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Anne Marie Comparot
La Voix de l'Est
Anne Marie Comparot
Pour moi, la permaculture c’est observer la nature, voir comment elle fonctionne et s’en inspirer dans divers domaines, que ce soit au jardin ou encore dans mes relations avec les autres.
Pour moi, la permaculture c’est observer la nature, voir comment elle fonctionne et s’en inspirer dans divers domaines, que ce soit au jardin ou encore dans mes relations avec les autres.

S’inspirer de la nature

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CHRONIQUE / Avez-vous déjà vécu un événement qui a changé le cours de votre vie ? En 2014, j’ai suivi une formation de deux semaines intensives en permaculture à la ferme héritage Miner à Granby qui a bouleversé ma vie. J’ai quitté mon emploi et, depuis, j’essaie de me rapprocher de ce qui m’anime vraiment.

Perma... quoi ? La permaculture vient de l’expression « permanent agriculture », qui sous-entend des méthodes culturales viables permettant au sol de maintenir sa fertilité naturelle. Ce concept s’applique surtout au jardin, à l’agriculture, mais s’étend aussi à la vie en société pour plus d’harmonie. Le terme « permaculture » a été utilisé pour la première fois par Bill Mollison et David Holmgren dans leur livre Permaculture One paru en 1978.

Pour moi, la permaculture c’est observer la nature, voir comment elle fonctionne et s’en inspirer dans divers domaines, que ce soit au jardin ou encore dans mes relations avec les autres.

La permaculture au jardin

Au jardin, c’est par exemple regarder quelles plantes poussent déjà naturellement sans l’intervention humaine, c’est aussi mettre de la paille autour de mes plants afin de ne pas laisser le sol à nu et conserver l’humidité. En permaculture, quand on veut faire des aménagements, on regarde quels matériaux sont disponibles autour de soi. C’est aussi mettre en place des systèmes qui font que les déchets des uns sont les ressources des autres en travaillant avec la nature.

J’ai déjà expérimenté l’association culturale traditionnelle d’Amérique centrale, « les trois sœurs », soit cultiver ensemble la courge avec le maïs et le haricot. Cet autre exemple de permaculture est efficace : le haricot fertilise le sol en fixant l’azote, le maïs lui sert de tuteur et les feuilles de courge couvrent le sol pour conserver l’humidité.

La permaculture humaine

Cette formation en permaculture m’a aussi appris à remettre l’humain à sa juste place, c’est-à-dire faisant partie d’un ensemble où tout est interrelié. Quand on applique cette philosophie à notre vie, on prend soin de la nature (les sols, les forêts, l’eau et l’air) et de l’humain (soi-même, nos enfants et notre communauté).

La nature se débrouille très bien sans nous : elle ne produit pas de déchet, elle est diversifiée et résiliente. Nous devrions tous nous en inspirer ! Je dis parfois à mes élèves : « Quand tu ne trouves pas de solution à un problème, regarde comment s’organise la nature, elle va t’inspirer et tu vas peut-être trouver des réponses. »

Pour ma part, je cherche encore des solutions pour une vie familiale plus harmonieuse, et je ne désespère pas de trouver en observant la nature.

Cette chronique est la dernière pour cette saison de L’effet papillon, ce fut un plaisir de partager avec vous mes histoires et expériences pour tendre vers une consommation plus responsable et un respect de notre environnement dans chacun de nos gestes. Je vous laisse avec un message de Gandhi : « Sois le changement que tu veux voir dans le monde. »

Anne Marie Comparot donne des conférences sur les thèmes de la consommation responsable et l’environnement. Programmation sur FB braconnieresvegetales.