En famille

Parlons de sexualité

Comme bien des parents, j’ai reçu cette semaine un courriel de la part de la commission scolaire m’informant du contenu du nouveau cours d’éducation à la sexualité, obligatoire dès cette année pour tous les élèves, du préscolaire à la 5e année du secondaire.

Le message m’a immédiatement ramenée vingt ans en arrière, dans la classe surchauffée du vieux collège où je faisais mon secondaire, en train d’essayer de trouver un sens au cours de FPS (formation personnelle et sociale) que le prof de religion (!) tentait, tant bien que mal, de nous enseigner. Il suffit de l’imaginer rouge comme une tomate, en train d’enfiler un condom à une banane un peu trop mûre devant des adolescents mi-amusés, mi-mal à l’aise pour avoir une bonne idée du souvenir que je garde de cette « éducation à la sexualité ».

Je n’ai donc pas été surprise de voir ce cours être aboli au début des années 2000. Je le suis toutefois de le voir réapparaître dans le cursus scolaire près de vingt ans plus tard. D’autant plus qu’on semble vouloir répéter la même erreur.

Comprenez-moi bien : l’erreur dont je parle n’est pas d’incorporer une éducation à la sexualité à l’école. C’est plutôt la façon dont on le fait. Opinion partagée par la sexologue Josée Ménard.

Pas prise au sérieux

Il est primordial d’accorder une place à l’éducation à la sexualité, me confirme-t-elle, d’entrée de jeu.

Oui, concède-t-elle, c’est aux parents que revient la principale tâche de cette éducation. Il est de leur devoir de se questionner et de définir ce qu’ils veulent transmettre à leurs enfants comme valeurs d’amour, de fidélité, de confiance, etc.

L’éducation à la sexualité dans un contexte scolaire sert davantage à enseigner du « contenu social », explique-t-elle. « Ce que nous, en tant que société, on a défini comme des comportements acceptables ou non. Notre position de société sur l’homosexualité, entre autres, l’avortement, la contraception, les agressions sexuelles, la violence conjugale... »

« Même si un parent est homophobe, par exemple, l’école est là pour enseigner au jeune que socialement parlant, c’est correct d’être gai. »

C’est là que Josée Ménard démontre une certaine réserve par rapport à la nouvelle proposition du ministère de l’Éducation. « Ça prend trois ans d’études universitaires pour avoir le titre de sexologue. Là, encore une fois, on demande à des enseignants déjà débordés par leurs tâches régulières d’ajouter des notions de sexualité à leur programme. Et on leur donne seulement quelques heures de formation sur le sujet pour le faire. Le dossier risque fort d’être malmené », craint-elle.

« Le grand risque, c’est que ces gens-là ne soient pas assez formés pour parler de la sexualité en général, et non de leur sexualité. De leurs propres valeurs à ce niveau », ajoute-t-elle.

Cette tendance à confier « à n’importe qui » l’éducation à la sexualité « démontre clairement qu’on ne prend pas le sujet au sérieux », est-elle d’avis. « Et pourtant, l’éducation à la sexualité, c’est sérieux. Ça sert à prévenir des comportements inacceptables. Ça va plus loin que les aspects biologiques. Ça touche l’humain, le social, l’affectif, le relationnel, le psychologique... »

Le Haut conseil à l’égalité des hommes et des femmes (instance consultative indépendante créée en 2013 en France), en 2016, allait même jusqu’à statuer que « seule une éducation à la sexualité de qualité permettrait d’espérer atteindre une égalité femme-homme. Et d’essayer d’endiguer les violences sexistes et sexuelles. »

Qu’attend-on pour faire entrer des sexologues dans les écoles pour donner cette éducation de qualité ? se demande Mme Ménard. « Est-ce qu’on donne de la crédibilité à un cours de finances dispensé par un professeur de français ? »

D’abord le rôle des parents 

Malgré tout, Josée Ménard est d’avis que le retour de l’éducation à la sexualité dans les écoles est « une méchante belle victoire ».

« Dans les dix, vingt dernières années, on a vu beaucoup de régression en matière de comportements sexuels inadéquats. Avant, la plupart des jeunes filles de quinze ans me disaient, par exemple, qu’elles ne pouvaient pas tomber enceintes parce que le sperme coulait de leur vagin. Qu’il ne restait pas à l’intérieur. Alors que maintenant, elles me demandent plutôt si elles sont obligées de se faire enculer. On remarque beaucoup plus de comportements sexuels pornographiques. »

Elle concède que la démocratisation de l’Internet et l’abondance de nouvelles technologies rendant le contenu explicite facilement accessible puissent avoir joué un rôle. « Mais quand ça va mal, qu’on a des doutes, des questions, des problèmes, vers qui se tourne-t-on en général ? Nos parents. S’ils ne sont pas là, les jeunes vont aller prendre leurs informations ailleurs. Mais s’ils sont présents, à l’écoute, impliqués, ça restera toujours, même à l’adolescence, des personnes d’importance sur qui on peut se fier. »

Le hic, reconnaît-elle, c’est que les jeunes font bien souvent face à des parents qui ne savent pas trop eux-mêmes où ils se positionnent, quelles sont leurs valeurs, ce qu’ils veulent transmettre à leur progéniture et comment. Des parents pour qui le sujet est tabou, angoissant, gênant... Si tel est le cas, la sexologue conseille de ne pas hésiter à consulter afin d’être mieux outillés pour répondre aux besoins de ses enfants.

