Dave Gauthier est félicité par Denis Lamontagne après avoir frappé un circuit. Des moments heureux comme celui-là, il y a en eu plein cette saison au stade Napoléon-Fontaine.

Le grand pas en avant des Guerriers

CHRONIQUE / Je ne me souviens pas d’être allé au stade Napoléon-Fontaine aussi tard en saison. Couvrir des matchs des Guerriers au mois de septembre avait quelque chose… d’inhabituel.

Oui, les Guerriers ont connu une belle saison. Une très belle saison à part ça. Si vous aimez le baseball et que vous êtes un régulier du stade de la rue Maisonneuve, vous avez assurément passé de bons moments.

Aussitôt qu’il a été nommé gérant des Guerriers, en janvier dernier, Denis Lamontagne a affirmé qu’il avait confiance en ses joueurs et que la saison à venir était prometteuse. Il a essentiellement répété les mêmes choses au camp d’entraînement, tout en précisant que sa troupe allait connaître ses meilleurs moments en 2020 et 2021. On n’avait jamais senti autant d’enthousiasme en 10 ans dans l’organisation, mais puisque l’équipe nous avait déçus tellement de fois, il était préférable d’attendre avant de s’exciter.

Puis, les Guerriers ont connu le meilleur début de saison de leur histoire. Et ils n’ont jamais dérougi, eux qui ont mérité le droit de représenter le Québec au championnat canadien. Et ça a pris un match éliminatoire pour couronner les Diamants de Québec à titre de meilleure équipe du calendrier régulier, devant les Granbyens.

En séries, les Guerriers ont profité de la formule très particulière de la Ligue de baseball junior élite du Québec pour se faufiler jusqu’en demi-finale. Ils n’ont rien volé à personne puisque la formule était la même pour tout le monde. Mais dans une traditionnelle série au meilleur de sept matchs, ils n’avaient pas ce qu’il fallait pour vaincre les expérimentés et talentueux Orioles de Montréal qui, eux, n’avaient perdu aucun joueur au profit des collèges américains.

Clairement, les Guerriers, menés d’une main de maître par Denis Lamontagne, le meilleur homme de baseball qu’il y ait jamais eu dans l’organisation, ont fait un grand pas en avant cette saison. Soudainement, l’équipe fait partie des puissances de la LBJÉQ et tous les espoirs sont permis en vue des prochaines campagnes. Non, plus personne ne rit de Granby. Et entre vous et moi, il était plus que temps !

Les Guerriers, comme équipe et comme organisation, sont sur la pente ascendante depuis quelques années. Il y a eu de beaux succès, comme le match face aux Cubains il y a deux ans, et le match Foule plein cette saison, qui ont contribué à augmenter pour la peine leur crédibilité dans la communauté. L’embauche de Lamontagne comme gérant a aussi constitué un geste qui a fait en sorte qu’on s’est mis à prendre l’organisation davantage au sérieux ici à Granby comme dans le petit monde du baseball.

Pour tout vous dire, j’en aurais pris encore un peu cette saison. Et j’ai hâte à la prochaine. Mais la prochaine campagne va apporter une grande nouveauté : pour la première fois de leur histoire, les Guerriers auront de la pression et les attentes seront élevées. On n’a encore jamais vu ça à Granby.

Il sera très intéressant de voir comment les joueurs de Denis Lamontagne réagiront dans ce contexte.

Adam Dyczka

Le défi de Dyczka

Adam Dyczka a bien fait les choses à son premier combat en boxe professionnelle. Peut-être que son adversaire n’était pas d’une qualité exceptionnelle, mais Dyczka ne pouvait faire mieux, on s’entend, que d’expédier Michal Lukacik au tapis en 50 secondes.

En se lançant dans un nouveau sport, Dyczka accepte de recommencer à zéro, ou presque. Le défi est de taille, compte tenu qu’il était presque arrivé au sommet de l’échelle canadienne, je dis bien presque, en arts martiaux mixtes.

Mais à la lueur des commentaires que j’ai entendus au centre Pierre-Charbonneau l’autre soir, j’ai constaté une chose. Les transfuges des arts martiaux mixtes, même quand on parle d’athlètes de talent, ne sont pas pris au sérieux à leur arrivée en boxe. Au cours des prochains mois, et peut-être même des prochaines années, Dyczka devra relever, entre autres choses, le défi de la crédibilité.