LES GRANDS EMPLOYEURS DE LA RÉGION

Une nouvelle chaîne de montage

Bombardier produits récratifs (BRP) célèbre en grand son 15e anniversaire. L’entreprise enracinée depuis plusieurs décennies dans le Val-Saint-François exécute un plan d’investissement et de modernisation dépassant les 100 millions $. Les installations de l’usine de Valcourt ont été reconfigurées pour augmenter le confort des employés et la productivité.

En 2003, l’entreprise qui appartenait jusqu’alors à Bombardier inc. passait aux mains d’un consortium d’investisseurs comprenant la société d’investissements Bain Capital, la Caisse de dépôt et placement du Québec, ainsi que de membres de la famille Bombardier. Malgré l’inquiétude que la transaction a suscitée à l’époque, l’entreprise figure toujours, 15 ans plus tard, parmi les plus importants employeurs du Québec.

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Des soudeurs colombiens à la rescousse

WATERLOO — Depuis quelques semaines, la division waterloise de l’entreprise Équipements Lapierre accueille des soudeurs étrangers dans ses rangs. En raison du manque de main-d’œuvre québécoise, elle a choisi de se tourner vers la Colombie.

« On ne fait pas exception dans le marché, surtout en soudure, où c’est très en demande depuis quelques années. L’entreprise est en croissance et fait face à une pénurie de soudeurs. C’est donc un problème qu’il fallait gérer », explique la conseillère en ressources humaines, Marilyn Dion.

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Recrutement à l’étranger: une nécessité

GRANBY — Le recrutement de personnel à l’étranger est devenu un incontournable pour certaines entreprises établies dans le parc industriel de Granby afin de pallier la pénurie de main-d’œuvre. L’intégration des employés qui ont décidé de quitter leur pays pour s’établir ici est primordiale, autant dans leur nouvel environnement de travail que dans la société.

Des statistiques d’Emploi-Québec font état que d’ici 2024, 1,3 million d’emplois seront à combler au Québec. « Avec la pénurie d’aujourd’hui, et qui sera encore là un bon bout de temps, il faut que les industries, les entreprises, recrutent à l’étranger », affirme Stéphanie Jetté, conseillère aux industries chez Granby Industriel.

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Groupe St-Louis se démarque

COWANSVILLE — Les femmes n’ont plus à prouver leur valeur chez les trois concessionnaires du Groupe St-Louis, à Cowansville. Elles y ont leur place, et ce, dans les différents départements et la porte leur est grand ouverte. Au total, une vingtaine composent d’ailleurs l’équipe de 90 employés.

«Habituellement, le milieu de l’automobile est un milieu masculin. Donc, on se démarque vraiment du reste des entreprises de notre domaine, constate Antoine St-Louis, adjoint au directeur général du groupe qui détient les concessionnaires Toyota, Nissan et Mazda de Cowansville. En général, on va retrouver des femmes à l’administration, mais jamais en mécanique, ou très peu. C’est vraiment un milieu non conventionnel. »

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Des atouts à développer

GRANBY — La construction d’un bâtiment multifonctionnel mis à la disposition des entreprises pourrait représenter un atout pour le parc industriel. Le projet est dans les cartons, selon le directeur général de Granby Industriel, Patrick St-Laurent.

« Une entreprise à l’international avec laquelle on travaille, aimerait venir s’établir à Granby et même faire un partenariat avec une entreprise qui existe déjà. Si on avait un bureau qui permettait une certaine transition, ça pourrait être intéressant pour elle. Mais aussi pour d’autres prospects potentiels qui voudraient débuter avec un petit bureau de vente », fait valoir M. St-Laurent.

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Investir dans l’avenir

SAINT-ALPHONSE-DE-GRANBY — ContiTech poursuit sa lancée. L’entreprise de Saint-Alphonse-de-Granby, une division du fabricant allemand Continental, pourra très bientôt mettre en opération les robots acquis l’an dernier dans l’optique de rendre ses procédés plus efficaces, rapides, mais surtout, plus sécuritaires.

Des millions de pieds de tuyaux de toutes tailles et couleurs sont produits à Saint-Alphonse-de-Granby et vendus à travers le monde. Ils servent notamment à transporter des gaz, des liquides et des matières solides et sont utilisés dans les domaines de la pétrochimie, de la construction et de l’agriculture, ainsi que dans les Forces armées canadiennes, entre autres.

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Granby en mode recrutement

Après avoir été moins active dans la prospection d’entreprises étrangères, l’équipe de Granby Industriel met beaucoup d’efforts dans ce créneau. L’organisation compte ainsi ajouter plusieurs nouvelles PME aux 27 compagnies déjà établies à Granby et venant de partout sur le globe.

