Un nouveau tour de calendrier avec ses anniversaires, ses fêtes, ses jours fériés et ses saisons. Une autre année où les jours deviendront des semaines, puis des mois. Où les minutes nous fileront entre les doigts.

La sainte paix

Dans trois jours commencera une nouvelle année.

Un nouveau tour de calendrier avec ses anniversaires, ses fêtes, ses jours fériés et ses saisons. Une autre année où les jours deviendront des semaines, puis des mois. Où les minutes nous fileront entre les doigts.

Le temps de le dire, cette année-là sera écoulée et fera partie de notre passé, comme celle qui achève incessamment.

On ne voit plus le temps passer à cause de nos vies de fous, du stress, alouette !

Et si on arrêtait le temps, juste un peu, afin d’en redécouvrir la valeur ?

Un monde idéal

« Il n’y a rien de plus inhumain que l’humanité. »

Une citation qui m’a beaucoup plus marquée que le film dont elle est tirée, puisque je ne saurais vous dire où je l’ai entendue.

Pour 2019, je nous souhaite aussi un peu plus de tolérance, un peu plus de compréhension. Un peu moins de dédain, un peu moins de colère.

J’aimerais que l’on troque l’impatience pour l’empathie, qu’on soit plus chaleureux les uns envers les autres afin de faire fondre le glacier de l’indifférence. Plutôt que d’insulter son prochain derrière un écran, qu’on sorte un peu le nez dehors et qu’on aille à la rencontre de son voisin.

Je fais le vœu que nous tendions la main vers quelqu’un qui a besoin d’aide plutôt que de s’en servir pour se cacher les yeux.

Je nous souhaite d’apprendre de nos erreurs, mais aussi de celles des autres, qu’on ne jugera pas pour s’être trompé.

J’aimerais qu’on arrête de s’indigner à voix haute des choix de vie d’autrui quand ceux-ci n’ont aucune influence sur la nôtre. Vivre et laisser vivre.

J’aimerais vivre dans un monde où on ne considère plus quiconque ayant un point de vue différent du nôtre comme un ennemi, mais plutôt comme un allié nous ouvrant la porte à d’autres horizons.

J’espère voir le jour où l’habit ne fera plus le moine, et où les va-nu-pieds auront des chances égales à ceux qui portent la cravate.

Je rêve d’une société qui prend le temps de s’arrêter et de réfléchir, de vérifier des faits avant de sauter aux conclusions et de condamner.

Je rêve qu’on se nourrisse de nos expériences de vie plutôt que de se laisser dévorer par celle-ci ; qu’on consomme moins afin de ne pas se consumer.

J’aimerais qu’on se donne le droit d’être imparfaits, qu’on se pardonne nos mauvais coups et qu’on soit indulgents quant à la place que doit occuper la performance dans notre vie.

Je nous souhaite un quotidien plus vert afin que pour toujours il y ait des Noëls blancs.

Il s’agit là peut-être de vœux idéalistes, voire utopistes.

Je ne m’attends pas à ce que tous ces souhaits se concrétisent l’an prochain ; beaucoup, beaucoup de travail reste à faire pour y parvenir.

Mais qui sait, si chacun y met un peu du sien, jusqu’où on pourra aller ?

Alors arrive vite, 2019 : de belles choses attendent d’être construites.

Je vous laisse réfléchir là-dessus ; cette chronique fera relâche la semaine prochaine.