Abonnez-vous à nos infolettres. Obtenez en plus et assurez-vous de ne rien manquer directement dans votre boîte courriel.

Entre les lignes

Le chant des abeilles

CHRONIQUE / Le phénomène ne m’était pas arrivé depuis longtemps. J’aurais d’ailleurs dû ne pas y penser et encore moins m’en réjouir, car on dirait que c’est ce qui l’a provoqué... Depuis quelques jours, j’ai souvent des paroles ou des bouts de chansons qui tournent en boucle dans ma tête.

Dans le coin droit. Près du front. La phrase Ça fait longtemps, mille ans peut-être, de la chanson Le rendez-vous de Valérie Carpentier, que je n’ai jamais écoutée au complet de ma vie, m’a suivie toute une journée récemment. Le surlendemain, c’était le refrain complet de 23 décembre, de Beau Dommage.

Entre les lignes

Faites-le devant vos enfants!

CHRONIQUE / Comme l’orang-outan de Sumatra, je suis une espèce en voie de disparition. Pas parce que j’habite toujours avec le père de mes enfants après 22 ans et demi de vie commune. Non. Parce que moi, mes tasses à mesurer, mes cuillères en bois, ma batterie de cuisine et mon rouleau de papier parchemin, je m’en sers !

À l’approche de Noël, le MAPAQ, à partir des données d’AC Nielsen, présente toujours un portrait de nos habitudes de consommation pour la dernière année complète. Du dernier rapport encore tout chaud, Sylvain Charlebois, directeur du laboratoire des sciences analytiques agroalimentaires, professeur en distribution et politiques agroalimentaires à l’Université Dalhousie et chroniqueur dans La Voix de l’Est, en a fait sa chronique le week-end dernier.

À LIRE AUSSI: Ventes alimentaires: les chiffres ne mentent pas


Entre les lignes

Bas blancs et écaille de tortue

CHRONIQUE / Avez-vous remarqué que le monde de la mode était cul par-dessus tête depuis quelques années ? Toutes les lois non écrites qu’on ne devait pas défier à une époque pas si lointaine sont désormais violées, et ce, allègrement.

Maintenant, les jeunes se promènent avec des bas blancs mi-mollet dans leurs sandales Adidas, l’hiver. En fait, le bas blanc semble carrément « in » présentement. C’est sidérant. Des femmes marient le legging au chandail court pendant que d’autres enfilent des chaussettes dans leurs escarpins. Après s’être fait répéter toute notre jeunesse que le fait de porter du marine avec du noir était un sacrilège, aujourd’hui, voilà que les deux couleurs s’agencent parfaitement. Même chose pour le mélange rouge/rose ou encore rose/orange, pour ceux et celles qui aiment le look Dora l’exploratrice. Même le sac banane est revenu en force dernièrement. Qui l’eut cru ?

Entre les lignes

Le monde à l’envers

CHRONIQUE / Une de mes amies aime s’informer sur tout ce qui concerne la famille royale. Ce qui se passe entre les murs du palais de Buckingham, les chicanes entre les souverains britanniques, la passion de la reine pour les chiens et les chevaux, et les outfits des princesses Kate et Megan ; tout l’intéresse. Quand c’est tranquille du côté de la monarchie, elle aime bien lire sur ce qui se passe dans la vie de Céline Dion.

Moi, j’avoue aimer regarder des vidéos d’Ellen Degeneres avec ses invités. Je la trouve drôle. Mais ce qui me passionne par-dessus tout, c’est d’écouter des capsules sur la façon d’utiliser des objets de la vie de tous les jours pour mieux en ranger d’autres.

Entre les lignes

Archives et loi obscure

CHRONIQUE / Monsieur Robichaud m’écrit l’autre matin. Il avait rédigé une lettre ouverte en décembre 1989 ou janvier 1990, il ne se souvenait pas très bien de la date de publication, alors il souhaitait venir fouiller dans nos archives pour la retrouver.

Puisque nos vieilles éditions de La Voix de l’Est jaunies par le temps ne sont pas accessibles au public, j’ai décidé de lui rendre service et de chercher quelques minutes. Je n’ai pas trouvé ce que je cherchais, mais je suis tombée sur des trucs fort intéressants.

