Michel Tassé
La tradition se poursuit

La Voix de l'Est a 85 ans

La tradition se poursuit

CHRONIQUE / C’était le 29 mai 1995. Ce jour-là, ma vie a changé. Ce jour-là, j’ai joint les rangs d’une institution.

J’étais fier, tellement fier. J’avais beau venir de Longueuil, je savais que La Voix de l’Est prenait énormément de place dans son milieu. Et en faisant mon entrée dans un quotidien, je réalisais rien de moins qu’un rêve.

Michel Tassé
Soudainement, tous les espoirs sont permis

Sports

Soudainement, tous les espoirs sont permis

CHRONIQUE / Fin avril, j’avais écrit une chronique qui avait fait jaser. Ça s’appelait « Le sportif a le moral à terre ». Ça vous rappelle quelque chose ?

Dans cette petite chronique rédigée d’un trait qui ne dépassait pas 350 mots, je vous exprimais mes états d’âme face à la situation dans laquelle on se retrouvait à ce moment-là. Une situation qui n’augurait rien de bon en vue de l’été autant pour les sportifs de salon, ceux qui aiment assister à des événements, que pour les vrais sportifs, ceux qui font le sport.

Michel Tassé
Inouk: de l’action en coulisse

Sports

Inouk: de l’action en coulisse

CHRONIQUE / La nouvelle publiée dans La Voix de l’Est à l’effet que le seul groupe de Granby qui avait eu des pourparlers sérieux avec Marco Bernard pour acheter les Inouk s’était retiré du dossier a fait en sorte que de nombreux partisans de l’équipe ont le moral dans les talons depuis.

Mais voilà, il ne faut pas. Parce que depuis l’annonce de la nouvelle en question, il y a eu beaucoup d’action en coulisse. Il y a encore de l’intérêt pour les Inouk et deux autres groupes, désireux de garder l’équipe à Granby, sont en train d’évaluer la possibilité de déposer une offre pour l’achat du club.

Un des deux groupes vient de Montréal et est dirigé par un ancien entraîneur de la LHJMQ, qui a même déjà fait un court séjour à Granby. Mais l’homme, qui a gardé de bons souvenirs de son passage dans la région, assure que l’équipe conservera pignon sur rue au Centre sportif Léonard-Grondin si lui et ses partenaires devaient s’en porter acquéreur.

L’autre groupe, composé entièrement de gens de la région, évalue ses options. Mais il croit fermement en l’avenir du hockey junior AAA à Granby.

Les deux groupes ont toutefois la même réserve face au montant exigé par le copropriétaire Marco Bernard : autour de 75 000 $. Alors que tout le monde sait qu’une équipe d’expansion vaut 50 000 $ dans la LHJAAAQ et que les Inouk, on va se l’avouer, ont perdu beaucoup de leur lustre au cours des dernières années.

Ils ont perdu du lustre et passablement d’argent aussi. Les assistances sont en chute libre au Centre sportif Léonard-Grondin depuis un moment et n’importe quel homme d’affaires un tant soit peu averti sait que redresser la barque et ramener les partisans à l’aréna ne se fera pas du jour au lendemain.

Autre point intéressant : les deux groupes sont conscients qu’il y a une équipe de hockey senior qui prend beaucoup de place à Granby et ils aimeraient s’en faire une alliée plutôt que lui faire compétition.

Vendre ou ne pas vendre ?

Mais de toutes les questions qu’on peut se poser au sujet des Inouk présentement, la suivante est la plus importante : Marco Bernard veut-il vraiment vendre? Le copropriétaire de l’équipe affirme qu’il n’a jamais mis de pancarte «À vendre» devant la porte du vestiaire, qu’il écoute simplement les propositions. Reste qu’il fait de l’écoute très, très active!

Bernard espère vendre, mais il a un prix en tête et il veut l’obtenir, au risque de rester pris avec son équipe… et de perdre encore de l’argent. Le pari est osé.

Et pendant ce temps, ils sont nombreux à se demander où s’en vont les Inouk. Trois joueurs m’ont récemment écrit afin de me demander s’il y aura du hockey junior à Granby la saison prochaine et quelques autres se cherchent ouvertement une équipe parce qu'ils sont trop inquiets devant la situation actuelle. Ne soyez d’ailleurs pas étonnés de voir des formations du collégial annoncer la signature de joueurs des Inouk prochainement.

Et c’est dans ce contexte de grande incertitude que les hommes de hockey de l’organisation préparent le prochain repêchage. Je n’aimerais pas être à leur place.

