Michel Tassé
La Voix de l'Est
Michel Tassé
Le gros bon sens du premier ministre a finalement primé.
Le gros bon sens du premier ministre a finalement primé.

Merci, M. Legault!

Vingt-quatre heures. Il n’a fallu que 24 heures au premier ministre Legault afin de ramener à l’ordre son ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, qui avait provoqué la plus importante levée de boucliers depuis le début de la pandémie au Québec en annonçant que le sport scolaire ne pouvait revivre, au mieux, avant le début d’octobre.

Des pétitions, des manifestations, des jeunes et des parents outrés par milliers sur les réseaux sociaux… Le pauvre ministre Roberge a dû mal dormir. Tous ont dénoncé son incohérence. Mais en fait, ce n’était pas de l’incohérence. C’était bien pire. C’était carrément une épouvantable absence de gros bon sens.

Je suis journaliste de sport, je ne suis pas analyste politique. Mais je suis la politique juste assez pour savoir que la ministre McCann a perdu son poste à la Santé pour moins que ça.

Jeudi soir, je tentais d’expliquer à mon garçon pourquoi il n’allait pas pouvoir jouer au football avant un bout alors que sa sœur, elle, a passé l’été sur les terrains de soccer. Plus mal pris encore que moi, mon voisin, lui, tentait d’expliquer à son fils, qui défend les couleurs de son école au hockey, pourquoi il n’allait pas pouvoir pratiquer son sport pendant que son frère, inscrit au hockey civil, se préparait avec enthousiasme pour sa saison.

De nombreux parents m’ont écrit pour se plaindre ou simplement se confier. Et ils avaient tous des exemples intéressants de bulles pétées et d’arguments qui défaisaient un à un ceux du ministre Roberge.

Bref, le Québec en entier, ou presque, ne pouvait pas être dans le champ à ce point!

Or donc, merci M. Legault. Merci de continuer à veiller sur les Québécois, parfois malgré eux il faut le dire, et merci de conserver votre gros bon sens. Il y a de milliers de jeunes sportifs qui vous en sont reconnaissants.