« Ce n’est pas normal de penser que les jeunes vont découvrir par eux-mêmes. Que l’école, Internet, la société vont leur apprendre tout ça. L’éducation à la sexualité, c’est d’abord et avant tout une tâche parentale. Comme toutes les autres. »

Actualités

Ballet, patin, gymnastique...

CHRONIQUE/ Il paraît qu’en 20 ans, le temps libre des jeunes a diminué en moyenne de 12 h par semaine, ce qui est considérable à cette étape de la vie. Je me félicitais de n’avoir inscrit mes filles à aucun cours durant leurs cinq premières années de vie. L’enfance, c’est fait pour jouer, que je me disais. Elles en avaient déjà bien assez de découvrir le monde et d’en apprendre les rudiments — manger, marcher, grimper, faire dans la toilette, dormir beaucoup, parler, partager leurs jouets, etc.

Avec l’entrée en maternelle de ma plus vieille, la semaine dernière, je me suis toutefois dit que le temps était venu de l’inscrire au fameux cours de ballet qu’elle me réclame depuis qu’elle a vu le film Ballerina, il y a un an. 

« Je veux aussi faire du patin artistique et de la gymnastique », m’a-t-elle rappelé. Elle s’est mis ça en tête après avoir regardé les Jeux olympiques, l’hiver dernier, et l’autre activité, c’est pour faire comme son amie Dahlia.

Je l’avoue, devant tant d’enthousiasme, j’ai considéré le fait d’avoir à débourser quelques centaines de dollars pour tout ça. Puis, je me suis dit : « C’est pas un peu trop ? »

Comme le hasard fait parfois bien les choses, j’ai vu passer cette journée-là sur les réseaux sociaux (je m’excuse, j’en ai oublié la source et la provenance) un court texte qui, en gros, stipulait qu’avant l’âge de six ans, une seule activité parascolaire était recommandée. Maximum.

Plusieurs études rapportent les bienfaits de pratiquer une telle activité. Elles améliorent le rendement académique, diminuent le risque de décrochage scolaire et l’attrait de mauvais comportements, en plus de développer la confiance en soi et de favoriser la socialisation. Bref, elles fournissent un cadre sain pour que le jeune puisse s’épanouir.

Enfants surchargés

Mais trop, c’est comme pas assez. La surcharge vient annuler tous ces avantages. « Les élèves commencent à perdre les bienfaits associés aux activités parascolaires lorsque la participation atteint 20 heures par semaine », affirmait Anne-Sophie Denault, professeur agrégé de psychoéducation à la faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval dans un article publié dans La Presse.

J’ai sourcillé devant le « 20 heures ». Parce que ça me semblait vraiment beaucoup avant de crier au burn-out. Vingt heures, c’est l’équivalent de quatre heures par jour, du lundi au vendredi. En plus de l’école. Des devoirs. De tout le reste. Je me trouvais presque paresseuse d’avoir envisagé SEULEMENT trois activités. Et pourtant...

En fouillant davantage sur le sujet, je suis aussi tombée sur un rapport du MELS rédigé par Isabelle Gingras, chercheuse à l’Université McGill. Cette dernière suggérait de ne pas mesurer objectivement la surcharge d’activités d’un enfant — ou d’un adolescent —, mais bien de le faire de manière subjective.

Chez les adolescents, surtout. « Le sentiment de surcharge, hautement variable d’un adolescent à l’autre, ne dépend ni du temps consacré à une activité parascolaire ni du nombre d’activités auxquelles il participe », rapportait le quotidien. « Certains adolescents en demandent toujours plus, alors que d’autres préfèrent prendre leur temps et ne pas ressentir qu’ils sont toujours à la course », écrivait Mme Gingras dans son rapport.

Le but premier : s’amuser

J’irais même jusqu’à étendre son affirmation aux parents. Car veux, veux pas, on fait partie de l’équation. On court comme des poules pas de tête toute la semaine et, souvent, le week-end aussi. Peut-être que ça ne nous tente pas nécessairement de nous présenter à l’aréna à 6 h du matin le samedi matin et de passer le reste de la journée à faire la navette entre la piscine, le cours de piano et le club d’échecs. Surtout si notre jeune ne tripe pas tant que ça.