Le pire, c’est que c’est le deuxième printemps de suite que les Inouk se retrouvent dans une telle situation. Une situation qui écoeure les partisans, les commanditaires et qui risque de faire en sorte que le prochain camp d’entraînement, en admettant qu’il débute bel et bien en août, sera une nouvelle fois préparé en catastrophe. Un camp préparé à la dernière minute qui a fait en sorte, en 2019, que l’équipe a «échappé» des joueurs importants au passage.

Marco Bernard doit agir. Plusieurs, on le sait, réclament son départ. Mais qu’il vende ou qu’il ne vende pas, il doit agir et statuer sur l’avenir des Inouk. Pour le bien de l’organisation qu’il a bâtie et qu’il tient à bout de bras depuis 15 ans.

Michel Tassé
Mais où s’en va Marco?

Sports

Mais où s’en va Marco?

CHRONIQUE / Marco Bernard fait partie du paysage sportif granbyen depuis longtemps. Il fait partie des meubles, comme on dit. Au point où quand ils parlent de lui, les gens parlent simplement de «Marco» plus souvent qu’autrement.

Alors, Marco a lâché une véritable bombe à mon collègue Jonathan Gagnon, en fin de semaine, lorsqu’il a affirmé qu’il négociait présentement la vente des Inouk avec un groupe de l’extérieur de la région. En même temps, celui qui est l’image de l’équipe depuis ses débuts, en 2005, a mentionné qu’il souhaite que la concession reste à Granby… bien que ce ne soit pas une condition sine qua non dans le processus de vente.

Bernard a parlé de la crise actuelle qui touche tout le monde, notamment les propriétaires des Inouk. Et de l’incertitude qui l’accompagne. Et du fait que la vente de l’équipe permettra à ses partenaires et à lui de souffler un peu lorsque la vie reprendra un tant soit peu son cours normal. Car il y aura plein d’autres choses à voir et à gérer.

Que Bernard et ses partenaires (les gens de sa famille, de sa belle-famille et quelques personnes de l’extérieur) soient inquiets en pensant à l’après-coronavirus et qu’ils veuillent s’y préparer dès maintenant, je comprends très bien. La famille Bernard brasse des affaires à Granby et Les Productions Extrêmes, leur entreprise, fait évidemment partie de celles qui sont touchées par la crise. À un moment donné, il est tout à fait normal que le gagne-pain passe avant le passe-temps…

Les Bernard tiennent aussi les Inouk à bout de bras depuis 15 ans. Certains diront qu’ils ont fait leur part; d’autres, qu’ils ont plutôt fait leur temps. Si on a noté un désintéressement de la part des partisans de l’équipe au cours des dernières saisons, désintéressement relié directement à la façon dont était gérée la concession selon plusieurs, on ne pourra jamais reprocher aux Bernard de ne pas avoir toujours mis une bonne équipe sur la patinoire.

En 15 ans, les Inouk ont joué pour une moyenne inférieure à ,500 à peine trois fois, dont en 2019-2020. Et au cours des huit saisons précédant celle qui n’a pu être terminée en raison de la pandémie, l’équipe a atteint le carré d’as en séries pas moins de six fois. Et il y a eu la coupe en 2014.

On dira ce qu’on voudra, c’est impressionnant.

Déménager l’équipe? Vraiment?

Mais voilà, il y a quelque chose qui me chicote dans les informations fournies par Marco Bernard à Jonathan Gagnon. Je vous le donne en mille : je suis très surpris que Marco soit en train de négocier la vente de l’équipe à un groupe de l’extérieur.

En ces temps très incertains, où ils sont nombreux à ne pas savoir s’ils auront encore un emploi ou s’ils seront encore en affaires dans quelques mois, je m’étonne que quelqu’un veuille se payer une équipe junior et la déménager avec tous les frais que ça occasionne. Sans savoir, en plus, s’il y aura seulement du hockey la saison prochaine.

Non, je n’oserais jamais dire que l’homme nous raconte des histoires. Mais la possibilité de voir l’équipe être vendue et être déménagée en cette période trouble me surprend grandement.

Reste que Bernard est un homme intelligent, voire un fin négociateur. Ses dernières déclarations inciteront-elles des gens d’ici à se lever afin de garder les Inouk à Granby? Pas impossible. Ou faire en sorte que ceux qui ont déjà eu de l’intérêt en ville reviennent à la charge? Pas impossible non plus.

