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Anne-Marie Charuest
Mille photos, mille histoires
Anne-Marie Charuest
Les clubs de raquetteurs ont été créés durant le dernier quart du XIXe siècle et ont été très populaires auprès de la population anglophone des Cantons de l’Est. Cette dame non identifiée, membre de la famille Miltimore, porte un costume typique qui permet de reconnaître les membres du club, soit un chandail de laine et une tuque à pompon… mais la jupe est quand même de mise.
Les clubs de raquetteurs ont été créés durant le dernier quart du XIXe siècle et ont été très populaires auprès de la population anglophone des Cantons de l’Est. Cette dame non identifiée, membre de la famille Miltimore, porte un costume typique qui permet de reconnaître les membres du club, soit un chandail de laine et une tuque à pompon… mais la jupe est quand même de mise.

Comment faire pour aimer l’hiver ? [PHOTOS]

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CHRONIQUE / L’année 2021 commence positivement pour la Société historique du comté de Brome. C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je vous présente une nouvelle chronique à saveur historique et photographique. Les archives de notre organisme regorgent de souvenirs visuels qui gagnent à être connus. Conservés par des générations de familles ayant habité (ou non) la région de Brome, ces souvenirs touchants ont leur place dans notre compréhension de la vie de ceux et celles qui nous ont précédés. Une fois par mois, j’essaierai de vous résumer mon propos historique à travers des sujets d’actualité, qui contribueront à vous en apprendre plus sur l’histoire de notre si belle région.

Commençons l’année du bon pied ! Je tenterai ici de vous faire aimer l’hiver à travers d’intéressants clichés qui illustrent que la beauté des paysages du comté de Brome a été agréablement mise en valeur à travers l’œil photographique de Sally Wood.

Native de la région en janvier 1857, il s’agit d’une des rares femmes ayant eu un studio de photographie professionnelle dès 1898, plus particulièrement à Knowlton. Cependant, elle ne se limitait pas aux clichés statiques d’un studio. Elle sortait littéralement des sentiers battus, avec tout son attirail photographique, pour découvrir les paysages autour d’elle. Je vous offre ici quelques images intemporelles de la splendeur hivernale selon Sally Wood.

Mais je vous entends ! Je sais que les déplacements en hiver s’avèrent parfois hasardeux. Nos ancêtres aussi ont dû s’adapter aux rigueurs du climat québécois, que le géographe Louis-Edmond Hamelin a si justement nommé « nordicité ».

Splendeur hivernale… à la campagne. Cette impressionnante photographie a été prise par Sally Wood vers 1905. On y voit les vallons enneigés, probablement à Fulford, et tout au fond, la silhouette du mont Shefford.

Parmi les habitants qui ont affronté le rude hiver à toute heure du jour et de la nuit, on ne peut passer sous silence le médecin du village. Jusqu’au milieu du XXe siècle, c’est lui qui se déplaçait pour aller soigner les malades ou assister les femmes qui donnaient naissance à une progéniture souvent nombreuse.

À titre d’exemple, j’ai déniché un cliché du médecin de Sutton Frederick A. Cutter (fils), en « habits de travail » hivernaux pour effectuer ses visites (voir la version numérique de cette chronique). Il possédait aussi une pharmacie au village, reconstruite après l’incendie d’avril 1898, qui se dresse encore fièrement sur la rue Principale, au coin de la rue Maple.

De nos jours, la région de Brome est reconnue pour ses centres de ski hautement fréquentés, mais nos prédécesseurs avaient aussi appris à s’amuser dans la neige, en patins à glace, en traîne sauvage ou en raquettes. Soulignons ici la contribution essentielle des premiers peuples à avoir su apprivoiser l’hiver, grâce à leur ingéniosité.

Parmi la collection photographique de la famille Miltimore, on retrouve une amusante image d’une dame (malheureusement non identifiée), chaussée de raquettes et d’une tuque bien particulière, signe qu’elle était membre d’un club de raquetteurs. Activité sportive populaire dès la fin du XIXe siècle, on en retrouve quelques mentions dès 1870, parmi les populations anglophones des Cantons de l’Est.

Au début, il s’agissait de se rassembler en petits groupes pour faire des randonnées, mais graduellement, l’activité s’est développée et des compétitions se sont organisées lors des carnavals d’hiver. La beauté de la chose tient au fait que certains clubs acceptaient autant les hommes que les femmes. D’ailleurs, une invitation à un bal en 1889, organisé par le Cowansville Snowshoe Club, mentionne la liste des dames patronnesses (voir version numérique).

Grâce à ses images, j’espère vous avoir un peu réconcilié avec l’hiver.