D’ailleurs, il est recommandé d’y aller selon les intérêts des enfants dans le choix de cours pour que l’harmonie règne. Le but premier d’une activité parascolaire, on tend souvent à l’oublier, est de s’amuser et de s’épanouir. Pas de provoquer du stress ou de l’anxiété. Pas d’entrer en compétition.

Et il n’y a pas de mal à prendre un break une fois de temps en temps, rappelle Anne-Sophie Denault. « Au début de l’adolescence, les jeunes sont en recherche d’identité. Une pause peut être une occasion de prendre du recul, un temps de réflexion. Un enfant sportif peut avoir envie d’explorer le théâtre. Ça fait partie du processus normal de l’adolescence d’explorer l’identité », disait-elle notamment à La Presse.

Tout ça pour dire qu’on s’est finalement limité au ballet. Parce que c’était son activité préférée.

Ce qui m’a finalement convaincue de lever la pédale ? Sa fatigue (et son caractère de m*** qui vient avec !) après seulement trois jours d’école. Une activité extra, ç’allait être amplement suffisant pour l’instant.

Actualités

Une « solution miracle à (presque) tout »

CHRONIQUE/ «Connais-tu ça, la pleine conscience ?» m’a lancé une amie il n’y a pas si longtemps au shower de bébé d’une autre de nos amies. «C’est magique!» avait-elle ajouté du même souffle.

C’est drôle qu’elle m’ait demandé ça, parce que j’ai découvert cette « solution miracle à (presque) tout » il y a plusieurs mois. Vous n’avez qu’à lire un peu sur le sujet pour vous laisser séduire vous aussi.

Actualités

L’essentiel de la rentrée

CHRONIQUE/Dans trois dodos, ma grande entamera sa maternelle. Je m’étais dit que l’occasion était belle d’y dénicher un sujet de chronique — ou plusieurs — sur la fameuse rentrée scolaire. Celle à propos de laquelle les parents d’enfants plus âgés parlent tant, stressent, courent d’un bord et de l’autre, peinent à gérer la routine qui reprend... Mais j’ai beau me creuser la tête, je n’en trouve tout simplement pas.

Je suis zéro inquiète pour ma petite. Zéro inquiète pour moi non plus. Elle est prête, je suis prête. Elle a hâte, j’ai hâte. Rien à dire sur le sujet. Alors, je me trouve ben plate.

Pourtant, ce moment de l’année peut être angoissant pour plusieurs. Enfants et parents. Se fera-t-il des amis ? Sera-t-il intimidé ? Parviendra-t-il à suivre en classe ? Sera-t-il trop tannant ou désobéissant ? Côtoiera-t-il de mauvaises influences ?

Entre les articles scolaires à acheter, les divers paiements à effectuer, les horaires d’autobus à vérifier, les lunchs à préparer, les devoirs à faire, les journées pédagogiques à gérer et les cours de ci ou de ça auxquels il faut les inscrire — et assister —, on a parfois tendance à oublier de s’informer de l’essentiel.

L’ascendant d’un prof

Aller à l’école, ce n’est pas juste le travail de l’enfant ou de l’adolescent. Ce n’est pas non plus qu’acquérir de simples — ou compliquées — notions académiques. C’est socialiser — beaucoup —, c’est se découvrir, c’est exister en dehors du noyau familial en tant qu’individu à part entière. C’est, pour ainsi dire, se former à faire partie de la société.

Et dans ce brouhaha quotidien, il y a un ou des adultes, autres que les parents, qui jouent un rôle d’importance : les profs.

Nous, les parents, on les côtoie peu, voire pratiquement pas. On sait qu’ils sont là. On en entend parfois parler à l’heure du souper, sans plus. Pourtant, ils sont bien souvent la deuxième figure d’autorité d’importance chez l’enfant et l’adolescent. On les leur confie, ni plus ni moins, en moyenne sept ou huit heures par jour. C’est donc dire l’ascendant qu’ils peuvent avoir sur nos jeunes.

Je n’ai, cette semaine, ni statistiques, ni études, ni entrevues avec des spécialistes pour appuyer mes dires. J’ai, par contre, un message du fond du coeur, livré par un certain Yannick Pinel sur les réseaux sociaux et qui fait un tabac depuis sa publication, jeudi, pour vous faire réfléchir sur le rôle plus qu’important des enseignants dans la vie de nos enfants.

Sans détour, l’homme réussit à merveille à remercier, encourager et rendre hommage à tous ceux et celles qui peuvent, parfois sans le savoir, faire la différence dans la vie d’un jeune. Alors, avec sa permission, je vous laisse ici l’intégralité de son propos puisque je n’aurais su mieux dire moi-même. Puissent les différents partis politiques l’entendre en cette période de campagne électorale.


***

« Allô prof... de secondaire !