À LIRE AUSSI: Avenir des Inouk: des options dans la région, confirme le conseiller Giard

Les Inouk ont déjà été beaucoup plus populaires, on s’entend. Et il y a les Bisons qui prennent de la place, qui leur font beaucoup d’ombre. Mais reste que personne à Granby ne souhaite leur départ. Pas même Christian Roy, ex-actionnaire de l’équipe et propriétaire des Bisons, qui opère aussi la concession alimentaire du Centre sportif Léonard-Grondin et dont le chiffre d’affaires serait affecté pour la peine si la formation junior AAA s’envolait vers d’autres cieux.

Faudrait d’ailleurs voir ce que Roy pense de tout ça...

Michel Tassé
Le sportif a le moral à terre

Sports

Le sportif a le moral à terre

CHRONIQUE / Il est 14h et le premier ministre Legault vient de conclure sa conférence de presse quotidienne, celle-là portant sur la réouverture GRA-DU-ELLE (pour reprendre sa façon de le dire) du secteur économique. Et mon moral est bas, sinon à terre.

J’ai plusieurs connaissances qui avaient des attentes par rapport à la conférence de presse du jour. Des propriétaires d’entreprises liées au monde du sport comme des gymnases, des centres de hockey balle, des trucs du genres. Et il n’y avait rien pour eux.

Et le PM, comme le bon docteur Arruda, insiste plus que jamais sur la distanciation sociale, qui semble être là pour longtemps. Sérieusement, comment pensez-vous qu’on pourra jouer au baseball et au soccer cet été en respectant une distance de deux mètres entre les athlètes? Impossible, le directeur général de Baseball Québec l’a d’ailleurs dit clairement.

Dans quelques jours, ce sera le mois de mai, le moment où la saison des sports d’été commence habituellement. Mais il n’y a rien qui va commencer. Ni en mai, ni probablement en juin ou en juillet.

L’été s’annonce plus que tranquille.

Je pense aux sports que je couvre, mais je pense aussi aux enfants. Égoïstement, à mes enfants. À Anaïs qui ne jouera probablement pas au soccer, à Éliott qui n’aura probablement pas sa saison de karting et à Bastien qui n’aura probablement pas la chance de faire ses premiers pas au hockey balle, lui qui en rêve tellement.

Et je pense à ma femme et à moi, à qui le crime de virus va voler des moments précieux à encourager nos petits sur les lignes de côté.

Le pire, c’est qu’il n’y a aucune garantie non plus quand on regarde plus loin. Est-ce qu’on va jouer au hockey l’automne prochain? Disons que je ne gagerais pas ma maison là-dessus.

Non, je ne suis pas dans une bonne journée. Je suis désolé. Le sportif n’est pas d’humeur. Je n’en veux absolument à personne, sinon à ce maudit, maudit virus qui est venu chambouler nos vies.

Ça va feeler mieux demain, j’imagine…

Michel Tassé
Voir sa vie défiler grâce au sport

Sports

Voir sa vie défiler grâce au sport

CHRONIQUE / À défaut de matchs en direct, la télé sportive nous propose ces temps-ci plein de rendez-vous avec le passé. Cette semaine, RDS nous a ramenés dans les moments les plus intenses de la rivalité Canadien-Nordiques et TVA Sports nous a fait revivre la dernière finale de la Coupe Stanley à laquelle les Glorieux ont participé.

Pour moi, regarder un vieil événement de sport a le même effet qu’écouter un vieux succès à la radio. Ça me ramène en arrière, à où est-ce que j’en étais dans ma vie. Je suis un nostalgique et j’aime me retremper dans les émotions que j’ai vécues dans le temps. C’est probablement pourquoi, dans l’auto, je suis branché sur une station numérique qui diffuse exclusivement des hits des 80, les années de mon adolescence et celles de ma vie de jeune adulte.

Michel Tassé
Le monde du sport n’y comprend plus rien

Sports

Le monde du sport n’y comprend plus rien

CHRONIQUE / Je revenais de l’épicerie lorsque j’ai entendu la nouvelle à la radio : le gouvernement Legault demande à ce que tous les événements culturels et sportifs soient annulés jusqu’au 31 août. 

Ouch!

Ça, c’était vers 16h. Mais les heures qui ont suivi ont donné lieu à du solide n’importe quoi. Du genre: les petites ligues de baseball et de soccer, entre autres, sont exemptées. Ou les équipes professionnelles comme les Alouettes, l’Impact et le Canadien ne sont pas touchées non plus, pour autant qu’ils évoluent devant des gradins vides. Et pour finir: les événements réunissant moins de 250 personnes pourraient finalement avoir lieu.