Entre les lignes

Découvrir sa vraie nature... au fond d’un bac bleu

CHRONIQUE / Dans la catégorie des gestes aussi absurdes qu’inutiles que je pose parfois, comme celui de regarder dans mon mouchoir après m’être mouchée, je jette toujours un coup d’œil dans mon bac bleu avant de le remettre à sa place les jours de collecte. Je l’ai fait pas plus tard que la semaine dernière. Il était vide. Ou presque.

Dans le fond, il ne restait qu’une page de journal, un bout de boîte de céréales en carton et une petite feuille sur laquelle on pouvait lire : Chéri, mets les serviettes dans la sécheuse en arrivant stp. Merci ! xxx

Entre les lignes

Style, genre, comme...

CHRONIQUE / Un jour, j’étais adolescente, ma mère a décidé de consulter un diseur de bonne aventure. Comme ça. Pour le plaisir. Une espèce de clairvoyant capable de contempler l’avenir dans notre date de fête et l’heure de notre naissance. Pour nous partager ce que ce grand devin devant l’éternel logeant dans un 3 1/2 semi-meublé avait vu, elle l’avait enregistré sur une cassette.

Ce qu’il a dit sur moi? Honnêtement, je ne m’en rappelle pas. Faudrait que je la réécoute, mais quelque chose me retient, car le seul souvenir resté intact de cet événement surnaturel, c’est qu’il avait la fâcheuse manie de répéter sans cesse «C’est pour ça que je vous dis ça, comme ça, en tant que tel!» Chaque deux mots!

Entre les lignes

Le choix

CHRONIQUE / Lundi matin, 6 h 25. Élections fédérales : l’heure des choix a sonné. C’est le titre que je dois mettre en ligne. Je m’exécute, mais une partie de la phrase s’accroche dans ma tête et se met à y tourner en boucle. L’heure des choix a sonné. L’heure des choix a sonné… Ces cinq mots me hantent.

Oui, ce jour-là nous devions en faire un d’importance. Nous avions à tracer un X à côté d’un nom lié à une personne collée à un parti. Mais, il y avait autre chose.

Entre les lignes

Les temps sont durs...

CHRONIQUE / L’autre jour, un de mes oncles se rend chez le médecin pour un examen de routine.Alors qu’il parlait du mal qui le tiraillait, le docteur lui demande de déterminer depuis à peu près combien de temps ce symptôme l’afflige.

— Depuis une p’tite secousse, qu’il lui a répondu.

Bon. Les médecins ont beau avoir plusieurs années d’études universitaires derrière le stéthoscope, très peu ont, en parallèle, complété une formation en sismologie.

C’EST COMBIEN DE TEMPS, ÇA, UNE P’TITE SECOUSSE ?

Des fois, on peut aussi entendre les gens dire « depuis u’n’escousse ! ». Une drôle d’expression qui fait référence à une période de temps... indéterminée. 

Une secousse, au sens actif du terme, signifie une « oscillation du sol lors d’un tremblement de terre ». Ça dure combien de temps, ça ? Quelques secondes ? Deux, trois minutes ? 

Quand le mot secousse prend un sens temporel, on parle d’un « bon bout de temps ». D’un laps de temps plus long que court, normalement. Mais on parle d’heures ? De jours ? De mois ? 

Répondre qu’on a mal depuis u’n’escousse, c’est comme dire qu’on souffre depuis « un boutte ». Depuis « longtemps ». Depuis « un certain temps ». C’est aussi peu clair. 

Des fois, je me demande si ce n’est pas une façon de minimiser les choses. De ne pas dramatiser. Une tendance très à la mode chez les personnes âgées, vous remarquerez.

J’y pense. Histoire d’être moins flou, mon oncle devrait revenir aux dodos. Comme les enfants.

— Vous souffrez depuis combien de temps Monsieur Chose ?

— Bah, ça fait au moins huit gros dodos certains !

Être son médecin, me semble que je serais fixé.

C’est comme ma grande. Au souper récemment, elle nous racontait qu’elle avait croisé une amie du primaire.

— Ça faisait 10 000 ans que je ne l’avais pas vue ! qu’elle nous a lancé.

Des fois c’est 100. Le lendemain c’est 1000. C’est selon, mais elle utilise souvent un gros chiffre qui frappe fort. 

— Ça fait 1000 ans que je cherche ces pantalons-là !

— Ça fait 100 fois que je t’appelle sur ton cell !

