Le propriétaire et PDG de l’entreprise Durabac, Patrick Charbonneau ­

Durabac: au service de l’environnement

Durabac, en constante expansion depuis 23 ans, fait preuve d’une importante conscience environnementale. L’entreprise de 150 employés se spécialise dans la fabrication d’équipements dédiés à l’environnement, comme les presses et compacteurs que l’on retrouve sur les camions de collecte et les centres de tri, entre autres.

«On couvre l’ensemble du Québec, l’est du Canada, un peu l’Ouest canadien et la Nouvelle- Angleterre. Dans notre marché, on est un des plus gros joueurs au Canada», mentionne Patrick Charbonneau, président-directeur général de l’entreprise.

Plusieurs clients et autres entreprises de la région profitent donc des équipements fabriqués par Durabac, par exemple, le centre de tri Sani-Éco, la Ville de Granby, et quelques marchés d’alimentation, comme Métro et IGA, qui possèdent des installations de presse à carton dans leurs édifices.

Autant des soudeurs, des assembleurs, des dessinateurs-concepteurs que des ingénieurs et des électromécaniciens y travaillent.

«On est une équipe aux compétences très variées», soutient le propriétaire.

«Du plaisir à travailler»

Durabac a mis en place un programme d’immigration qui lui permet aujourd’hui d’employer des Colombiens, qui viennent travailler chez elle pour un mandat de deux ans. La première cohorte est arrivée à l’usine il y a 18 mois. La deuxième, il y a six mois et une troisième cohorte arrivera en juin 2020. Une douzaine de Colombiens sont présentement à l’emploi de l’usine comme soudeurs. Tous sont déjà formés avant leur arrivée au Québec.

Pour M. Charbonneau, le bien-être des employés relève de la plus haute importance. «On veut faire en sorte que nos employés soient bien et que nos clients se sentent bien de travailler avec nous. Notre mission c’est d’avoir du plaisir à travailler», rapporte-t-il.

Lorsqu’on lui demande de quel projet il est le plus fier, M. Charbonneau parle du programme de formation interne offert à des gens sans diplôme professionnel. «On les a formés comme soudeurs», explique-t-il.

«Ça a été un projet intéressant qui a été repris par d’autres entreprises dans la province. On leur a donné notre recette pour qu’elles soient capables, elles aussi, de former des gens spécifiques au domaine dans lequel elles avaient des besoins. Ça a vraiment été un beau projet», insiste le président-directeur général.

Comme bien d’autres entreprises, Durabac n’échappe pas au problème de pénurie de main-d’œuvre. C’est une des raisons pour laquelle ils ont mis sur pied le programme de formation et le programme d’immigration.

Différentes initiatives

De plus, toujours dans l’optique d’offrir des produits plus «environnementalement responsables», l’entreprise a comme projet de développer de l’équipement électrique sur des camions électriques. «On ne fabrique pas les camions en tant que tels, fait remarquer M. Charbonneau, mais l’équipement qui va dessus».

Face au mouvement planétaire de lutte aux changements climatiques, Patrick Charbonneau croit «qu’il était temps!» de prendre ce virage.

Par la fabrication de produits et d’équipements dédiés à l’environnement, Durabac s’implique ainsi directement.

«On propose des solutions, poursuit-il. On est très à l’écoute des besoins de la clientèle. On essaie de développer des choses qui vont, non seulement répondre à une amélioration au niveau de l’environnement, mais on essaie de fabriquer des produits en ayant une conscience environnementale. Comme de penser à des véhicules pour la collecte au gaz naturel, beaucoup moins polluants».

Rappelons que Durabac, qui a également une usine de plastique à Roxton Pond (Duraplast), fabrique également des contenants à recyclage ou à matières organiques.

«On touche à toutes les sphères de la transformation», indique le propriétaire, qui croit en l’environnement.

«C’est excellent, insiste-t-il. Il faut tous aller dans ce sens-là, mais il faut y aller de manière consciente et intelligente.»