Sur l’heure du souper, à la maison, ça n’arrêtait pas. Il n’y avait pas assez d’appareils pour parler à tout le monde. J’appelais des organisateurs et des athlètes et des entraîneurs m’appelaient et on se posait tous la même question: qu’est-ce que tu comprends de tout ça? Et personne n’avait de réponse.

Le gouvernement Legault doit préciser sa position au cours des prochaines heures ou en début de semaine. C’est à espérer parce que, pour l’heure, on n’y comprend rien!

Bien sûr, tout le monde, absolument tout le monde, est affecté par la crise de la COVID-19. Mais le milieu sportif, on s’entend, en mange une maudite. Il ne se passe plus rien et les lendemains s’annoncent difficiles, sinon très difficiles. En fait, il n’est même pas garanti que toutes les équipes et tous les événements vont survivre à la crise.

Oui, le monde du sport est magané. Les gens s’accrochent au moindre espoir. Mais là, on joue avec eux. Et ils méritent mieux. 

S’il n’y a pas de sport cet été, tous vont comprendre. La santé d’une population, on le répète, doit passer avant la tenue d’un match de baseball ou de football. Mais il faudrait que les choses soient claires. Au fond, c’est tout ce que les sportifs demandent.

Michel Tassé
Alouettes vs Blue Bombers... dans ma rue

Sports

Alouettes vs Blue Bombers... dans ma rue

CHRONIQUE / Les matchs ne sont pas couverts par les médias. Pourtant, il y a du football à Granby à tous les jours, ou presque. Dans ma rue, les Alouettes sont en action, plus souvent qu’autrement face aux Blue Bombers de Winnipeg.

Mais voilà, vue la situation actuelle, les formations sont réduites au minimum : d’un côté, Éliott, 10 ans, et Bastien, 6 ans; de l’autre, papa Michel, 52 ans.

Généralement, le match est présenté en début d’après-midi, vers 13h. On vient de dîner, on est en forme et ça me permet de prendre un p’tit break dans ma journée.

Éliott et Bastien jouent pour les Alouettes, leur équipe préférée. Moi, je joue pour les Bombers… parce qu’ils ont décidé que je jouais pour les Bombers. Je pense que c’est parce qu’Éliott aime leurs couleurs, mais je ne suis pas sûr. Parfois, je me transforme en joueur des Tiger-Cats d’Hamilton… parce que j’aime leurs couleurs.

Nos matchs m’ont permis de découvrir que j’étais un bon botteur. En tout cas, le ballon va loin quand je le kick. Ça fait courir les p’tits, c’est bon pour eux. Et je dois l’avouer, ça me fait un p’tit buzz à chaque fois de penser qu’avec un peu d’entraînement, je pourrais peut-être même botter chez les pros!

Mais nos matchs ont aussi permis à mes gars de découvrir plein de choses à mon sujet. Comme… que je suis capable de courir. Au souper, l’autre jour, Bastien a dit : «Moi, j’avais jamais vu papa courir avant. Je pensais que ses jambes étaient trop molles!»

Alors, depuis ce fameux souper, je cours à me défoncer à chaque fois que j’ai le ballon. Ils vont voir que je suis capable de courir! Ce qui a toutefois pour effet de raccourcir nos matchs un peu parce que je suis brûlé le temps de le dire…

Parfois, nos matchs sont interrompus par des passants. Parce que dans mon coin aussi, les gens marchent. On arrête la partie, distanciation sociale oblige, question de laisser toute la place aux marcheux. Et on se fait demander : «Pis, qui est-ce qui gagne?» À chaque fois, même quand c’est moi qui mène, Éliott et Bastien répondent que c’est eux… Mais bon, c’est important de donner confiance à ses enfants, non?

Le dernier match a fini 28-6 pour les Alouettes, donc pour mes gars. J’étais pas dedans, je me faisais arrêter aussitôt que j’avais le ballon. Et Éliott lançait aussi bien le ballon que Vernon Adams et Bastien courait aussi bien que William Stanback. Bref, les Bombers en ont mangé une maudite!

Leur récompense? Une cochonnerie du dépanneur. Leur petite Coupe Grey de confinement. Ils étaient contents. Ça a mis du soleil dans une autre journée où, on l’oublie parfois, on exige aussi beaucoup de nos enfants en leur interdisant de voir leurs amis et en limitant leurs sorties au strict minimum. Non, y’a pas juste pour les parents que c’est difficile présentement.