Ici, on donne un aspect quasi d’éternité à quelque chose qui, dans les faits, ne s’est pas allongé sur une si longue période de temps. En fait, c’est souvent pour marquer quelque chose qui s’est répété peu de fois. C’est de l’exagération pour monter que ça fait vraiiiiimmmmment longtemps qu’elle cherche ou qu’elle appelle. Difficile, toutefois, de savoir précisément combien de temps les pantalons ont quitté son champ de vision et combien d’appels elle a véritablement logés. 

Pour la clarté, on repassera. 

De toute façon, très peu d’expressions loufoques faisant référence au temps qui passe sont précises. On n’a qu’à penser à « ça fait un bail ! », ou encore à « ça fait des lustres ! ».

Savez-vous ça représente combien de temps, vous, un lustre ?

D’ailleurs, qu’est-ce que les lustres viennent faire là-dedans ? 

Sachez que ça n’a rien à voir avec ceux en cristal suspendus au plafond du château de Versailles. Au XVIIe siècle, un lustre, employé au singulier, représentait une période de cinq ans. Dire que ça fait des lustres qu’on s’est vus, illustre donc que ça fait, au moins, plus de dix ans... Mais qui sait ça ? Pas grave, on aime lancer cette expression de temps et temps.

Comme tout est dans tout, en écrivant ce texte, je suis tombée sur une publicité intitulée Le temps, selon André Sauvé. Une pub de Re/Max. 

À sa façon, il y aborde la signification de mots temporels et leur durée variable, donnant lieu, bien sûr, à un texte savoureux. 

« Une période, c’est plus long qu’un instant ou un moment », nous fait-il entre autres remarquer tout en roulant ses R.

Donc si une madame au téléphone nous met en attente et nous dit « attendez une p’tite période, là non, qu’il poursuit. La p’tite musique poche, y’a une limite ! »

Prenez un moment pour l’écouter. C’est tellement juste et brillant. Je vous ai déjà confié que j’aimais cet homme d’un amour inconditionnel ?

Oui. Et croyez-moi, ce n’est pas d’hier.

Entre les lignes

D’un trésor à l’autre

CHRONIQUE / On a souvent tendance, comme parent, à «s’impliquer» dans les travaux scolaires de nos enfants. En fait, le degré d’implication est inversement proportionnel à leur âge.

Quand elle était en troisième année du primaire, ma grande, alors petite, devait parler de son livre préféré devant sa classe. Nommer l’auteur, l’illustrateur. Raconter l’histoire. Présenter les personnages. Je m’en rappelle comme si c’était hier, car... j’avais tellement dirigé son choix !

Entre les lignes

Ah! Les fraises et les framboises...

CHRONIQUE / Il y a neuf ans, plus précisément fin septembre 2010, je racontais dans cette chronique comment une façon de faire ancrée dans mes gènes et dans mes gestes depuis plus de 30 ans venait d’être anéantie.

Moi qui avais toujours pris soin de tourner les pommes sur elles-mêmes pour les cueillir, je venais d’apprendre que ma technique était aussi erronée que dramatique. Désormais, «on tire en donnant un p’tit coup», qu’une dame nous avait dévoilé en prenant bien soin de spécifier que notre «approche rotationnelle» pouvait aller jusqu’à «TUER LE POMMIER»!

Entre les lignes

La menuisière de papier

CHRONIQUE / Dans nos rangs, au journal, on compte une poète. Une jeune femme qui marche aussi lentement qu’elle parle, mais dont les mots ne dépassent jamais sa pensée. Une calme avec un doux sens de l’humour. Un jour, elle rédige des articles. Le lendemain, elle corrige les nôtres. Les bricole. L’écriture l’habite, la nourrit, la transporte. Ses mots préférés sont rocambolesque, lune, bucolique, houle.

Billie-Anne a souligné récemment, sans tambour ni trompette (vous l’aurez deviné, ce n’est pas du tout son genre) qu’elle travaillait avec nous depuis un an. Déjà. Une année que cette fille du coin promène sa plume dans le quotidien de son patelin. Elle avait de quoi être fière. Et nous aussi.

Nos visages lui ont signifié. Mais dans nos têtes, nous avons tous souhaité, en silence, qu’elle puisse souffler sur deux bougies l’an prochain. L’inquiétude nous habite. Elle ronge aussi Billie. Elle a couché sur papier son tourment. Ce n’est pas un article. Ni un poème. C’est plus une chronique. Son humeur. Pour ce très beau texte, elle est devenue la partie d’elle qu’elle surnomme « Billie-Âme ».

