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Michel Tassé
La Voix de l'Est
Michel Tassé
Bien avant la pandémie, ils n'étaient plus nombreux à assister aux matchs des Inouk.
Bien avant la pandémie, ils n'étaient plus nombreux à assister aux matchs des Inouk.

La longue, longue pente à remonter des Inouk

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CHRONIQUE / Ainsi donc, les Inouk sont enfin vendus. Le nom des trois actionnaires se retrouvent dans le Registre des entreprises du Québec et les gouverneurs de la Ligue de hockey junior AAA ont approuvé la transaction. Bref, tout est officiel. Après tous les revirements de situation survenus depuis l’an dernier dans ce dossier, c’est quasiment dur à croire.

Mais voilà, ce n’est qu’une étape, qu’une toute petite étape, vers le retour à quelque chose de véritablement positif pour l’équipe junior de Granby. Car la pente sera longue, très longue à remonter. N’ayons pas peur des mots, les Inouk sont maganés.

Il y aura bientôt sept ans, les Inouk remplissaient le Centre sportif Léonard-Grondin à ras le bord lors du septième et ultime match de la finale de la LHJAAAQ face aux Cougars du Collège Champlain de Sherbrooke. Mais depuis le grand triomphe, les foules ont lentement diminué jusqu’à ce que les assistances deviennent risibles, la saison dernière, avant que la pandémie ne frappe.

On ne reviendra pas sur les raisons pourquoi les Granbyens se sont désintéressés du club. On va plutôt regarder en avant.

Les Inouk ont beaucoup de travail devant eux. Ils doivent chasser la perception grandement négative qu’on les Granbyens à leur égard depuis déjà un bon moment. Ils devront aller raccrocher leurs partisans un à un et ça, ça ne se fera pas du jour au lendemain. La patience sera de mise.

En fin de semaine, les actionnaires Matthews et Robert ont mentionné qu’ils voulaient accroître la présence de l’équipe dans la communauté. C’est bien. Mais c’est le discours, un peu usé, de tous les nouveaux propriétaires dans le monde du sport. Comme on dit, il va falloir que les bottines suivent les babines.

Les Inouk devront aussi assumer le fait qu’ils ne sont plus le club de hockey no. 1 à Granby. Le titre appartient maintenant aux Bisons. Ils devront l’assumer et ils devront se faire amis avec l'équipe senior et surtout ne pas tenter d’entrer en compétition avec elle. Car s’ils devaient commettre cette erreur, ça risquerait d’être leur mort.

Sur la glace, les Inouk ont rarement eu de mauvais clubs. Le directeur général David Crowdis est un bon homme de hockey et j’ai confiance en Alex Bourret derrière le banc.

Le problème des Inouk au cours des dernières années, à l’exception de la saison 2019-2020, n’a jamais été sur la glace. C’est tout ce qu’il y avait «autour» qui accrochait.

La pente sera difficile à remonter, mais il n’y a rien d’impossible. À ce sujet, j’aime donner l’exemple des Alouettes, qui n’intéressaient plus personne avant la saison 2019, la dernière avant la pandémie. Mais quelques bonnes décisions, à commencer par l’arrivée de Khari Jones comme entraîneur en chef, ont fait en sorte que l’équipe a regagné la faveur des partisans. Et au moment où la COVID s’est invitée, les Oiseaux, après une bonne campagne et avec l’arrivée de nouveaux propriétaires, de Danny Maciocia comme directeur général et la signature à long terme du quart Vernon Adams, avaient véritablement le vent dans les voiles.

Les Inouk ont réglé un gros dossier en fin de semaine. Rémi Robert, à titre d’actionnaire «local», en aura beaucoup, sinon énormément, sur les épaules. On lui souhaite bonne chance. Mais l’homme de Marieville a toujours semblé être animé de bonnes intentions.

La LHJAAAQ tient aux Inouk, ce qui est un autre bon point. Normal, quand on y pense, puisque Granby a longtemps été l’endroit où il y avait le plus de monde à travers le circuit et que Granby est clairement le centre médiatique de la ligue.

Les Inouk ont une nouvelle chance qui s’offre à eux. À eux d’en profiter. La balle est dans le camp du nouveau groupe de propriétaires, qu'on va surveiller de près.