Mais le confinement apporte de petits moments privilégiés. N’oubliez pas de me le rappeler, lorsque la vie aura repris son cours normal, si vous avez l’impression que ça fait longtemps que vous entendu parler des furieux matchs des Alouettes et des Blue Bombers dans ma rue…

Michel Tassé
Des lendemains difficiles pour le monde du sport?

Sports

Des lendemains difficiles pour le monde du sport?

CHRONIQUE / Et puis, comment se déroule votre vie sans sport? Vous passez à travers? 

Ça fait maintenant trois semaines qu’on est là-dedans. Trois semaines sans pouvoir se pointer dans les arénas, trois semaines à se contenter de regarder de vieux matchs du Canadien à RDS et à TVA Sports. Mais on s’entend que c’est mieux que rien.

Mais voilà, la santé des gens est infiniment plus importante que tout le reste présentement. Y compris, bien sûr, les exploits de nos athlètes. Tout le monde le dit, ce n’est pas original, mais c’est vrai pareil.

À La Voix de l’Est, tel que promis, on vous donne du sport à tous les jours… même s’il n’y a pas de sport. Il y a des matins où on se creuse un peu la tête en faisant notre plan de match, mais on a jusqu’ici toujours réussi à atteindre notre objectif et à respecter notre promesse.

La journée de mercredi a encore été difficile pour nous, sportifs de salon, avec l’annulation de Wimbledon. Et ça regarde mal pour le Challenger alors que Tennis Canada a annoncé l’annulation de ses tournois jusqu’au 12 juillet. Le tournoi de Granby est prévu du 18 au 26 juillet et il passera à son tour dans le tordeur la prochaine fois que de mauvaises nouvelles seront annoncées.

À LIRE AUSSI: Challenger: encore de l'espoir, mais…

L’été, si bien sûr on peut en profiter, s’annonce très tranquille. Car ne gagez pas sur une grosse saison de baseball, ni de soccer ni même de course automobile.

La bonne nouvelle de la semaine est venue de l’Autodrome Granby, qui proposera des courses virtuelles sur le web à compter de vendredi. Comme dirait mon voisin, ça nous fera toujours ben ça.

Et après ?

Mais moi, je me questionne surtout sur «l’après». Car il y aura un après. En fait, j’imagine. Quand? Dieu seul le sait. Et Docteur Arruda s’en doute probablement.

Il est impossible que notre société reste la même après avoir été bouleversée de la sorte. Le décès de milliers de personnes des suites du coronavirus aura des conséquences, il ne peut en être autrement.

Pendant un temps, les gens auront peur. Et le sport pourrait être le premier à écoper.

D’abord, parce que les gens feront attention à leurs sous et qu’ils réaliseront qu’assister à une game de hockey, ce n’est peut-être pas un must dans la vie. Dans la même veine, les dirigeants d’entreprises se laisseront convaincre beaucoup plus difficilement de commanditer telle équipe ou tel événement.

Mais aussi, on peut penser que les gens craindront les grands rassemblements comme on en retrouve dans le monde du sport. Une bonne connaissance à moi, un monsieur d’un certain âge, me disait cette semaine qu’il n’est pas à la veille de retourner voir un match de hockey ou de football «avec plein de monde autour».

Les millionnaires du sport risquent d’écoper. Ce qui, remarquez bien, pourrait simplement contribuer à remettre un peu d’équilibre dans notre société. Mais nos équipes locales et les athlètes de chez nous vont peut-être en payer le prix aussi.

J’aimerais avoir une boule de cristal. Pour voir dans six mois, dans un an, dans deux ans. Je ne sais pas, peut-être que je me compte des peurs, peut-être que je suis pessimiste.

Peut-être aussi que le sport me manque juste trop.

Michel Tassé
La vie sans sport

Sports

La vie sans sport

CHRONIQUE / Je ne me souviens pas de l’âge exact que j’avais lorsque j’ai regardé mon premier match de hockey à la télé. Je devais avoir quatre ou cinq ans. Chose certaine, c’était avec mon grand-père Georges, le père de mon père, rue Westgate à Longueuil. Et c’était un match Canadien-Washington, un samedi soir. Mais ne me demandez pas combien ça avait fini…

Depuis ce soir-là, je n’ai jamais cessé d’être un amateur de sport. Ça a commencé par le hockey et ensuite le baseball. Et c’est devenu à peu près tous les sports par la suite.

Michel Tassé
Le pire ennemi du Métal Pless

Dans la LHSAAAQ

Le pire ennemi du Métal Pless

CHRONIQUE / Non, Simon Turcot ne s’attend pas à ce que le Métal Pless de Plessisville ait la vie facile face aux Bisons en ronde quart de finale de la Ligue de hockey senior AAA du Québec.