Entre les lignes

Sortie aux fraises impromptue

CHRONIQUE / J’aime les expressions colorées. La dernière que je glisse parfois dans les conversations pour dérider mon auditoire, quand ça s’y prête, c’est : « Oh boy, elle est aux fraises ! » Bien sûr, selon la situation, celle-ci se masculinise.

Un idiotisme botanique ou fruitier bien placé, c’est toujours très drôle.

Entre les lignes

Je te salue Mariana

CHRONIQUE / Très peu de gens le savent, mais mes dents ne sont pas parfaites. Non. Je n’ai pas une occlusion idéale, comme on dit. Au contraire, je « souffre » d’une malocclusion de type classe II, division 1.

En français, ça veut dire que ma mâchoire inférieure est un peu trop reculée par rapport à ma mâchoire supérieure, ce qui fait que j’ai les dents d’en haut un peu plus avancées. Pas digne de Freddie Mercury ou encore de Bugs Bunny, mais comme... très peu de gens payés pour passer à la télé, finalement. Très peu, parce que la plupart ont les dents impeccablement alignées. Comme s’ils avaient tous consulté le même spécialiste travaillant avec le même moule.

Entre les lignes

Tout est dans tout...

CHRONIQUE / Malheureusement, je n’ai pas eu le plaisir de connaître mon grand-père paternel. Tout ce que je sais de lui vient, bien sûr, d’anecdotes et de souvenirs racontés par mon père.

Hormidas Gaboriault, que tout le monde appelait Midas, est né le 28 novembre 1908, à Farnham. C’était un samedi.

Entre les lignes

Le clown garde espoir

CHRONIQUE / Ce n’est un secret pour personne, le but de cette chronique est de vous amener ailleurs. De vous éloigner de l’actualité. De vous faire rire, réfléchir, décrocher. Pour y arriver, je m’abreuve à mon quotidien. À celui de ceux et celles qui m’entourent. Je m’inspire de ce qui m’habite.

Début août, pour prendre de l’avance, j’avais commencé un texte sur le fait que mes filles ont souvent peur de leur ombre. Deux anecdotes avaient d’ailleurs marqué la semaine et je souhaitais, en riant de nos travers familiaux, comme toujours, explorer le phénomène qui, je sais, se répète sans doute dans bien d’autres foyers.

Entre les lignes

La chance du grand singe

CHRONIQUE / Lors d’une visite à l’hôpital Sainte-Justine, récemment, ma grande et moi avons eu le sentiment de jouer dans la campagne publicitaire de Loto-Québec #tudevraisacheter-un 6/49. Pas parce qu’elle a eu la chance de voir de nombreux spécialistes en un temps record. Non. À cause du jeu Trivia Crack.

Pour « monter Montréal », on passe toujours par l’autoroute 10. C’est plus rapide que la 112.

Entre les lignes

Six petits plants aux propriétés époustouflantes

CHRONIQUE / En croisant récemment un abri de jardin 10x10 qui servait de kiosque à deux ados employés pour vendre des bleuets dans une rue passante, je me suis dit que leur patron devait en vendre en mozus pour se permettre de payer deux personnes au salaire minimum pendant des journées entières. Mais peut-être avait-il simplement compris quelque chose qui m’avait jusque-là échappé...

Avec mes six petits plants de bluecrop, j’ai, moi aussi, déjà pensé sortir ma table pliante couverte de ma plus belle nappe achetée chez Simons pour vendre mes bleuets aux passants. Mais avec le temps que ça prend pour cueillir l’équivalent d’un pot de crème glacée Coaticook érable et noix, il me faudrait proposer mes petits fruits à un prix exorbitant. Difficile de faire compétition aux prix offerts en épicerie, que je me disais.

Entre les lignes

Parlons tempête de neige...