Dans ta nouvelle classe, comme à chaque année, t’auras quelques kids puckés. Un, deux, trois peut-être. Plus, trop si t’enseignes en milieu défavorisé (MERCI !).

Ils sont dans l’fond, pas en avant.

Je sais que tu sais, mais à la maison, ces gamins reçoivent moins de supervision, d’attention, d’affection... D’AMOUR. On ne croit pas en eux, on ne les tire pas vers le haut, on ne leur enseigne pas comment rêver. Certains se font même dire et répéter qu’ils ne valent rien et ils reçoivent des taloches pour ne pas l’oublier.

À ce stade, t’es pas mal la seule personne qui peut remédier à ça. C’est ben ben d’la pression, je sais. Pis t’es pas assez payé, je sais ça aussi.

Parce que ces jeunes exigeront de ta part plus de temps, plus d’énergie, plus de ressources. Ils te feront bûcher, suer, rager, mais ils comptent sur toi. Le hic, c’est qu’ils ne le savent pas. Alors ne le prends surtout pas personnel s’ils te manquent de respect ou t’envoient promener, c’est un mécanisme de défense.

Paraphrasons Anaïs Barbeau-
Lavalette : ils ne t’aiment pas encore, mais attends-les, ils arrivent.

Toi, tu vois le mur vers lequel ils foncent. Et ce mur, s’ils le frappent de plein fouet, c’est fini pour eux. Le décrochage, la pauvreté, la violence, le crime, la drogue, la prison, la mort. Montre-leur qu’il y a des chemins pour contourner ce sombre mur. Ils ne les connaissent pas. Et parfois, si c’est trop tough, s’il est trop tard, capitonne le mur pour eux. Qu’ils se fassent moins mal. Qu’ils puissent rebondir un peu en s’y pétant la gueule.

Mais si tu arrives à tes fins, tu seras mon héros, mon héroïne. Pis tu seras le ou la leur. T’auras sauvé une vie, une âme. Les médecins, les policiers et les pompiers en sauvent aussi, mais c’pas pareil. C’est mécanique eux. Toi, c’est métaphysique, c’est romantique.

Quand j’entends quelqu’un, quelqu’une parler DU ou de LA prof qui a changé sa vie, qui lui a transmis sa passion, qui a cru en lui, en elle, qui lui a montré la voie, qui lui a donné goût à la littérature, aux sciences, ou simplement à la vie, y’a rien de plus beau. C’est du Riopelle, du Borduas à mes yeux, du Miron, du Desjardins à mes oreilles. Bref, d’la poésie. Émouvante. Inspirante.

Allô prof... de secondaire ! On te dit pas assez à quel point ton rôle est vital. J’pense que c’est le plus vital d’entre tous moi.

Bonne rentrée ! »

Chronique En Famille

Trop de jouets, c’est comme pas assez!

CHRONIQUE/ Tous les parents se sentent, un jour ou l’autre, impuissants devant la multitude de jouets qui s’éparpillent un peu partout dans la maison. Je ne fais pas exception et, avec le temps, j’ai même développé une méthode super efficace pour libérer mon plancher: un bon coup de balai et hop!, on peut de nouveau marcher sans risquer de se casser la gueule.

L’automne dernier toutefois, à bout de voir notre salon envahi par des dizaines de poupées, blocs Lego, morceaux de casse-tête et autres bébelles, mon chum et moi avons décidé de nous lancer dans les rénovations et de terminer le sous-sol pour y aménager une vraie salle de jeux. Au moins, on n’aurait pas les ravages causés par le tsunami quotidien de notre progéniture dans la face en permanence.

« Elles ne jouent pas: elles font juste foutre le bordel! », me répétait mon chum périodiquement, dans des excès de découragement.

Vrai qu’elles ne « jouaient » pas selon notre perception d’adultes sur ce qu’aurait dû être le jeu, mais elles s’occupaient forcément, selon leurs critères à elles, les défendais-je tant bien que mal.

Pourtant, son observation ne serait pas loin d’être vraie, ai-je dû concéder en tombant sur un article de la revue Infant Behavior and Development, en février dernier.

Moins créatifs et attentifs

Selon une récente étude américaine, les enfants qui auraient trop de jouets seraient moins créatifs et moins attentifs que les autres. La surabondance irait même jusqu’à ralentir leur développement intellectuel, selon les chercheurs de l’Université de Toledo.

La principale auteure de l’étude, Dre Carly Dauch, explique que leur démarche visait à déterminer si le nombre de jouets dans l’environnement des tout-petits influait sur la qualité de leur jeu. Et leur constat est sans équivoque: « l’abondance de jouets réduit la qualité de jeu des tout-petits » et « avoir moins de jouets à leur disposition pourrait les aider à mieux se concentrer ».

