorités municipales sont difficiles, voire très difficiles. À l’heure où on se parle, c’est le jeu de l’offre et de la contre-offre. Mais ça n’avance pas et les propriétaires, Christian Roy en tête, s’impatientent.

Ce que les Maroons veulent, en gros, c’est 100 % des revenus de la concession alimentaire et du bar les soirs où ils sont en action. Présentement, ils partagent les profits avec la municipalité sur le bar (et pas le restaurant), ce qui est insuffisant à leur goût. « Dans le fond, on veut simplement les revenus que l’on génère », explique un membre de l’organisation.

Les gens des Maroons prépareraient une nouvelle offre qu’ils déposeraient à la Ville prochainement. Car en bout de ligne, ils savent que Waterloo demeure le meilleur endroit pour faire du hockey senior dans la région (et de loin) et ils veulent y rester.

Mais l’organisation garde néanmoins toutes les portes ouvertes en vue de la prochaine saison. Incluant bien sûr un déménagement ailleurs dans le coin. Et Granby, puisque les autorités municipales ont déjà affirmé que les Inouk n’auraient plus l’exclusivité en 2019-2020, est bel et bien une option.

Ex-copropriétaire des Maroons, Daniel Roy, qui a rompu les liens avec les nouveaux décideurs de l’équipe, ne détesterait pas quant à lui doter l’aréna Jacques-Chagnon d’une équipe de la Ligue senior Richelieu. Ce qui permettrait à la Ville de Waterloo de sauver la face si jamais la formation de la Ligue senior AAA décidait de lever les feutres.

Les Inouk poursuivront-ils leur aventure à Granby s’ils sont obligés de « partager » le centre sportif Léonard-Grondin avec une autre équipe majeure ?

La LNAH rêve toujours à Granby

Copropriétaire des Maroons et opérateur de la concession alimentaire au centre sportif Léonard-Grondin, Christian Roy se fait souvent parler de la Ligue nord-américaine par les amateurs qu’ils croisent. Roy, on le sait, était impliqué dans le projet d’amener une équipe à Granby le printemps dernier. Mais depuis, il a perdu son principal partenaire dans l’aventure, soit Norman Flynn, du Réseau des sports, ce qui complique les choses.

Mais les gens de la LNAH continuent à rêver à Granby. Au point où, selon des sources généralement bien informées, ils travaillent eux-mêmes à mettre sur pied un groupe d’investisseurs désireux d’amener une équipe chez nous. Faudra voir.

Le succès des Pétroliers du Nord, qui partagent l’aréna régional de la Rivière-du-Nord avec les Panthères de Saint-Jérôme de la Ligue junior AAA, donne de l’élan au circuit. Les Pétroliers attirent rarement moins de 1000 spectateurs alors que les Panthères ont gardé leurs 300 ou 400 spectateurs, les foules que l’on retrouve à peu près partout dans la LHJAAAQ.

Les foules en question sont de plus en plus celles que l’on retrouve aux matchs des Inouk, d’ailleurs. Le week-end dernier, ça a pris deux rencontres pour attirer un gros 770 spectateurs. Compte tenu de la qualité de l’équipe granbyenne cette saison, c’est totalement incompréhensible. Rarement (ou jamais) a-t-on vu aussi peu de monde aux parties de la formation junior AAA locale.

Les Granbyens, à mon avis, n’ont rien contre les Inouk. Mais peut-être ont-ils fait le tour du junior AAA, une ligue trop souvent dominée par les mêmes équipes et en manque de gros noms pour attirer les amateurs. Peut-être. Si vous avez une autre théorie pour expliquer le manque d’intérêt envers la formation, prière de m’écrire.

Et reposons la question : les Inouk accepteraient-ils de partager le centre sportif Léonard-Grondin si jamais une autre équipe majeure, que ce soit les Maroons ou une formation de la LNAH, s’y installait ? Le printemps dernier, alors que les rumeurs concernant l’arrivée de la LNAH à Granby allaient bon train, le président Marco Bernard avait clamé « qu’aucune équipe de hockey majeur ne va s’installer au centre sportif Léonard-Grondin tant que nous y serons ». Ça, par contre, c’était avant que les autorités municipales affirment que la formation allait perdre son exclusivité au terme de la présente saison.

Car pour le reste, Bernard semble avoir encore du plaisir avec les Inouk malgré des chiffres d’assistance décevants. À moins qu’on impose à l’équipe un « coloc » la saison prochaine, les Inouk seront de retour.

Qui jouera où la saison prochaine ? La question se pose. Et je n’ai pas de boule de cristal pour trouver la réponse. Chose certaine, les possibilités sont nombreuses. Et on n’a clairement pas fini d’en jaser.