CHRONIQUE / On n’aurait jamais cru le phénomène possible, celui-ci nous ayant atteints jusqu’aux os. Pourtant, on l’a oublié. Quoi ça ? Le fait que l’hiver dernier nous a fait traverser 11 vagues de froid intense. Le 19 janvier, avec le vent, on pouvait ressentir -36 degrés Celsius. Valait mieux être équipé en crémone ! L’hiver a été froid, long et neigeux. Pénible, en fait. Mais c’est drôle, depuis quelques semaines, c’est comme si rien de tout ça n’avait eu lieu. Même notre lombago né d’une séance de pelletage de neige molle semble à des années-lumière derrière nous. La nature est si bien faite.

Vous avez eu chaud en juillet ? La canicule vous est rentrée dedans ? Je sais, je sais. Plusieurs préfèrent le froid à la chaleur, car pour se réchauffer, suffit simplement d’ajouter quelques couches de vêtements. Quand il fait chaud, une fois vêtu d’un Speedo Aquablade, difficile d’en enlever davantage. Ce constat, je l’entends chaque été, car autour de moi plusieurs fuient le soleil et la chaleur. Moi, j’adore les deux. C’est vrai, la canicule, c’est intense. Mais ça ne dure tellement pas longtemps. Je vous jure qu’en décembre prochain, vous aurez tout oublié. Peut-être même dès novembre.

Entre les lignes

À la recherche de la chanson velcro

CHRONIQUE / La mémoire est une faculté qui s’effrite. Ça, tout le monde le sait. Mais avez-vous déjà assisté à un épisode d’oubli collectif? Le genre de situation où tous les gens présents se creusent la tête simultanément pour trouver un souvenir censé tous les habiter, mais que ce dernier leur file entre les doigts. À TOUS !

J’ai eu le plaisir (car au final, c’est très drôle), de vivre ce phénomène récemment.

Entre les lignes

J’haïs la coriandre!

CHRONIQUE / On est allé dîner au resto l’autre midi. Un petit bistro sympa de la rue Principale dont le nom peut quasiment se lire dans les deux sens. Surtout après avoir enfilé quelques-uns de ses cocktails colorés desquels parfois s’échappe de la boucane.

Dans ce resto, le menu se lit comme un poème. Gnocchis crémeux aux épinards et aux pois verts, tuile au poivre de Sichuan / Raviolis farcis aux champignons porcini et vin de Marsala, sauce crémeuse aux champignons et au fond de veau maison / Tartare de saumon à la polonaise au gras de canard, accompagné d’endives braisées au caramel salé et de rubans de céleri-rave.

Ces lieux qu'on aime

Ces lieux qu'on aime: le paradis troué

CHRONIQUE / Un commerce, un coin de rue ou un parc méconnus, un endroit pour rencontrer ou relaxer : les villes regorgent de lieux qu’on aime, souvent loin des circuits plus traditionnels. Cet été, les chroniqueurs des six journaux de Groupe Capitales Médias vous amènent à la découverte de ces petits trésors, de Québec jusqu’en Outaouais, de la Mauricie à l’Estrie ou au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Rendez-vous chaque jeudi de l’été.

La première fois, je n’étais ni habillée ni chaussée pour l’occasion. Normal, je m’en allais bruncher. C’est ma sœur et son amoureux, en sortant du resto, qui ont proposé de nous initier. Finalement, malgré ma robe soleil, je me suis débrouillée de brillante façon.

Entre les lignes

Des ados dans la ouate

CHRONIQUE / On attendait dans la file du Urban Planet aux Outlets de Bromont depuis un trop long moment pour payer deux paires de shorts en jeans 50 % Off quand ma grande a réussi à enterrer la musique qui me tapait sur les nerfs en me demandant si, dans mon temps, il existait des boutiques du genre. Des fois, j’ai l’impression qu’elle pense que je suis née en 1872.

— Euh... aussi grosses ? Pas tant, non, que je lui ai annoncé.

Entre les lignes

L’orgasme de l’oiseau moqueur

CHRONIQUE / « Profites-en, Isa. Moi, ça fait super longtemps que j’en ai eu un... » Ces paroles sont celles d’une collègue jalouse. Cet après-midi-là, je n’avais pourtant reçu ni bouquet de fleurs ni compliment. Ce qu’elle m’enviait, c’est le fou rire qui venait de me frapper de plein fouet.