« Certains semblent penser que ce sera une ballade dans le parc, mais moi, je n’y crois pas du tout, explique l’entraîneur en chef du Métal Pless. Je m’attends à une longue série, à une série qui va se rendre à six ou sept matchs. Les Bisons ont une bonne équipe. »

Michel Tassé
Cap-de-la-Madeleine pourrait-il surprendre en séries?

Sports

Cap-de-la-Madeleine pourrait-il surprendre en séries?

CHRONIQUE / Directeur général du Climatisation Cloutier du Cap-de-la-Madeleine, Fabien Dubé ne s’en cache pas : il s’attendait à une bien meilleure saison de la part de son équipe. Mais il est convaincu que son club pourrait causer des surprises en séries.

Le Climatisation Cloutier a conclu son calendrier régulier samedi soir en l’emportant aisément 10-5 face au Formule Fitness de Bécancour sur la route. Il termine tout de même avec une fiche décevante de neuf victoires et 13 défaites.

Michel Tassé
Dans l’antre des Bisons

Sports

Dans l’antre des Bisons

CHRONIQUE / L’invitation est venue de David Lapierre : « Ce soir, j’aimerais que tu sois dans le vestiaire de l’équipe pendant mon discours d’avant-match. J’aimerais que tu vives ça ».

L’invitation était très tentante, trop tentante en fait. Les Bisons avaient offert une performance lamentable une semaine plus tôt et ils avaient des choses à se faire pardonner alors qu’ils se préparaient à jouer devant la plus grosse foule de la saison à l’occasion du Party des fans et de l’hommage aux Prédateurs. Bref, ça risquait d’être spécial, il risquait d’y avoir de l’émotion. En tant que journaliste, j’allais clairement y soutirer quelque chose.

Michel Tassé
La saison de toutes les catastrophes

Sports

La saison de toutes les catastrophes

CHRONIQUE / Les Inouk sont secoués par une nouvelle crise. Mais dans le fond, la démission de Charles Rondeau et de six autres membres du département hockey n’est qu’une autre mauvaise nouvelle à l’intérieur d’une mauvaise saison.

En fait, la saison 2019-2020 des Inouk est celle de toutes les catastrophes. C’est triste, mais c’est ça. Et je ne connais personne à Granby qui s’en réjouit.

Michel Tassé
Gatien et le Bellemare veulent reprendre leur titre

Dans la LHSAAAQ

Gatien et le Bellemare veulent reprendre leur titre

CHRONIQUE / En écrasant le Formule Fitness 9-2, dimanche soir à Bécancour, le Bellemare de Louiseville a été couronné champion de la saison régulière de la Ligue de hockey senior AAA du Québec. Mais au pays du Bellemare, ça en prend plus que ça pour s’exciter.

« Honnêtement, on n’a pas vraiment fêté, explique le gardien du Bellemare, Philippe Gatien. On joue du bon hockey par les temps qui courent, le Formule Fitness n’a pas joué son meilleur match, et dans le fond, ce n’est qu’une étape… »

Michel Tassé
Alain Gardner et l’amour du hockey senior

Dans la LHSAAAQ

Alain Gardner et l’amour du hockey senior

CHRONIQUE / À quelques semaines du début des séries éliminatoires dans la Ligue de hockey senior AAA du Québec, le Condor de Nicolet fait partie des équipes qui pourraient causer des surprises. Et pourtant…

Pourtant, les joueurs d’Alain Gardner ont perdu leurs cinq premiers matchs et ils étaient nombreux à croire que l’équipe se dirigeait tout droit vers une saison de misère. Mais derrière le banc, Alain Gardner, un vieux routier du hockey senior, ne paniquait pas.

Michel Tassé
Joshua Desmarais s’amuse encore

Dans la LHSAAAQ

Joshua Desmarais s’amuse encore

CHRONIQUE / Il a beau avoir été échangé le mois dernier à la pire équipe de la Ligue de hockey senior AAA du Québec, Joshua Desmarais affirme continuer à s’amuser comme un p’tit fou.

Septième meilleur marqueur du circuit avec ses 12 buts et 16 passes en 16 matchs, Desmarais est passé du Métal Perreault de Donnacona au Formule Fitness de Bécancour, qui n’a remporté que trois victoires en 17 tentatives depuis le début de la saison. Après avoir connu un départ canon avec sa nouvelle équipe (il avait récolté trois buts et deux passes à son premier match contre Granby), il a été plus tranquille depuis, ce qui n’empêche pas ses nouveaux patrons de se féliciter de son acquisition.

