Les Maroons ont connu une mauvaise saison. Et ils sont condamnés à faire mieux.

Maroons: saison toute croche, fin toute croche

Au hockey, lorsque vous jouez votre dernier match avant la fin du mois de février, il n’y a qu’une conclusion à laquelle vous devez en arriver : vous avez connu une mauvaise saison.

Les Maroons, on va se le dire, ont connu une mauvaise saison. Après un départ pourtant prometteur (fiche de trois victoires et une défaite après deux week-ends), l’équipe n’a réussi à coller deux gains qu’une seule fois du début octobre jusqu’à son élimination face au Condor de Saint-Cyrille. C’est ordinaire.

C’est pas compliqué, l’équipe des Maroons qui a disputé son dernier match vendredi dernier à Saint-Cyrille était moins bonne que celle qui a disputé sa première rencontre à la fin septembre. Ce qui, en soi, n’est absolument pas normal.

On l’a dit et on le répète : pour toutes sortes de raisons, les transactions effectuées par les Maroons ont rarement tourné à leur avantage. Il y a eu des décisions discutables, mais il y a aussi des malchances. Quand on fait un échange au hockey senior, on prie afin que le joueur qu’on vient d’aller chercher se rapporte. Miguel Fortin et Daniel Roy, faut croire, n’ont pas toujours prié assez fort...

Fortin est un bon homme de hockey. Il connaît la game et il est à sa place derrière le banc. Par contre, il a hérité du poste de directeur général associé sans préparation et son manque d’expérience lui a joué des tours. Comme lorsqu’il a acquis Patrick Tremblay et qu’on a appris que celui-ci ne pouvait disputer qu’un nombre très limité de matchs au niveau senior parce qu’il jouait aussi au niveau universitaire...

Roy, de son côté, est un bon propriétaire. Il est là pour les bonnes raisons, lui qui adore le hockey et qui est heureux d’offrir du hockey senior de qualité aux gens de la région. Par contre, l’autre directeur général associé, qui n’était qu’un simple partisan il y a pas si longtemps, a aussi des croûtes à manger.

Ce dont Fortin et Roy ont besoin, c’est d’un conseiller, quelqu’un qui connaît le hockey senior et tous ses recoins. Le propriétaire n’aimera probablement pas la suggestion, mais Michel Deschamps, qui connaît justement le hockey senior et tous ses recoins, aurait sûrement quelques heures à donner aux Maroons par semaine. Il n’est plus à l’emploi des Sportifs de Joliette, il habite encore la région et il a encore le logo de la formation waterloise tatoué sur le cœur.

Des joueurs à temps partiel
Lorsqu’il a été nommé entraîneur et directeur général associé des Maroons, Miguel Fortin a déclaré qu’il ne voulait plus de joueurs à temps partiel, qu’il voulait des joueurs présents. Or voilà que le taux d’absentéisme n’a jamais été aussi élevé que cette saison à Waterloo. À la dure, Fortin a appris qu’on fait ce qu’on peut avec les hockeyeurs seniors, pas ce qu’on veut. Comme avec les enfants, finalement...

Les Maroons sont appuyés par des partisans fidèles. Leur base de fans est importante, plus importante maintenant que celle des Inouk. Et ces gens-là seront de retour à l’automne. Mais ils doivent faire attention, car une saison morte de quasiment sept mois, c’est très, très long. Ça donne le temps de prendre de nouvelles habitudes, de penser à autre chose, d’essayer autre chose. Bref, ce n’est pas une bonne idée de laisser les amateurs à eux-mêmes si longtemps.

Les Maroons ne nous ont pas habitués à des fins de saison si hâtives. Une fois n’est pas coutume, comme dirait l’autre. Mais justement, ils doivent prendre acte de ce qui s’est passé en 2017-2018 et s’assurer de revenir en force à l’automne.

Non, la défaite survenue par forfait vendredi dernier n’avait rien de glorieux. À la limite, c’était symbolique : la fin toute croche d’une saison qui a été toute croche.

Les Maroons sont condamnés à faire mieux.