Entre les lignes

Si on se couchait moins niaiseux !

CHRONIQUE / Quand le mercure chute de façon phénoménale, vous remarquerez qu’il y a toujours quelqu’un, quelque part, pour dire qu’il fait « un froid de canard ! » Mais d’où sort cette drôle d’expression ?

Dire qu’il fait un froid de canard ferait allusion au temps glacial qu’il fait normalement au moment de la chasse aux canards, l’automne et l’hiver, en Europe. Quand le froid s’installe, les oiseaux s’envolent vers le Sud, vers leurs quartiers d’hiver situés en Espagne ou en Afrique. Pendant cette migration, ils sont toutefois la cible de chasseurs. Comme ceux-ci doivent attendre de longues heures au grand froid qu’un oiseau se pointe dans l’eau gelée des marais ou des étangs pour boire ou se reposer, ils ont, croit-on, imaginé cette expression.

Chroniques

Une autre façon de dire « Je t’aime »

CHRONIQUE / La ligne terrestre à la maison, on n’y répond presque plus. Et encore moins quand le numéro sur l’afficheur ne sonne de cloche à personne.

Mais un soir à l’heure du souper (un classique !), à ma grande surprise, mon chum a décidé de décrocher. Ma stupéfaction a fait un bond supplémentaire quand il m’a demandé si je connaissais mon numéro d’assurance sociale par cœur. La série de neuf chiffres, MA série de neuf chiffres, il l’a ensuite répétée à son interlocuteur !

Entre les lignes

Crier au loup

CHRONIQUE / Un lecteur m’a fait part d’une jolie pensée du Dr Wayne Walter Dyer la semaine dernière.

Un grand-père discutait avec son petit-fils et lui expliquait la chose suivante : « Il y a deux loups qui hurlent en moi, disait-il. Le premier est rempli de colère, de haine, de rancune et, essentiellement, de vengeance. Le second est rempli d’amour, de bonté, de compassion et même de miséricorde. »

Entre les lignes

Merci, merci !

CHRONIQUE / C’est rare qu’on voie ça, mais dernièrement, j’ai chaleureusement remercié le policier qui m’a remis une contravention pour excès de vitesse. Deux fois plutôt qu’une, en fait.

Ce midi-là, j’ai quitté le bureau par le même chemin que j’emprunte jusqu’à trois fois par jour, cinq jours par semaine. L’école primaire dont nous sommes voisins, je sais qu’il faut passer devant len-te-ment. Allez savoir pourquoi, cette fois-là j’avais la tête ailleurs ; j’ai eu le pied un peu trop pesant, mais je ne m’en suis aperçue seulement une fois le nez devant l’auto-patrouille.

Entre les lignes

Curieux fouineurs

CHRONIQUE / Dans la tête de plusieurs, le journaliste est une personne qui a toujours le nez fourré partout. C’est un être qui cherche à tout savoir sur tout. Un curieux de nature. Une fouine. Dans mon cas, pour la fouine, on repassera.

Curieusement, je ne semble pas intéressée par les mêmes choses que mes compatriotes.

Entre les lignes

Mon ami... Mary Poppins

CHRONIQUE / « Maman, il serait temps que tu reviennes. Papa est vraiment gossant. En plus, il a passé la journée avec une de tes robes sur le dos et a insisté pour que je l’appelle Claudine. Il a dit que ça allait être notre petit secret. Reviens pis ça presse. »

Cet « appel à l’aide », je l’ai lu sur Facebook au retour des Fêtes. Il était accompagné d’une photo, celle d’un beau bébé joufflu de sept mois, l’air tristounet, tenant une pancarte sur laquelle on pouvait lire le mot HELP. Le E inversé.

Entre les lignes

Le bonheur des uns...

CHRONIQUE / Véronique nageait en plein bonheur l’autre soir. Tellement qu’elle a tenu à partager son doux moment sur Facebook en l’accompagnant d’une photo. Elle venait de recevoir son autocollant sommant les camelots de ne plus laisser de Publisac devant sa porte. Elle était contente. Et sa joie, comme c’est souvent le cas sur les réseaux sociaux, a vite fait des envieux et est devenue contagieuse.

— Tu l’as eu comment ? lui a demandé une amie commune, visiblement intéressée à l’imiter. En fait, une dizaine de personnes l’ont été. Rapidement à part ça.

Entre les lignes

La fée bricoleuse

CHRONIQUE / On s’en souvient. Comme tous mes jeux de lumière extérieurs se sont éteints un après l’autre quand j’ai tenté de les accrocher à ma galerie en 2015, depuis, ils brillent par leur absence. Deux ans plus tard, j’éliminais notre lutin. Malgré tout, la magie de Noël ne m’a jamais complètement quittée.

L’an passé, j’ai fabriqué un beau calendrier de l’Avent à ma petite à partir d’enveloppes destinées à envoyer des faire-part. Elle n’y a vu que du feu. Devant l’énorme succès qu’a connu mon bricolage, j’ai remis ça à l’horaire cette année. Et cette fois, j’y ai donné la claque ! Je n’ai pas fabriqué un, pas deux, mais trois calendriers de l’Avent ! Un pour la grande. Un pour la petite. Un pour le chum (aidée de notre petite). Une vraie fée bricoleuse de Noël.

Entre les lignes

Bouffées de bonheur

CHRONIQUE / Le congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) avait lieu récemment à Québec. Mais je n’y suis pas allée. En fait, je n’y suis jamais allée. Même si je vais bientôt célébrer 18 ans de carrière, je n’ai jamais été membre. Mais je songe sérieusement à y adhérer l’an prochain. Pourquoi ? Cette année au congrès, pour la première fois, il y avait du karaoké ! Une nouveauté qui a connu un grand succès. Selon mes sources, le phénomène, qui remplaçait le traditionnel gala, a même des chances de devenir une tradition. La bonne nouvelle !

J’adore chanter. J’ai même, un jour, dans une autre vie, suivi des cours de chant. Je me revois en train de pratiquer Je vouuuudrais vou-oi-oir la mè-èrrrrrrr dans la chambre d’amis de mon 4 1/2... il y a 20 ans. Le but n’était pas que ça débouche sur une carrière internationale. Je voulais simplement acquérir un peu de technique. D’ailleurs, je dirais que ma version de Angel de Sarah McLachlan, à l’époque, n’était pas piquée des vers.

Entre les lignes

Blancs comme neige, vraiment ?

CHRONIQUE / Décembre arrive, vous devez donc commencer à le sentir, non ? Pour vous aider à trouver de quoi je parle, je vous dirais que ça a le même effet, sur nos épaules, qu’une bonne bordée de neige pelotante sur les branches d’une haie de cèdres de 12 pieds : ça pèse lourd. Quoi ça ? Le poids des consignes des écolos pour nous éviter qu’on anéantisse la planète à coup de scotch tape et de rubans frisés le 24 au soir.

Un Noël zéro déchet...