Pour prouver cela, ils ont demandé à 36 enfants de 18 à 30 mois de s’amuser pendant 30 minutes, tantôt avec 4 jouets, tantôt avec 16. « Lorsqu’ils disposent de moins de jouets dans leur environnement, les tout-petits se livrent à des périodes de jeu plus longues avec un seul jouet, ce qui leur permet de mieux explorer et de jouer de façon plus créative », constate Carly Dauch.

Avec quatre jouets dans leur environnement, les petits passaient deux fois plus de temps à s’amuser avec chacun d’eux et cherchaient plusieurs manières de les utiliser. A contrario, « le plus grand nombre d’incidences de jeu dans le cas où 16 jouets sont mis à leur disposition a semblé interférer avec la durée et la profondeur du jeu. D’autres jouets présents peuvent avoir créé une source de distraction externe », poursuit la Dr Dauch.

« Pendant la petite enfance, les enfants développent, mais peuvent ne pas avoir maîtrisé un contrôle plus élevé au niveau de l’attention. Leur attention et, par conséquent leurs jeux, peuvent être perturbés par des facteurs dans leur environnement qui présentent une distraction. Les résultats de la présente étude suggèrent qu’une abondance de jouets peut créer une telle distraction », dit-elle encore.

Sachant que les enfants qui développent une meilleure capacité d’attention à un jeune âge maintiennent cet avantage plus tard, ce qui suggère qu’ils seront mieux outillés pour leur parcours scolaire, les chercheurs encouragent les parents, les éducateurs en services de garde et les professionnels du milieu de l’enseignement à réduire le nombre de jouets mis à leur disposition en même temps et de préconiser un roulement.

Bref, trop, c’est comme pas assez! Ou less is more, comme ils disent en anglais.

Je me rappelle m’être d’ailleurs fait cette réflexion durant les rencontres du programme Passe-Partout, en constatant l’aménagement surchargé des classes de maternelle. « Comment est-il possible, pensais-je, de se concentrer dans un tel fouillis ? » Enfin bref...

Pas de cadeaux

Tout ça pour dire que, lorsqu’une de mes amies a proposé d’organiser une fête d’anniversaire conjointe pour ses deux enfants et ma cadette, j’ai accepté et emboîter le pas à son mouvement « n’offrez pas de cadeaux ». Non sans un petit pincement au cœur, je dois l’admettre.

« Bin voyons, mère indigne! Une fête d’enfants pas de cadeaux, ça se fait pas! », répète dans ma tête, en boucle, une petite voix insidieuse.

« En même temps... elle n’a besoin de rien! », argumente l’autre moitié de ma conscience... pas encore tranquille. 

« Et ça en fera moins qui traînent... Pis de toute façon, certaines personnes ne pourront pas s’empêcher de lui en donner. Et au pire, je courrai le lendemain au magasin, pleine de remords et avec un sentiment de culpabilité gros comme la montagne de jouets qui s’entassent déjà dans ma demeure, pour lui acheter un petit quelque chose. »

Oui, les coutumes et les habitudes ont la vie dure...

EN FAMILLE

Chut! Les enfants s’ennuient…

CHRONIQUE / « Les choses faciles comblent le besoin, mais pas le désir. »

Cette phrase de la pédiatre et pédo-psychanaliste française Françoise Dolto a résonné en moi il y a quelques jours.

En famille

Les enfants ne sont pas faits pour dormir seuls

CHRONIQUE / Vous en connaissez beaucoup, vous, des parents pour qui l’heure du coucher rime avec partie de plaisir? Chaque famille a mille histoires à raconter sur le sujet après avoir poussé un long soupir qui pourrait se traduire en français par «parle-moi z’en pas!»

Il n’y a que dans les pubs que les enfants s’endorment paisiblement pendant qu’on leur lit une histoire. Malgré cela, un simple rien altère leurs nuits : un rhume, un cauchemar, une peur des monstres, un séjour chez les grands-parents, un bruit bizarre, une dérogation à la sacro-sainte routine du dodo… À la blague, je dis souvent qu’un congé de maternité devrait durer cinq ans tellement les soirées et les nuits ne sont pas reposantes.

En famille

Quand le parent est de trop

CHRONIQUE / J’adore l’été pour plusieurs raisons. L’une d’entre elles est le fait que ma maison reste propre un peu plus longtemps puisqu’on passe la majorité de notre temps à l’extérieur. Yé !

Une fois la belle saison installée, ma cour arrière et celle de mes voisins se transforment en mini camp de vacances. Les petits se rassemblent, font leur social, s’inventent des jeux, courent, grimpent, crient, se chamaillent, se réconcilient, et quoi encore.

Le grand air et l’énergie qu’ils dépensent font en sorte que je note une nette différence dans la qualité de leur sommeil la nuit venue, en comparaison à l’hiver, où on vit plus encabanés. Et j’étais en train de me dire qu’il devait sans doute exister toute une panoplie d’autres bienfaits à tout cet exercice en groupe à l’extérieur quand je suis tombé sur un article fort pertinent.

