La directrice des ressources humaines chez F. Ménard, Nathalie Vallerand.

L’embauche se poursuit chez F. Ménard

L’entreprise F. Ménard va tellement bien qu’elle peine à pourvoir tous les postes disponibles dans ses divisions.

En février dernier, le leader en production porcine avait annoncé la création de 150 emplois permanents, qui n’ont pas tous trouvé preneurs.
« L’embauche a bien fonctionné en début d’année, mais il y a encore des postes disponibles chez Agromex à Ange-Gardien et à notre division des Produits fins à Henryville. À cet endroit, on ne suffit pas à la demande pour la production de bacon, alors on embauche », explique la directrice des ressources humaines chez F. Ménard, Nathalie Vallerand.
La dame rappelle également que la transformation prochaine d’un entrepôt frigorifique en nouvelle salle de découpe à Saint-Jean-sur-Richelieu entraînera l’embauche d’une quarantaine de nouveaux employés. « Ces désosseurs devraient débuter le travail dès 2018. »
Mme Vallerand estime à 1250 le nombre de personnes présentement à l’emploi de l’entreprise. « Ils ne sont pas tous permanents toutefois. On a une centaine de travailleurs issus d’agences de placement chez Agromex », précise-t-elle. Plusieurs d’entre eux proviennent de Montréal et de la Rive-Sud et disposent d’un transport collectif vers les installations d’Ange-Gardien.
En croissance
Mais pourquoi une telle demande ? « Nos divisions grossissent. On investit beaucoup et on a besoin de personnel. Du côté de F. Ménard, c’est stable, mais des gens prennent leur retraite et il faut les remplacer », affirme la dame.
Celle-ci fait remarquer que l’entreprise existe depuis 56 ans, que plusieurs employés y ont passé toute leur carrière et que le temps est venu pour plusieurs de tirer leur révérence professionnelle.
« Ces gens sont des experts dans leur domaine. À titre d’exemple, il y a quatre camionneurs en transport de moulée qui s’en vont. L’embauche de camionneurs est d’ailleurs l’un de nos défis. Trouver des électromécaniciens est également difficile, car on constate une situation de plein emploi dans la région. »
En rappelant que la compagnie est solidement implantée et qu’elle offre de très bons avantages sociaux, Nathalie Vallerand précise que la formation est offerte aux nouveaux arrivants.
En matière de recrutement, toutes les avenues sont empruntées. « On a participé aux salons de l’emploi, on est présent sur les campus — on fait appel aux finissants de l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA), mais ils ne fournissent pas à la demande — et on travaille de concert avec des organismes en immigration. »
Cette dernière approche pourrait d’ailleurs être une solution, laisse entendre la directrice. « À Henryville, nous avions embauché huit Syriens à leur arrivée au Québec. Deux sont encore avec nous ; les autres ont trouvé, depuis, un emploi dans leur domaine. »