Michel Tassé
Nick Majeau et ses Sportifs ont encore faim

Dans la LHSAAAQ

Nick Majeau et ses Sportifs ont encore faim

CHRONIQUE / Les Sportifs de Joliette sont les champions en titre de la Ligue de hockey senior AAA du Québec. Et foi de Nick Majeau, ils ont encore faim.

À Granby, samedi, les Sportifs ont démontré qu’ils n’avaient pas l’intention de regarder passer la parade. Ils ont joué un gros match contre les Bisons, qui n’avaient certainement pas leur équipe A, mais qui demeurent une des bonnes équipes du circuit.

Michel Tassé
Bisons et Inouk PEUVENT et DOIVENT cohabiter

Sports

Bisons et Inouk PEUVENT et DOIVENT cohabiter

CHRONIQUE / Je jasais avec un ami samedi soir au match des Bisons. Le bonhomme avait aussi assisté à la victoire des Inouk la vieille. Il y avait 850 spectateurs à la partie des Bisons et il y en avait moins de 300, encore, à celle des Inouk.

« D’après moi, c’est la dernière année des Inouk, a-t-il laissé tomber, sèchement. Je ne vois pas comment ils pourraient continuer. »

Michel Tassé
La Tuque, destination attrayante

Dans la LHSAAAQ

La Tuque, destination attrayante

CHRONIQUE / Les Loups de La Tuque connaissent une excellente saison. Une autre. Et dire qu’ils étaient nombreux à penser que l’équipe n’arriverait jamais à attirer des joueurs de qualité en Haute-Mauricie ou, comme certains se plaisent à le dire un peu péjorativement, « à l’autre bout du monde »…

À leurs trois premières saisons dans la Ligue de hockey senior AAA du Québec, les Loups ont toujours atteint le carré d’as en séries éliminatoires, se permettant même d’accéder à la grande finale en 2018. Et la saison dernière, ils n’ont perdu que deux matchs au cours du calendrier, dont un seul à la régulière.

Michel Tassé
Le dilemme des Bisons

Dans la LHSAAAQ

Le dilemme des Bisons

CHRONIQUE / La scène était particulière. Samedi soir, alors qu’une bonne partie des 1063 spectateurs étaient debout afin de ne rien rater de la mêlée générale qui se déroulait sous leurs yeux, le grand patron des Bisons, Christian Roy, était collé à sa chaise, sur la galerie de presse du centre sportif Léonard-Grondin, l’air très, très sérieux.

Roy n’aimait pas ce qu’il voyait. Même si la bagarre et ce genre de spectacle font partie de la culture du hockey senior, ce n’est pas ce qu’il veut vendre aux Granbyens. Clairement, il était mal à l’aise face à ce qui se passait sur la patinoire.

Michel Tassé
Les Inouk se transformeront-ils en vendeurs ?

Sports

Les Inouk se transformeront-ils en vendeurs ?

CHRONIQUE / Les Inouk se retrouvent dans une situation dans laquelle ils ne se sont pas retrouvés depuis longtemps. C’est ainsi que, à quelques semaines du début de la période des transactions dans la Ligue de hockey junior AAA (le 15 décembre), les Granbyens ne sont pas en position de force alors qu’on s’apprête à s’échanger des joueurs à travers le circuit Laporte.

Habituellement, la direction de l’équipe aborde cette intense période en se disant qu’elle va aller chercher ce qui lui manque afin de s’assurer d’être au plus fort de la lutte lorsque la bataille pour la Coupe Napa va commencer.

Michel Tassé
Le Dean qui en mène large

Dans la LHSAAAQ

Le Dean qui en mène large

CHRONIQUE / Partout à travers la Ligue de hockey senior AAA du Québec, on l’appelle Dean, tout simplement. Parce qu’on a de la misère à prononcer son nom de famille, diront certains, et parce que « Dean, c’est Dean », diront d’autres.

Dean Lygitsakos est l’âme du Bellemare de Louiseville. Il en est l’entraîneur, le directeur général, le gouverneur et un des administrateurs de l’OSBL qui dirige cette équipe qui, année après année, connaît des succès impressionnants. Et l’homme de 46 ans en mène large à travers la LHSAAAQ aussi.

Michel Tassé
La LHJMQ à Granby : qui rêve en couleurs ?

Sports

La LHJMQ à Granby : qui rêve en couleurs ?