Des chercheurs de l’université de l’Essex, au Royaume-Uni, ont constaté qu’entre 1998 et 2008, les enfants de 10 ans démontraient une baisse de 27 % de la force de leurs muscles abdominaux, de 26 % de la force de leurs bras et de 7 % de leur force de préhension.

Le simple exercice de supporter son poids en se pendant à une barre horizontale ne pouvait être réussi par un enfant sur dix en 2008. En 1998, c’était un enfant sur vingt qui n’y parvenait pas.

À ce manque de force s’ajoutent également des difficultés à se situer dans l’espace, un manque d’équilibre et un manque de coordination.

La cause de tant de lacunes ? Un déficit en calcium provoqué par une sollicitation trop faible des os. Et ce qui renforce les os, c’est notamment le jeu extérieur. Libre.

Surprotégés

Or, aujourd’hui, en plus d’être de plus en plus reclus entre quatre murs et/ou devant un écran, les jeunes se voient souvent restreints dans leur exploration. Par peur qu’ils ne se blessent, plusieurs parents les surprotègent. Chaque fois que j’entends au parc un « attends, tu va te faire mal » ou un « attention, tu vas tomber », les oreilles me sillent.

Dans leur développement, les enfants ont besoin de tomber, de se relever, de tester leurs limites, d’apprendre à mesurer le danger. C’est dans leur nature. Si un parent intervient tout le temps, il interfère dans cet apprentissage. D’ailleurs, saviez-vous qu’on recommande de ne pas aider les petits à grimper dans une structure quelconque ? Car s’ils ne sont pas capables de grimper par eux-mêmes, c’est que le niveau de difficulté n’est pas adapté à leurs capacités physiques du moment. En croyant leur donner un coup de main, on les place, en fait, dans une situation à risques.

Dans le jeu extérieur, le rôle du parent, c’est donc de s’effacer. De laisser les enfants prendre des risques, tester leurs limites, se salir... et aussi gérer leurs conflits interpersonnels.

En se positionnant comme observateur, l’adulte pourra ainsi être à même de constater que les enfants font naturellement preuve d’entraide, de solidarité et d’empathie. « En s’effaçant, on observe qu’il se crée une dynamique naturelle dans le groupe. Comme s’il s’équilibrait de lui-même. D’ailleurs, souvent les enfants hyperactifs, ceux qui sont si difficiles à gérer habituellement, deviennent nos leaders naturels. Ceux qui vont pousser le groupe à être plus créatif », disait Sylvie Gervais, titulaire d’une maîtrise en activité physique et santé et fondatrice du projet Enfant Nature au magazine 100 degrés, il y a un an.

Je suis de l’école du « laissez les enfants résoudre leurs propres problèmes ». C’est arrivé un peu par paresse — j’étais lasse d’arbitrer des guéguerres de « un tel m’a dit telle affaire », « il ne veut pas partager », « c’est moi en premier, non moi » et tutti quanti. Je me suis vite rendu compte que mes « trouvez une solution » étaient redoutablement efficaces tant pour régler le conflit que préserver mes énergies. Et je les trouve belles, mes filles, quand elles négocient un consensus, qu’elles collaborent ou qu’elles se défendent contre une attaque.

Je me suis un jour demandé : est-ce que nous, parents d’aujourd’hui, sommes trop présents auprès de nos enfants ? Ou plutôt, sommes-nous mal présents ?

Qu’en pensez-vous ? J’ai envie de vous entendre sur le sujet.

En famille

Entre gros bouillon et tragédie

Je suis plutôt du genre maman cool, pas parent-­poule pour deux cennes. Du genre de celles qui laissent leurs enfants sauter, grimper, s’éloigner un peu, prendre des risques — calculés — et gérer leurs chicanes eux-mêmes — jusqu’à un certain point. Je ne panique pas à la moindre chute et crois même que c’est souvent bénéfique de se faire bobo ; c’est l’expérience qui rentre, comme dirait mon père. Mais, comme bien des parents, s’il y a une chose que je crains et pour laquelle j’augmente ma vigilance de quelques crans, c’est la baignade.

Une psychanalyse pourrait probablement relier cette peur à un traumatisme. Peut-être pas non plus. Mais je me rappelle très bien les cinq secondes les plus longues de ma jeune vie de maman.

J’étais dans le « pas creux » d’une piscine publique avec mon bébé d’un peu moins d’un an. J’avais de l’eau à peine plus haut que les chevilles. Ma petite barbotait à mes pieds. Un brouhaha a attiré mon attention au loin l’instant de cinq secondes. Lorsque mes yeux sont revenus vers elle, elle avait basculé à l’horizontale, sa tête était complètement submergée, et elle avait probablement déjà avalé quelques tasses d’eau.

