Pas le temps de niaiser!

CHRONIQUE / Nos cernes et la longueur du poil sur nos jambes nous le rappellent quotidiennement, mais voilà qu’une étude vient de confirmer qu’en prenant compte des obligations familiales, les mères qui ont un emploi à l’extérieur à temps plein ne cessent pratiquement jamais de travailler. Sauf quand elles dorment.

Pour faire une histoire courte, c’est comme si on avait deux emplois à temps complet et que nos semaines de travail comptaient entre 98 et 100 heures.

À vouloir tout faire au travail comme à la maison, il nous resterait, en moyenne, 7h49 min par semaine pour — un peu — penser à nous. Ça, c’est 1h7 min par jour. Même pas le temps d’écouter un film au complet ! Et ça, c’est quand on ne fait pas d’overtime. Nulle part.

Pas le temps de chercher de midi à 14h comment investir tout ce temps libre, sinon on se réveille et il nous reste à peine 53 minutes de lousse.

Pas le temps de chômer. Faut que ça roule. Go, GO, GOOO!

Ça donne le goût d’enfanter au boutte, non?

Bien sûr, je fais partie de ces mères qui ont entre 98 et 100 bonnes raisons d’être fatiguées le vendredi, vers 16h58, en entamant le chiffre du week-end.

Cette nouvelle est donc loin d’être un scoop.

Ce qui m’a toutefois étonnée dans cette curieuse étude commandée par Welch (les jus (?)), c’est de voir à quoi les mères sondées avaient recours pour rester saines d’esprit et arriver à passer à travers leurs semaines debout.

Les mamans — elles étaient 2000 Américaines, mères d’enfants âgés entre 5 et 12 ans — ont classé Netflix, le vin, les grands-parents et les gardiennes fiables, comme «outils» leur facilitant (lire sauvant) la vie.

Le vin arrive en deuxième position!

Moi qui croyais être la seule à avoir vu sa consommation de pinot grigio augmenter au fur et à mesure que mes filles grandissent.

Je mens. Depuis que j’ai assisté au show de la Mère ordinaire (Bianca Longpré) à Bromont cet hiver, je sais que je suis loin d’être seule à profiter de mes week-ends pour découvrir ce que la Vallée de la Loire, l’Alsace, l’Australie, voire l’Afrique ont à offrir en matière de vins blancs.

Ce soir-là, sur environ 500 femmes présentes, je pense qu’il s’est bu, sans farce, 300 bouteilles de vin!

Le concept fonctionne à planche pour cette mère blogueuse que la vie de famille a convertie en humoriste. Elle annonce une «soirée de filles, pas de chum, pas d’enfants avec show d’humour de mère, DJ, danse, drinks et party!»

Des vacances all inclusive le temps d’une soirée. Y’a pas une mère au Québec qui va dire non à ça ! Ne manquait que le soleil dans le sous-sol du Château et l’accès au spa pour que la soirée soit su’a’coche.

Ce que j’ai appris lors de cette «pseudo-conférence accompagnée d’une présentation PowerPoint poche», c’est que les mamans d’aujourd’hui, on se trouve toutes dans le même bateau.

Et si on boit un peu le week-end, c’est pour éviter le mal de mère!