Des millions de tuyaux de toutes tailles et couleurs sont produits à l’usine ContiTech de Saint-Alphonse-de-Granby et vendus à travers le monde.

Investir dans l’avenir

SAINT-ALPHONSE-DE-GRANBY — ContiTech poursuit sa lancée. L’entreprise de Saint-Alphonse-de-Granby, une division du fabricant allemand Continental, pourra très bientôt mettre en opération les robots acquis l’an dernier dans l’optique de rendre ses procédés plus efficaces, rapides, mais surtout, plus sécuritaires.

Des millions de pieds de tuyaux de toutes tailles et couleurs sont produits à Saint-Alphonse-de-Granby et vendus à travers le monde. Ils servent notamment à transporter des gaz, des liquides et des matières solides et sont utilisés dans les domaines de la pétrochimie, de la construction et de l’agriculture, ainsi que dans les Forces armées canadiennes, entre autres.

Pour améliorer sa productivité, l’entreprise a investi trois millions de dollars en 2017 pour acquérir deux robots. Ceux-ci seront installés d’ici la fin du mois de décembre dans l’usine alphonsoise qui a été agrandie spécialement pour accueillir ces équipements à la fine pointe de la technologie. Ils serviront à transporter et à découper la toile calandrée utilisée dans le processus de fabrication, tout en en gérant l’inventaire, explique Michel Jacob, directeur de l’ingénierie et de la maintenance.

«C’est un travail très physique, alors on essaie de diminuer ça pour nos employés qui, de toute façon, sont très occupés!», renchérit le directeur d’usine, Pascal Langlois.

«En fin de compte, on va produire à la même capacité avec moins de main-d’œuvre. Mais si on doit augmenter notre capacité de production, on pourra le faire avec notre personnel en place», précise M. Jacob.

En mode recrutement

Ces nouvelles technologies n’ont pas entraîné de suppressions de postes. Quelques employés ont été réaffectés, sans plus.

Les produits de ContiTech sont utilisés dans les domaines de la pétrochimie, de la construction et de l’agriculture, ainsi que dans les Forces armées canadiennes, entre autres.

«La technologie vise plutôt à prévenir l’attrition naturelle de nos employés, car d’ici cinq ans, environ 25% de notre main-d’œuvre prendra sa retraite», explique Julie Audet, directrice des ressources humaines pour l’entreprise qui embauche, à l’heure actuelle, environ 280 personnes.

Et comme les affaires vont bien, des postes sont actuellement à pourvoir chez ContiTech. Environ une douzaine en fait: on cherche des opérateurs de production, quelques électromécaniciens et un chimiste. Les employés sont formés sur place par des collègues-entraîneurs, puisque les procédés appliqués à l’usine sont uniques, nous dit-on.

Comme l’usine opère sans cesse, 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, plusieurs quarts de travail sont à combler. Les nouveaux employés doivent donc accepter de travailler de nuit avant d’espérer accéder à un poste permanent de jour, ce qui représente un des nombreux défis au recrutement, indique également Mme Audet, en précisant que le taux de roulement habituel de l’entreprise est de moins de 1%.

Nouvelle ère industrielle

Ces acquisitions, comment le mentionne la direction de ContiTech, propulsent l’entreprise dans une nouvelle ère industrielle: le 4.0. «Dans le 4.0, les robots parlent, ils communiquent de l’information et mesurent la performance», indique M. Langlois.

Ainsi, la possibilité pour un client de suivre l’évolution de sa commande en cours de production en temps réel ne relève pas de la science-fiction. «Nous avons l’infrastructure informatique en place pour pouvoir faire ça éventuellement», indique le directeur d’usine.

L’acquisition et l’installation de ces nouveaux appareils à la fine pointe de la technologie constituent la première phrase d’une modernisation de l’usine à plus long terme. La seconde phase, actuellement en attente d’approbation, devrait entrer dans sa phase de conception en 2019 et pourrait représenter des investissements totalisant sept millions de dollars.

Le souci de l’environnement est aussi bien présent chez ContiTech. La conception des produits, le choix des matériaux et la consommation d’énergie de l’entreprise sont vérifiés en cours de production afin d’en mesurer les impacts environnementaux.

Ce faisant, les matériaux inutilisés pour la production des tuyaux, ainsi que les produits endommagés ou retournés par les clients, représentent environ 1,3% de toute la matière qui entre dans l’entreprise certifiée ISO 14 001.