Laurent Guilbault est entré à l’emploi du Zoo en 1983. Il était gardien d’animaux. Après avoir gravi les échelons, il est aujourd’hui directeur des ressources humaines.

Zoo de Granby: des employés traités aux petits oignons

« On souhaite que nos employés aient du plaisir au travail », souligne Laurent Guilbault, directeur des ressources humaines du Zoo de Granby. L’entreprise phare de la ville, toujours en effervescence, tient ses employés en plus haute estime. Résultat : ils semblent heureux et sont fidèles à l’organisation.

« Nos employés ont beaucoup d’interaction avec le public, il faut qu’ils soient dans un état d’esprit d’accueil, de partage, d’aller vers l’autre, et tout ça est plus facile quand ils ont du plaisir au travail ; on met beaucoup d’attention là-dessus », indique M. Guilbault, qui compte 36 années de bons et loyaux services au Zoo. Il y être entré en 1983 comme gardien d’animaux.
L’un des moyens utilisés par le Zoo pour signifier à ses employés qu’il les considère comme il se doit, est la politique de conciliation travail-famille. Par exemple, le temps de travail est ainsi aménagé pour aider les travailleurs qui sont de jeunes parents à aller chercher leur enfant à la garderie. « Il y a aussi une clause dans la convention collective pour faciliter le retour au travail des mères de famille », indique M. Guilbault.
Le Zoo lui permet également d’offrir des privilèges à ses employés — ils sont environ 110 permanents et les effectifs grimpent jusqu’à 750 l’été (voir encadré). Chaque employé reçoit trois abonnements au Zoo pour les membres de sa famille.
La chance à l'interne
En tant qu’attraction touristique, le Zoo doit constamment se renouveler pour susciter l’intérêt de la clientèle, ce qui implique d’adapter le travail et son organisation en conséquence. « On a toujours des projets dans nos cartons et ceux-ci verront le jour à court, moyen ou long terme », analyse le directeur des ressources humaines.
Quand le Zoo vit une période importante de développement, comme c’est le cas actuellement, des besoins de main-d’œuvre spécialisée apparaissent. Par exemple, l’organisme a tout récemment engagé un « planificateur au niveau du département construction-entretien » afin de mieux gérer les centaines de demandes de travaux à l’interne provenant des différents secteurs du Zoo. « Il y a 15 ou 20 ans, ce type d’emploi n’existait pas. »
Et si ce poste a également été ouvert à l’externe, c’est un employé à l’interne qui l’a obtenu. « Nous voulons donner la chance à nos employés à l’interne de progresser dans l’organisation. »
Laurent Guilbault en est d’ailleurs un bon exemple, lui qui n’a cessé de se voir confier de nouvelles responsabilités au fil des années. Entré comme gardien d’animaux, il est ensuite devenu responsable du département. Puis, lorsque le parc aquatique a ouvert ses portes en 1999, il en a pris la direction des opérations. Depuis 2003, il est le directeur des ressources humaines du Zoo. « J’ai développé des aptitudes de gestionnaire au fil du temps », dit-il. Il a aussi pu compter sur des formations offertes par l’organisme.
En effet, l’administration du Zoo soutient le développement professionnel de ses employés. Un budget est ainsi prévu pour leur permettre d’assister à des conférences ou des congrès en lien avec leurs responsabilités.
Le personnel de gestion a aussi l’opportunité de suivre diverses formations , tel un certificat universitaire, dont les coûts peuvent être pris en charge, en partie, par le Zoo. « On appuie deux gestionnaires présentement », illustre M. Guilbault.
Par ailleurs, un groupe d’apprentissage de l’anglais a aussi été mis sur pied, en partenariat avec Emploi-Québec et le Cégep de Granby. « L’employé va en tirer des bénéfices personnels, et nous aussi à titre d’organisation. »
Le bonheur est dans le Zoo
Soucieuse du bien-être de ses troupes, le Zoo a effectué deux sondages auprès de ses employés, en 2012 et en 2015. « Des éléments très satisfaisants en sont sortis, mais aussi certaines préoccupations. » L’entreprise a ensuite partagé les conclusions de ces consultations avec les employés et a modifié certaines de ses façons de faire.
« Je pense que nos employés sont heureux. En tout cas, on essaie de s’assurer qu’ils le soient le plus possible dans leur travail. »
Dans ce lieu ludique entouré d’animaux exotiques, où l’on côtoie des gens en vacances et qui ont du plaisir, les employés semblent y trouver leur compte. Comme le dit M. Guilbault. « On se fait prendre par le Zoo!»