CHRONIQUE / Alexandre Pratt, de La Presse +, a pondu une chronique qui a fait jaser mercredi. Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, veut une équipe en Montérégie, écrit Pratt. Et bien sûr, ça excite du monde à Granby.

Montérégie, Cantons-de-l’Est, Estrie : on le sait, Granby a le dos large et est associée aux trois régions dépendamment de si on parle d’administration, de tourisme ou de santé. Alors, Courteau aurait dit qu’il veut une deuxième équipe dans les Cantons-de-l’Est ou en Estrie pour accompagner Sherbrooke que les réactions auraient été les mêmes.

Michel Tassé
Les Bisons ont saisi leur chance

Sports

Les Bisons ont saisi leur chance

CHRONIQUE / Pour reprendre les mots de David Lapierre, le centre sportif Léonard-Grondin a vibré samedi soir alors que les Bisons ont disputé leur tout premier match à domicile. Et ça faisait du bien de voir ça.

Si on exclut le match Foule plein des Inouk de l’an dernier, ça faisait un bout qu’on n’avait pas vu autant de monde à l’aréna. Il y avait du monde, il y avait de l’ambiance et tous les gens que j’ai croisés, à l’exception des joueurs du Formule Fitness de Bécancour, sont repartis avec le sourire.

Michel Tassé
Le leitmotiv d’Andrew Ranger

Sports

Le leitmotiv d’Andrew Ranger

CHRONIQUE / Andrew Ranger avait une bonne voiture, cette saison, en série canadienne de NASCAR. Mais parmi les éléments qui lui ont permis de remporter le championnat, il y a la belle maturité qu’il a affichée du début jusqu’à la fin du calendrier.

À 32 ans, Ranger commence à en avoir vu d’autres. Et ça a paru plus que jamais en 2019.

Michel Tassé
Le grand pas en avant des Guerriers

Sports

Le grand pas en avant des Guerriers

CHRONIQUE / Je ne me souviens pas d’être allé au stade Napoléon-Fontaine aussi tard en saison. Couvrir des matchs des Guerriers au mois de septembre avait quelque chose… d’inhabituel.

Oui, les Guerriers ont connu une belle saison. Une très belle saison à part ça. Si vous aimez le baseball et que vous êtes un régulier du stade de la rue Maisonneuve, vous avez assurément passé de bons moments.

Michel Tassé
Strahinja Gavrilovic: après la dérape

Sports

Strahinja Gavrilovic: après la dérape

CHRONIQUE / La seule fois que j’avais parlé à Strahinja Gavrilovic, avant de passer une heure avec lui il y a deux semaines au centre L’Envolée de Shefford, c’était au Centre Bell, le 8 décembre 2017. J’étais là pour couvrir le combat de championnat d’Adam Dyczka en arts martiaux mixtes.

J’étais en coulisse, en attente de mon accréditation pour la soirée, lorsque le grand Sherbrookois est arrivé. Tiré à quatre épingles, l’air ultra sûr de lui, l’air baveux à la limite, il ne m’était pas apparu très sympathique. On s’était présentés et on avait échangé des banalités.

Michel Tassé
Combien d’autres cas à la Fernandez et Diaby?

Sports

Combien d’autres cas à la Fernandez et Diaby?

CHRONIQUE / Les Québécois n’ont pas vécu une belle expérience au championnat canadien de baseball senior, qui avait lieu à Miramichi, au Nouveau-Brunswick. En fait, ils ont vécu l’enfer. Fernando Fernandez, des Castors d’Acton Vale, en particulier.

Vous en avez entendu parler. Fernandez a eu droit à un joli cocktail d’insultes racistes, quelque chose qui n’a pas semblé trop offenser les organisateurs du tournoi, qui n’ont jamais cru bon de jeter dehors les trois idiots qui s’en sont donné à cœur joie pendant des heures.

Michel Tassé
Et si La Voix de l’Est n’était plus là pour nos sportifs ?

Sports

Et si La Voix de l’Est n’était plus là pour nos sportifs ?

CHRONIQUE / Alexandre Pratt a écrit la chronique que j’aurais voulu écrire en fin de semaine dans La Presse +. Le titre était : « Et si votre équipe n’était plus couverte ? »

Je n’ai pas écrit cette chronique parce que j’étais en vacances. Mais j’avais en tête d’écrire quelque chose du genre à mon retour à la suite de l’annonce des difficultés financières de Groupe Capitales Médias, propriétaire de La Voix de l’Est. L’ami Pratt a été plus rapide que moi.