Heureusement, on en a seulement été quittes pour une bonne frousse — et une bonne quinte de toux. Mais je ne peux m’empêcher de penser à ce qui aurait pu se passer si mon regard avait dérivé plus longtemps...

Âge critique

Mon anecdote n’a rien d’exceptionnel. C’est même la classique histoire de la plupart des récits du genre. C’est la fin qui fait que ça varie sur l’échelle dramatique. Pourtant, entre le gros bouillon et la tragédie, il n’y a bien souvent que quelques secondes d’écart.

« Pour un enfant d’âge préscolaire, on ne parle que de 15 à 20 secondes sous l’eau pour provoquer la noyade », indique Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage du Québec.

À cet âge, les petits respirent environ aux 3 à 5 secondes, explique-t-il. C’est donc dire que durant ce court laps de temps, ils auront tenté de respirer de 5 à 7 fois en moyenne.

C’est pourquoi, à cet âge, il recommande très fortement aux parents d’être dans l’eau avec les enfants lorsque ceux-ci se baignent. « S’ils ne sont pas à portée de main, ils sont déjà trop loin », dit-il, en cette semaine de prévention de la noyade au Québec qui se termine.

M. Hawkins conseille aussi d’enlever tous les objets flottants et autres jouets des plans d’eau lorsque la baignade est terminée puisque souvent, explique-t-il, ce n’est pas tant l’eau en tant que telle, mais bien les bebelles qui s’y trouvent qui attirent les enfants.

Du reste, on connaît tous grosso modo les consignes de sécurité pour prévenir les noyades. Si vous voulez vous rafraîchir la mémoire ou vérifier votre niveau de connaissance en la matière, je vous suggère de visiter le www.baignadeparfaite.com.

Surveillant désigné

Mais laissez-moi vous proposer ici deux autres trucs moins connus de la majorité et que je trouve fort intéressants, à commencer par l’idée de M. Hawkins­ de nommer, à l’instar d’un conducteur désigné lorsque l’alcool coule à flots, un surveillant désigné lors des fêtes où sont réunis plusieurs invités.

Car, rappelle le DG de Société de sauvetage du Québec, ce contexte est souvent à risques puisque tous tiennent un peu pour acquis que les autres ont un œil sur les enfants, qui se retrouvent finalement à n’être surveillés par personne, ou alors de façon inappropriée.

« Quand on a un mandat de surveillance, ce n’est pas le moment d’être sur son téléphone, de jouer dans ses plates-bandes, de tondre le gazon ou de s’occuper des invités », rappelle M. Hawkins.

Bien sûr, on peut alterner les surveillants, question que tous y trouvent leur compte et profite un peu de la fête, mais lorsqu’on est en devoir, on ne fait que ça, insiste-t-il.

Flotter

Autre astuce : si un jeune ne sait pas encore nager, on peut lui apprendre d’abord à flotter, question qu’il soit au moins en mesure de se maintenir à la surface sans trop d’efforts. « C’est de plus en plus une approche qu’on préconise, d’enseigner aux enfants à se mettre en position dorsale, de pencher leur tête vers l’arrière et de prendre le contrôle de leur respiration. »

M. Hawkins met par ailleurs en garde contre notre tendance à surestimer notre capacité à savoir nager. « Savoir se baigner est une chose, savoir nager en est une autre », précise-t-il.

Pour affirmer savoir nager, une personne doit être capable d’effectuer une entrée dans l’eau par roulade, question de démontrer qu’il sait s’orienter après une chute inattendue, il doit pouvoir nager sur place pendant au moins une minute et se déplacer sur une distance de 50 mètres.

À la fameuse question « à quel âge mon enfant peut-il se baigner seul ? », la Société de sauvetage du Québec n’a pas de réponse autre que « fiez-vous à votre jugement ». « Je renvoie souvent la question en demandant aux parents “à quel âge le laisse-t-on jouer seul dans la rue ? ” Ça dépend de chacun. »

Attention, pour terminer, au faux sentiment de sécurité. Ce n’est pas parce qu’un tout-­petit porte son flotteur qu’il est à l’abri de la noyade, et ce n’est pas parce qu’un plus vieux sait nager que la témérité ne le poussera pas au-delà de ses capacités, ou même à défier les règles jusqu’à tenter de plonger tête première dans 3 pieds d’eau, avertit encore M. Hawkins.

Sur ce, bonne et heureuse baignade !

En famille

La réussite passe par le ménage

Paraît que les ados de 13 ans, ça s’emmerde l’été. Je n’en suis pas encore là avec mes enfants toujours en âge de s’émerveiller devant un simple papillon, mais j’ai entendu les échos de bien des parents. Trop vieux pour aller au camp de jour, trop jeunes pour travailler légalement, paraîtrait que ces êtres en transition ne savent pas quoi faire de leur corps en pleine mutation une fois le dernier examen remis.