Les efforts de relance de la prospection internationale chez Granby Industriel sont plus marqués depuis 2014. Les entreprises européennes sont la cible de prédilection, précise Éric Tessier, directeur du développement industriel pour l’organisation. Une étude de positionnement, réalisée par la firme Deloitte, a été la prémisse de la recrudescence des activités de recrutement dans ce domaine. « Ce qui est ressorti, c’est que Granby est très attractive, a indiqué le commissaire. Principalement dans le créneau de l’aéronautique et celui du transport et des véhicules spéciaux, car on a un tissu industriel étoffé ayant plusieurs sous-traitants disponibles. »

Les grands employeurs

Supermarchés santé Avril: toujours en croissance

Plus de 20 ans après avoir semé les graines de leur entreprise, les fruits du labeur de Sylvie Senay et Rolland Tanguay continuent de croître. La chaîne de supermarchés santé Avril est en pleine expansion et rien ne semble l’arrêter dans sa conquête du marché de l’alimentation biologique.

Il faut dire que la demande pour ce type de produits va en s’accélérant. Le ministère de l’Agriculture, des Pêches et de l’Alimentation du Québec estime que les ventes d’aliments biologiques croissent d’environ 10 % annuellement ; le produit intérieur brut réel de l’industrie bioalimentaire québécoise se chiffrait à 22 milliards de dollars en 2015. La moitié du budget de l’épicerie serait allouée au bio chez les consommateurs qui s’en procurent sur une base régulière.

Le marché québécois de l’alimentation biologique a une valeur actuelle de 400 millions de dollars, alors que les ventes de produits biologiques totalisent près de quatre milliards de dollars au pays, indique Agriculture Canada.

Investissements et création d’emplois

Depuis 2010, Avril a investi plus de 30 millions de dollars pour assurer son expansion. Une enveloppe de 3,5 millions de dollars a été allouée au déménagement du siège social de la rue Principale vers son emplacement actuel, rue Évangéline.

La septième succursale de la chaîne, qui a ouvert ses portes à Sherbrooke en septembre, représente un investissement de quatre millions de dollars, tout comme celles de Lévis et de Québec. La construction, entamée le mois dernier, d’un futur centre logistique et de distribution de 118 000 pieds carrés, dans le parc industriel de Granby, constitue à elle seule une immobilisation de dix millions de dollars.

Ce n’est pas tout. Un magasin ouvrira ses portes à Laval l’an prochain, s’ajoutant aux sept autres supermarchés répartis dans les Cantons-de-l’Est, le Grand Montréal et la région de Québec. Il s’agit là d’un investissement de huit à neuf millions de dollars. Il n’est d’ailleurs pas exclu que d’autres succursales voient le jour ailleurs au pays, puisque les propriétaires ont l’Ouest canadien dans leur mire.

La stratégie d’affaires d’Avril mise également sur sa boutique en ligne, visitée par plus de 100 000 internautes chaque mois. 

Ce faisant, la chaîne Avril fournit du travail à plus de 600 personnes à travers la province. À Granby seulement, 160 employés œuvrent au siège social et au magasin, de même qu’au centre de distribution de la rue Georges-Cros. Une trentaine de postes de plus seront créés lorsque le centre logistique sera fonctionnel.

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La locomotive agroalimentaire

La région possède de solides créneaux sur lesquels bâtir son économie. Des entreprises en microélectronique, dans le domaine du plastique et de l’aéronautique s’y distinguent. Pourtant, on omet souvent d’y inclure le secteur agroalimentaire. C’est pourtant une de ses plus puissantes locomotives.

