Le 20 juin, à huis clos, l’Autodrome accueillait le premier événement sportif au Québec après le déconfinement.
Le 20 juin, à huis clos, l’Autodrome accueillait le premier événement sportif au Québec après le déconfinement.

Chapeau, gens de l’Autodrome

Michel Tassé
Michel Tassé
La Voix de l'Est
CHRONIQUE / La saison de stock-car sur terre battue a pris fin vendredi soir à l’Autodrome Granby. On vous l’a dit, le promoteur Dominic Lussier avait l’air… soulagé.

Oui, Lussier et les membres de son équipe ont eu un très gros été. Faire des courses dans les circonstances actuelles, c’est pas évident. Comme dirait l’autre, faut vouloir!

Mais justement, Lussier et sa gang voulaient fort. Pour garder l’intérêt, celui des amateurs comme celui des pilotes, pour le sport. Et certainement pas pour faire de l’argent!

J’aime le stock-car, vous le savez, et j’ai envie de lever mon chapeau aux gens de l’Autodrome. Parce qu’ils ont été prévoyants, pour ne pas dire clairvoyants, ils ont été capables de présenter des courses aussitôt qu’ils ont eu le OK de la santé publique. À huis clos d’abord et devant 250 spectateurs à chaque fois par la suite.

En plein confinement, alors que personne ne croyait qu’il y aurait des courses en 2020, Lussier et son adjoint Charles-Olivier Lampron étaient sur le téléphone et ils travaillaient comme si la saison allait commencer en mai, comme d’habitude. Pendant ce temps, Jean-François Tessier travaillait sur la piste, aussi comme si la saison allait commencer dans les temps habituels.

Et le 20 juin, l’Autodrome accueillait le tout premier événement sportif au Québec après le déconfinement. Les autres, eux, n’étaient pas prêts.

Et il y a eu le reste de l’été. Faire en sorte que les amateurs, à défaut de pouvoir assister aux courses, aient de quoi à se mettre sous la dent, voir à ce que les mesures sanitaires soient respectées, s’assurer de la présence d’un nombre intéressants de pilotes même si on leur demandait de faire des compromis au niveau financier… Bref, les défis étaient nombreux.

Et lorsque le gouvernement a permis à 250 personnes, seulement 250, d’assister aux courses, les gens de l’Autodrome ont dû mettre sur pied un système de vente de billets qui n’allait pas trop frustrer les amateurs.

La saison qui vient de finir a véritablement été celle de tous les défis pour Dominic Lussier et les membres de son équipe. Une saison à la fois frustrante, satisfaisante, épuisante, valorisante… et quoi encore!

Oui, chapeau à eux. Ils méritent maintenant de se reposer un peu. Et on leur souhaite (on se le souhaite tellement aussi!) une saison 2021 aussi normale que possible…