Personnellement, je me souviens très bien de l’été de mes
13 ans. C’était à une autre époque, j’en conviens. Les écrans ne s’étaient pas encore multipliés dans les foyers, imaginez ! Mais cet été-là, croyez-moi, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer.

Cet été-là, j’ai appris à me débrouiller. Ma mère avait subi une opération qui l’avait clouée au lit pendant six longues semaines. J’étais devenue, par la force des choses, maîtresse de maison intérimaire. Je m’étais retrouvée chef de famille, directrice du département des tâches ménagères et présidente du clan fraternel.

J’ai alors apprivoisé les fourneaux, fait connaissance avec le lave-vaisselle, découvert les secrets de la laveuse et fraternisé avec l’aspirateur. En parallèle, j’ai également développé de solides compétences en gestion de crisesssssssss auprès de mes trois frères, plus jeunes, ainsi qu’un certain talent de GO.

Je n’ai obtenu aucun diplôme à la fin de ce contrat imposé. Encore moins une rémunération au-delà d’un simple « Merci » venant du fond du cœur de ma chère maman. Mais le moins qu’on puisse dire, c’est que je suis ressortie grandie de cette « épreuve ».

Et savez-vous ce que je retiens de cette expérience qui m’a propulsé dans le monde des « grands », outre les très utiles connaissances de la gestion du quotidien ? C’est le souvenir que je n’ai pas détesté ça du tout ! J’irais même jusqu’à dire que j’ai passé du bon temps.

Éthique de travail

Si je vous parle de tout ça, c’est que je suis tombée par hasard sur un article intitulé Donner des corvées à vos enfants contribue à leur réussite.

Selon une étude de l’Université Harvard rendue publique il y a quelques mois, les enfants qui aident le plus à la maison sont ceux qui réussissent le mieux dans la vie. « Le succès professionnel est lié aux tâches ménagères réalisées lorsqu’on est encore enfant », affirme-t-elle.

Car ménage, rangement et préparation des repas développent leur sens des responsabilités, leur apprennent à faire des choses même quand ils n’en ont pas envie et leur enseignent à organiser leur temps, notamment. Chaque coup de balai est, en quelque sorte, un pas de plus vers l’obtention d’un MBA (bon, j’exagère peut-être un peu !)

Dans cette étude qui s’étend sur 75 ans, les chercheurs ont identifié deux facteurs essentiels au bonheur et au succès. Le premier : l’amour. Le second : l’éthique de travail. 

Et la meilleure façon d’apprendre une éthique de travail, selon les expériences des 724 répondants de l’étude — parmi eux se trouvent notamment le président Kennedy et l’ancien rédacteur en chef du Washington Post Ben Bradlee —, ce sont les tâches ménagères effectuées lorsqu’on est enfant.

« En sortant les poubelles ou en faisant le lavage, les enfants réalisent que dans la vie, ils doivent travailler. […] En lui confiant ces corvées, vous lui montrez que certains travaux doivent être faits. Vous lui apprenez le sens du travail d’équipe et de la coopération », fait valoir Julie Lythcott-Haims, auteure du best-seller Comment éduquer un adulte.

Autonomie, indépendance et débrouillardise s’en trouvent ainsi renforcées. Sans compter que les tâches qu’ils font, c’est du travail en moins pour nous, parents, n’est-ce pas ?

Déléguer

« Attends, t’es sérieuse, là ? Et négocier la crise qui survient immanquablement à la simple demande de vider le lave-vaisselle. Argumenter jusqu’à ce que mort s’ensuive si on ose ordonner de ranger leur chambre, c’est pas du travail, ça ? », vous entends-je déjà penser ? « Et devoir recommencer parce qu’ils ne l’auront pas fait comme il faut ! As-tu déjà admiré une salle de bain nettoyée par un kid de dix ans ? »

Vrai. J’ai moi aussi envie de pleurer juste à imaginer comment ma demande de ranger ses jouets sera reçue par ma fille de cinq ans. Et que dire du résultat de cette demande obtenu à grands coups d’argumentations dignes des meilleurs avocats en ville, d’excuses bidons et de larmes de crocodile...

Mais pour éduquer, il faut apprendre à déléguer. Il faut, comme parent, apprendre à faire avec, sinon accepter un job effectuée so-so par quelqu’un de moins expérimenté, mais qui gagnera en savoir-faire un peu plus chaque jour. 

Comme le dit si bien Julie Lythcott-­Haims, « en leur demandant de faire certaines tâches, les enfants apprennent qu’ils doivent contribuer au travail de la maison. Qu’il ne s’agit pas seulement de leur petite personne et de ce qu’ils veulent dans le moment ».

Partager les tâches ménagères, ça sert aussi à ça : à développer son sentiment d’appartenance à la famille, à se sentir utile et compétent, à être sensible aux valeurs d’entraide et de solidarité. Des qualités essentielles non seulement dans le monde du travail, mais dans la société en général.