Les Inouk, version 2017-2018, méritent qu’on y jette un coup d’œil.

La force tranquille de la LHJAAAQ

J’ai eu l’idée du thème de cette chronique et de son titre à la suite de la victoire des Inouk face aux Braves de Valleyfield, vendredi soir. Mais j’ai oublié le projet lorsque les Granbyens ont subi une défaite « plate » contre le Titan de Princeville, une des pires équipes de la Ligue de hockey junior AAA, dimanche après-midi.

Mais voilà, j’y reviens. Parce qu’on sait tous qu’il n’y a rien de bien inquiétant dans cette défaite qui, après analyse, a toutes les allures d’un bête accident de parcours. Les Inouk venaient d’en gagner six de suite, ils avaient battu quelques bonnes équipes à travers et, contre un club ordinaire, loin de leurs partisans, ils l’ont échappé.

En entrevue avec mon collègue Jonathan Gagnon, Patrice Bosch a poivré ses joueurs, il a déploré le manque d’effort. C’était de bonne guerre. C’est clair que l’entraîneur, qui sait ce que son équipe peut lui donner et qui est en droit d’exiger le plein effort, n’allait pas banaliser la défaite en parlant d’un simple accident de parcours.

Mais c’est ce que ça a été et ça n’enlève rien à la présente édition des Inouk, qui est celle qui m’inspire le plus depuis celle qui a remporté la Coupe Napa au printemps 2014.

Les Inouk, édition 2017-2018, c’est ni plus ni moins la force tranquille de la Ligue de hockey junior AAA du Québec. Ils ne marquent pas des buts à la pelle comme les Cobras de Terrebonne, ils n’ont pas la réputation du Collège Français de Longueuil, ce n’est pas l’équipe la plus spectaculaire non plus, mais ils ne perdent pas souvent. Et face aux Cobras et au Collège Français, les deux meilleurs clubs du circuit, ils sont un en deux et trois en quatre, ce qui démontre qu’ils ne sont complexés devant personne.

Le point fort des Inouk est clairement à la ligne bleue. Leurs gardiens n’accordent pas beaucoup de buts (108 après 39 matchs), mais les chances de marquer de l’adversaire, grâce au système de jeu implanté par Bosch, sont souvent réduites au minimum. Les Baillargeon, Gabriel Chicoine et Dupont, qui composent le « Big Three » de l’équipe, effectuent un sapré travail, bien appuyés qu’ils sont par les Cyrenne-Blanchard, Nadeau et Châteauneuf. Et devant le filet, tout porte à croire que Marc-Antoine Dufour fera le travail.

En attaque, bien que cinq équipes de la LHJAAAQ aient marqué plus de buts qu’eux, les Inouk ne sont pas mal pris avec les Borduas, Demuy, Leblanc et Vachon. Le nouveau venu Anthony Wojcik aura aussi son mot à dire, surtout en séries éliminatoires.

Bref, les Inouk ont une belle équipe et, je le répète, ils m’inspirent. Ont-ils ce qu’il faut pour se rendre jusqu’au bout ? Possible. À ce sujet, les prochaines séries de la LHJAAAQ s’annoncent fort intéressantes en raison du nombre impressionnant d’équipes qui peuvent ne serait-ce que rêver de lever la coupe.

Reste maintenant aux partisans à se lever et à sortir de chez eux. Ils n’étaient même pas 600 contre les Braves l’autre soir. Car leur équipe mérite qu’on y jette un coup d’œil.