« On a tendance à l’oublier. Peut-être parce qu’il est tout autour de nous, qu’on ne le voit plus. Mais il est bien là, bien vivant », indique Denis Beauchamp, directeur du développement économique du CLD Brome-Missisquoi. « C’est un secteur d’avenir qu’on peut mieux exploiter, parce que nous avons tout ce que ça prend. »
Agropur, Bonduelle, Hershey, Canards du Lac-Brome, Aliments Ultima, Kerry, L.B. Maple Treat, la région compte plusieurs géants de l’agroalimentaire. Ils produisent, transforment et distribuent leurs produits un peu partout au Québec, au Canada, aux États-Unis et ailleurs dans le monde. « C’est une force régionale », confirme Éric Tessier, directeur du développement industriel chez Granby Industriel. L’organisme voit un fort potentiel de croissance dans ce domaine. « C’est clair que c’est un secteur où on est très actif, très présent dans des événements pour se faire connaître. On a plusieurs projets sur lesquels on travaille. »
Au premier regard, les données impressionnent. Pour la seule MRC de la Haute-Yamaska, on dénombrait 21 entreprises en 2016 dans le secteur des aliments et des boissons. Elles employaient 1425 personnes et avaient investi 28,8 millions de dollars dans l’année. C’est le secteur où l’investissement a été le plus élevé, indique M. Tessier, notamment de la part de la compagnie Hershey. Le fabricant de sucreries a modernisé une partie de ses installations dans le parc industriel de Granby.
Dans la MRC Brome-Missisquoi, le portait agroalimentaire inclut, en plus, les entreprises agricoles. « Tout part d’eux », fait remarquer M. Beauchamp. « Ils sont une partie importante de toute l’industrie », dit-il. Le tableau comprend aussi les entreprises agrotouristiques comme les vignobles, les brasseries et les producteurs de petits fruits.
Une analyse menée au printemps par le CLD a permis de recenser 743 fermes et une quarantaine d’entreprises agrotouristiques. Leur valeur foncière dépasse le milliard de dollars, signale
M. Beauchamp. Le portrait se complète avec 51 entreprises de transformation agroalimentaire,
183 restaurants (qui utilisent tous des produits locaux) et 11 détaillants (grossistes). L’étude souligne que 70 % de ces compagnies sont en situation de croissance.
Ce secteur emploie plus de 5000 personnes dans la MRC.

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Rôtisseries Duhamel: grandir en famille

L’an prochain, les Rôtisseries Duhamel souffleront 60 bougies. Au cours de ces six décennies, l’entreprise granbyenne a su se renouveler au fil des trois générations qui lui ont, chaque fois, insufflé un nouvel élan.

L’entreprise a fait beaucoup de chemin depuis le comptoir de livraison que le couple d’éleveurs de poulets, formé par Bernard et Jacqueline Duhamel, avait fait aménager à même sa maison de la rue Dufferin, en 1958.
« On a grandi avec la mentalité qu’il ne faut jamais s’asseoir sur ce qu’on a. Qu’il faut toujours se réinventer », explique Cédrik Duhamel, l’un des sept copropriétaires actuels de la compagnie.
L’entreprise familiale emploie désormais 165 personnes pour ses trois restaurants. Du lot, notons une trentaine de livreurs, puisque la livraison de repas représente, à elle seule, la moitié du chiffre d’affaires de la compagnie.
Comme la famille Duhamel, des employés ont grandi avec l’entreprise, certains étant à son emploi depuis plus d’un quart de siècle.
Prospérité et croissance
Alors que les fondateurs ont su faire prospérer leur affaire, l’arrivée de leurs fils, Alain et Claude, en 1986, permet de moderniser l’entreprise familiale et de lui donner une autre poussée de croissance. Les deux frères prendront officiellement les rênes de La Rôtisserie de Granby six ans plus tard.
En 1994, signe que les affaires vont bien, 50 places sont ajoutées à la salle à manger aménagée au restaurant sept ans plus tôt. La même année, en plus de réaménager l’extérieur du bâtiment, on y construit des bureaux administratifs et on procède à l’informatisation de toutes les opérations de l’entreprise. Les processus de production et de livraison de la compagnie sont revus, alors que les équipements sont modernisés.
En 1996, l’entreprise adopte le nom et le logo qu’on lui connaît encore aujourd’hui.
L’année suivante, une première succursale ouvre ses portes, rue Cowie. Elle déménagera quatre ans plus tard dans la rue Simonds Sud, où elle se trouve toujours.
L’année 2008 marque un nouveau tournant dans les affaires de l’entreprise, qui célèbre ses 50 ans. Une troisième génération de Duhamel, composée de Cédrik, Roxane, Binjamin, David, Jérémie et Andrée-Anne, joint les rangs de la compagnie et rachètera les parts de Claude, en 2016. On centralise la transformation et la préparation des aliments pour ses deux restaurants, en plus d’opter pour le biodiésel à titre de carburant pour ses voitures de livraison.
Puis, le restaurant de la rue Dufferin est agrandi en 2010 ; on met sur pied une centrale d’appel pour gérer les commandes en 2011 et un troisième restaurant ouvre dans la rue Denison Est en 2013.
À l’aube de leur soixantième anniversaire, Les Rôtisseries Duhamel sont sur une lancée.
Ainsi, certains produits du restaurant, que ce soit des sauces ou des grillades, pour ne nommer que celles-là, se retrouveront bientôt dans les allées des supermarchés. Les Duhamel caressent aussi le projet d’aménager des services à l’auto dans deux de leurs trois restaurants.
Les ambitions sont grandes, les projets sont nombreux.