Opinions

Ma fermière bien-aimée

« On a bâti quelque chose ! »

Ces paroles sont celles de mon amie dont le nom de famille évoque une ville du sud-est de la France. Elle parlait de notre amitié née d’un courriel. Une relation « outlookienne » qui dure depuis plus d’un an.

Entre les lignes

La mère porteuse

CHRONIQUE / Pour le lancement de son premier livre — car la connaissant, il y en aura au moins six autres —, notre collègue Marie-Ève Martel a passé une partie de la semaine... à concocter toutes les petites bouchées qu’elle allait offrir à ses invités. Pas par souci d’économie. Pas du tout. Cuisiner à travers des articles à rédiger, des textes de La Presse canadienne à relire, des entrevues à faire ou à donner, elle l’a fait parce qu’elle a un grand cœur. Tout simplement.

C’est donc à des œufs farcis de fierté, à un gâteau glacé de mots et à des légumes et des fromages coupés avec amour que nous avons eu droit lors du lancement granbyen d’Extinction de Voix, — Plaidoyer pour la sauvegarde de l’information régionale.

Entre les lignes

L’efficacité collective

CHRONIQUE / Dimanche après-midi, après avoir pédalé et sué pendant deux heures consécutives sur un vélo de spinning au profit d’un groupe de grandes filles qui s’envoleront bientôt vers Calcutta pour apprendre à de plus petites filles à jouer à la balle molle, disons que mon degré de motivation à me rendre à mon match de dek hockey en soirée frôlait le zéro.

Mais voyez-vous, et c’est ça la beauté de pratiquer un sport collectif, on ne peut pas se désister si facilement. Si on manque, c’est toute l’équipe qui en souffre. Notre force en est une de groupe. C’est de l’efficacité collective.

Opinions

Aux urnes en famille

CHRONIQUE / Sur la route menant à Sutton, samedi dernier, ma petite de neuf ans a manifesté sa surprise de ne pas voir « François » (Bonnardel) — comme si elle avait gardé les cochons avec lui dans une autre vie ! — sur les pancartes de la CAQ.

— C’est qui, elle ? qu’elle nous a demandé, confuse et visiblement déstabilisée.

Entre les lignes

Vraiment comme dans les films?

CHRONIQUE / « Maman. Pourquoi, quand on est en peine d’amour, on mange tout un pot de crème glacée ? »

Ah les enfants ! J’adore leur façon de poser une question sur un sujet sorti de nulle part, comme ça, pour s’informer, mais aussi pour calmer le hamster qui court dans leur tête. Et vous remarquerez, selon l’âge, ça tire dans tous les sens.

Entre les lignes

Question de couleur

CHRONIQUE / Le courriel d’un lecteur m’a fait réfléchir cette semaine. Bien qu’il ait trouvé intéressant mon billet sur le rayon de déplacement des enfants qui va toujours en rapetissant depuis les années 1950, il m’invitait à faire attention à mon choix de mots. Plus précisément, il espérait que je l’épargne sur l’utilisation de mots en anglais comme full face, ride, tomboy, open et gang.

« Dans le contexte actuel, vous devez penser à soigner le français, m’a-t-il écrit. Trop de startup, hipsters, to do list, geek, play list, gamer, foodie, dumpster diving, love money, think tank, fashionista, stunts, cocooning, staycation, war room, fest ou week-ci et cela, etc. dans les articles de vos collègues. Une véritable déferlante devant laquelle on fait le dos rond. »

Opinions

Une idée brillante

CHRONIQUE / Le calendrier en est plein. De quoi ? De journées « sans ». On a la journée sans déchets. L’autre sans maquillage. La journée sans viande. Sans achats. Sans alcool. Sans voiture. Sans tabac. Sans écrans. Sans eau embouteillée. Sans uniforme. Sans devoirs ni leçons. C’est sans limites !

Alors que nous mangions du « fait-venir » à la chandelle mercredi soir dernier, après que de violentes bourrasques eurent mis hors d’usage les lignes électriques du quartier, je me suis demandé : mais à quand la journée sans électricité ?

Entre les lignes

Le terrain de jeu rapetisse

CHRONIQUE / En 1919, George Thomas avait huit ans. À l’époque, le petit bonhomme pouvait marcher jusqu’à dix kilomètres, simplement pour aller pêcher. Plus tard, dans les années 50, son fils, Jack, au même âge, avait la permission d’aller jouer dans le bois qui se trouvait à plus de 1,5 km de chez lui. En 1979, la fille de Jack, Vicky, toujours à huit ans, pouvait aller seule à la piscine de son quartier, à 800 mètres de chez elle. Pas plus loin. Aujourd’hui, l’arrière-petit-fils de George, qui est le petit-fils de Jack et le fils de Vicky, Ed, huit printemps, ne peut marcher que jusqu’au coin de sa rue, à moins de 300 mètres de sa maison.

Que s’est-il passé au fil du temps pour que le rayon des déplacements à pied autorisé aux enfants ait fondu comme neige au soleil ?

Entre les lignes

Esprit libre

CHRONIQUE / Je sais. La question à savoir OÙ je suis allée pendant mes vacances vous brûle les lèvres.

Pourquoi je sais ça?

Entre les lignes

Des vacances en forêt

CHRONIQUE / Bravo !

Un matin la semaine dernière, deux personnes en autant d’heures ont tenu à me féliciter. Je n’avais pourtant pas fait grand-chose : juste fermé ma sonnerie de cellulaire... et oublié de la réactiver.