Pour vous mettre en contexte, au bureau, on parlait de « faire son épicerie ». Il était question d’endroits et de moments pour le faire. Une conversation somme toute banale, commune dans tous les bureaux. Tous les jours. Dans la discussion, j’attendais toutefois le moment idéal pour me moquer d’un collègue qui, un jour, avait partagé avec nous son grand plaisir d’arpenter les allées d’un supermarché en-prenant-tout-son-temps. À l’écouter, le temps passé à se promener entre les céréales et les cannes de soupes aux pois représentait le highlight de sa semaine. Pauvre lui. Il ne m’en fallait pas plus pour profiter du sujet pour lui balancer en pleine poire à quel point il menait une vie plate. Un sourire dans la voix, bien sûr.

Entre les lignes

Autour de la Keurig

Le livre «The You Code» ne date pas d’hier et les critiques de certains lecteurs publiées sur les Internet ne sont pas toutes tendres. Malgré tout, je pense bien le lire. Je le classerai ensuite dans la catégorie des lectures légères et divertissantes. De quoi ça parle ? Les auteurs y dévoilent ce que certaines de nos habitudes nous apprennent sur nous.

Par exemple, notre façon de manger un spaghetti ou celle de ranger notre bureau en diraient long sur notre personnalité. Ce que nous mettons dans notre sandwich au jambon ou le genre d’émissions de télé qu’on écoute aussi.

Spécialisés dans l’analyse du langage du corps, ils y abordent également, paraît-il, ce que nos préférences en terme de café révèlent sur nous. Adeptes du café latté ou du cappucino, sachez qu’une seule tasse de votre boisson préférée peut révéler à la face du monde si vous êtes anxieux, immatures, extravertis ou raffinés.

Entre les lignes

Des fois, une bonne tape...

CHRONIQUE / L’autre jour, mon ami médecin revenait du boulot à pied quand son voisin, qui est aussi son patient, a tout lâché pour courir lui donner un gros câlin. Là, sur le trottoir. « Merci ! Grâce à toi, je ne perds plus mes clés ! », qu’il tenait à lui dire.

Quelques jours avant, une dame s’était présentée à l’hôpital avec son mari souffrant et elle avait accueilli ce même ami docteur avec son plus grand sourire, trop heureuse de « tomber sur lui » à l’urgence.

Entre les lignes

Après la pluie...

CHRONIQUE / Les mardis, mercredis et jeudis, la salade maison est à moitié prix à la boucherie du quartier. Mardi dernier, j’hésitais donc entre les pâtes au pesto et l’orzo aux légumes quand j’ai eu l’agréable surprise de voir arriver un de mes cousins. Un cousin tout bronzé qui, visiblement, n’avait pas passé les dernières semaines au Québec. Vérification faite, il revenait de la Floride. Paraît qu’il y a fait suuuupeeeeer beau et chaud. Parfois même trop.

Il ne m’en fallait pas plus pour que je lui déballe mon écœurantite plus qu’aiguë de voir le printemps tarder et le soleil éteint. En fait, je pense que personne dans la province n’est plus tanné que moi du frette pis de la pluie.

Entre les lignes

L’impact de l’avion en papier

CHRONIQUE / La leçon portant sur l’importance de poser des questions claires, nettes et précises, ma fille de bientôt dix ans semble l’avoir parfaitement intégrée. Celle-là, et l’autre sur la façon de tendre un piège efficace...

— Maman, as-tu mal dans le dos ?

Entre les lignes

36C et 4S

CHRONIQUE / Avec une vieille maison, on s’habitue aux portes qui grincent, aux planchers qui craquent et aux fenêtres qui sifflent. Mais quand quelque chose de neuf se met soudainement à se manifester, on dirait qu’instantanément, notre niveau de tolérance s’amenuise. J’ai frôlé la folie récemment, en réalisant que le bruit qui me poursuivait et m’incommodait depuis le début de la journée venait de... mon soutien-gorge !

Chaque mouvement se voyait accompagné d’un grincement localisé à la base des omoplates.

Entre les lignes

Un seul mot

CHRONIQUE / Luc et Martine forment un couple depuis des années. Comme plusieurs, ils ont souhaité un jour passer à une autre étape en devenant une famille. Mais la vie en a décidé autrement. Jamais Martine n’est tombée enceinte naturellement, et ce, après des mois et des mois de tentatives.

Nés à une époque où la médecine arrive à faire des miracles, ils décident donc de se tourner vers la procréation assistée. Pour la magie, on repassera. Rien n’est simple. Pire : pour eux, rien ne fonctionne. Pendant ce temps-là, le temps passe...