David Plamondon, directeur de l’usine Hershey à Granby

Hershey Canada: une usine compétitive

L’usine Hershey Canada comprend 375 employés à Granby et probablement que de nombreux enfants rêvent d’y travailler... C’est là, en effet, que sont produits 150 bonbons différents !

Le marché de la sucrerie est très concurrentiel et l’usine ne ménage pas ses efforts pour tirer son épingle du jeu. Vingt millions de dollars ont été investis depuis l’acquisition, en 2015, du bâtiment situé sur le boulevard Industriel. Depuis, l’effectif a passablement gonflé, puisqu’on comptait alors 250 employés.

Dernier investissement en date : une ensacheuse au coût de 1,5 million de dollars qui permet de doubler la vitesse d’emballage des bonbons, celle-ci passant de 70 sacs à la minute à 140 dès 2020. À Granby, l’usine produit uniquement des bonbons, les chocolats étant préparés ailleurs, notamment à l’usine de Saint-Hyacinthe.

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Cet ajout s’inscrit dans des investissements importants ayant eu lieu ces deux dernières années.

« Pour rester compétitif avec le marché, principalement avec les États-Unis et le Mexique, on acquiert des équipements à la fine pointe de la technologie », explique David Plamondon, directeur de l’usine Hershey à Granby.

Les investissements importants avaient débuté peu après la prise de possession de l’usine à la fin 2014. Pour le bonbon Jolly Rancher, qui figure parmi les plus populaires offerts par Hershey, M. Plamondon a ajouté à sa ligne de production une machine permettant d’envelopper 1000 unités à la minute. « Cet investissement d’un million de dollars nous a permis d’obtenir le contrat des mains d’un sous-traitant américain.»

Pénurie de main-d’œuvre

Telles d’autres entreprises du secteur manufacturier, Hershey peine à recruter. « L’embauche est notre gros défi, car nous sommes en croissance », reconnaît le directeur de l’usine. En 2019, l’entreprise a cependant réussi à embaucher 50 journaliers de production et sept employés de maintenance.

« Il a fallu déployer de gros efforts », avoue toutefois M. Plamondon. Les travailleurs spécialisés sont une denrée particulièrement rare, dit-il.

« Au niveau des emplois plus spécialisés, il y a beaucoup de compétitivité sur le marché. Il y a beaucoup d’offres, mais peu de candidats. »

La nécessité de combler des quarts de travail de nuit représente une difficulté particulière. En plus des initiatives habituelles, comme les journées carrières et le Salon de l’emploi, des publicités télévisées ont été produites et diffusées sur une grande chaîne télévisée privée pour atteindre cet objectif.

Hershey participe également à une mission de recrutement à Paris, à l’occasion des Journées Québec les 30 novembre et 1er décembre derniers, aux côtés de deux autres entreprises de Haute-Yamaska. La directrice des ressources humaines de l’usine et le directeur de production ont été dépêchés dans la capitale française pour représenter l’entreprise.

Hershey de Granby a ainsi réussi à convaincre la maison mère, située en Pennsylvanie, de l’importance de lui accorder ces récents investissements. « Je pense qu’on est bien perçu, souligne M. Plamondon. On a à cœur la sécurité de nos gens et la qualité du produit ; c’est ce qui nous démarque. »

Les employés de l’usine du boulevard Industriel ont d’ailleurs une expertise reconnue, puisque les membres du personnel affichent une ancienneté moyenne de 17 ans.

Construite en 1972, l’usine figure depuis longtemps dans le paysage granbyen. Avant Hershey, elle a eu pour propriétaire, tout à tour, les entreprises Trébor, Cadbury et Allan Candy.