Les Incroyables du football juvénile, c’est l’histoire d’une belle gang d’ados qui se sont mis dans la tête de repousser leurs limites.

Ces Incroyables qui font du bien

Le sport a le don de nous donner de bonnes et de belles histoires. Vous savez, ce genre d’histoires qui font du bien par une sombre et pluvieuse journée d’automne ou au cours de laquelle le Québec est secoué par un autre scandale.

L’épopée des Incroyables du football juvénile de J.-H.-Leclerc est une de ces belles histoires.

Non, je n’ai pas assisté au match de finale de la Ligue de la Montérégie qui opposait les Incroyables au Drakkar de la polyvalente Hyacinthe-Delorme à Saint-Hyacinthe vendredi soir. Au moment où j’écris cette chronique, les Granbyens sont sur le terrain. Contre une équipe une nouvelle fois plus forte en théorie, peut-être qu’ils se sont fait planter. Peut-être. Mais voyez-vous, ça n’a aucune importance.

Ça n’a aucune importance parce que les Incroyables ont déjà fait ce qu’ils avaient à faire en séries éliminatoires. Ils ont réussi le tour de force de venir à bout de deux équipes supérieures à eux (du moins quand on regarde la fiche en saison régulière), les deux fois sur la route en plus. La victoire de 30-29 remportée in extremis à Sorel-Tracy, face à une formation qui n’avait pas perdu une seule fois au cours du calendrier régulier, tenait rien de moins, je le répète, du miracle.

Les Incroyables partent de loin. Les lendemains de Bol d’Or, on le sait, ont été pénibles à J.-H.-Leclerc. Le départ de Jean Jr Petit, qui avait tant fait pour le programme, a fait mal et les victoires se sont faites très rares en 2015 et en 2016. Les entraîneurs n’appelaient même plus à La Voix de l’Est le lundi matin afin de donner le résultat du match de la fin de semaine…

Puis, le printemps dernier, Iannick Beauchamp s’est installé au poste d’entraîneur en chef. Il est débarqué avec un enthousiasme à la limite un peu naïf. La première fois que je lui ai parlé, il n’avait que de belles choses à raconter au sujet de l’équipe qui venait de connaître une saison d’une seule victoire. Et il refusait de dire quoi que ce soit de « négatif » parce qu’il voulait que les jeunes commencent à croire en eux.

La stratégie de Beauchamp a porté ses fruits et les Incroyables, au fil des semaines du calendrier régulier, ont commencé à croire qu’ils étaient capables d’avoir du succès. Tout de même, ce n’est pas avec leur fiche de trois victoires et quatre défaites qu’ils allaient nous convaincre qu’ils allaient faire un bon bout de chemin en séries. Et pourtant…

Même leurs plus farouches partisans n’étaient pas vendus. Je pourrais vous parler d’une dame très proche de l’équipe qui, bien qu’elle soit très croyante, est renversée par ce que les Incroyables ont accompli au cours des dernières semaines. Mais elle se reconnaîtra !

Je vous l’avoue, je m’y connais moins en football qu’en hockey ou en course automobile. Mais je sais reconnaître un athlète ou un groupe d’athlètes passionnés qui sont animés par un fort désir de se dépasser.

Les Incroyables, c’est l’histoire d’une belle gang d’ados qui se sont mis dans la tête de repousser leurs limites. Et c’est inspirant, des gens qui repoussent leurs limites. Encore plus, on dirait, quand ils sont jeunes. Car c’est beau, la jeunesse. 

Et qu’importe, je le répète, comment ça s’est passé à Saint-Hyacinthe vendredi soir...

Plusieurs parents de joueurs ont fait le voyage en autobus à Saint-Hyacinthe vendredi soir pour encourager leurs favoris en finale de la Ligue de la Montérégie.