Jessica McMaster assure la direction de Tourisme Waterloo et la coordination du développement commercial et touristique.

Un grand potentiel à développer

Les activités touristiques et commerciales de Waterloo sont appelées à passer à la vitesse supérieure, assure la directrice de Tourisme Waterloo et nouvelle coordonnatrice du développement de ces deux secteurs d’activités à la Ville, Jessica McMaster.

«Personnellement, je vois un potentiel assez important à Waterloo. Je la place même (la ville) comme le deuxième pôle économique de la région de la Haute-Yamaska. Il faut travailler à la positionner comme ça. Ma mission sera de stimuler la croissance de l’économie locale», affirme-t-elle.

Jessica McMaster est déjà en terrain connu, puisqu’elle a assumé la direction de Tourisme Waterloo à l’été 2017. La coordination du développement commercial et touristique s’est ajouté à ses tâches depuis le printemps dernier.

Selon elle, son travail s’inscrit par ailleurs dans la «continuité» du projet de revitalisation du centre-ville initié il y a quelques années, avec la participation, entre autres de la Fondation Rues Principales. «On entre plus dans un mode de développement que de revitalisation», précise Mme McMaster.

La coordonnatrice est d’avis que le travail s’effectuera avec les différents intervenants de la Ville. Mais aussi avec les entreprises, les entrepreneurs et les citoyens. «J’inclus aussi la dynamique régionale, tous les organismes qui portent dans leur nom les ‘et région’ ou ‘Haute-Yamaska’. Je pense qu’on a quelque chose à leur apporter et qu’ils ont quelque chose à nous apporter», dit-elle.

Waterloo peut entre autres tabler sur ses secteurs touristique, commercial et industriel, qui ne demandent qu’à «éclore» davantage, estime Jessica McMaster. «Il y a eu une belle revitalisation dans les dernières années. Nous sommes sur une belle lancée! Pour moi, la base est là. Ça vaut la peine de bâtir là-dessus», dit-elle.

Plan d’action

La coordonnatrice du développement commercial et touristique avance qu’un plan d’action pourrait être adopté et mis en œuvre à l’automne 2019. «Le grand défi sera de faire embarquer tout le monde là-dedans, de les faire réfléchir, de créer des liens entre les gens, de les amener à endosser et à devenir porteurs du plan d’action qu’on va mettre en branle», dit-elle.

«Si j’ai un message à lancer, c’est: Rassemblez vos idées, on s’en vient les chercher!», ajoute-t-elle du même souffle. Plus grandes seront la participation et la concertation, plus vite les résultats se feront sentir, croit Jessica McMaster.

La coordonnatrice sait déjà qu’il y a des actions à poser rapidement. Une faiblesse a entre autres été identifiée au niveau des activités de réseautage, illustre-t-elle.

La mise en place d’une «table d’influence» est aussi en cours pour «commencer à réfléchir à des stratégies». À la «vision commune» à mettre en place. Des «outils» qui permettraient de faciliter le développement ont aussi identifiés.

Jessica McMaster souligne que son travail vise autant à attirer de nouveaux commerces pour bonifier l’offre actuelle À Waterloo qu’à supporter ceux qui sont déjà en place. «Il faut aussi répondre aux besoins des citoyens. C’est bien beau un nouveau commerce, mais si les gens n’en ont pas besoin et qu’ils continuent à aller ailleurs, on n’est pas gagnants», croit-elle. Dans cette optique, une forme de consultation citoyenne pourrait être envisagée, confirme-t-elle.

Préjugés

La coordonnatrice croit qu’encore trop de gens sous-estiment Waterloo et ses attraits. «Je leur lance l’invitation de venir voir comment ça a changé depuis trois ou quatre ans.Beaucoup de choses ont été faites. Je lance aussi l’invitation aux Waterlois d’enlever leurs lunettes de citoyens et de mettre celles de visiteurs pour remarquer les changements», lance-t-elle.

Celle qui a auparavant oeuvré à la gestion et au développement d’organisations estime que le défi qui s’offre à elle est «hyper stimulant». Et les résultats à atteindre le sont tout autant. «Si on devient très dynamique comme communauté, on va attirer du monde parce qu’il y a vraiment quelque chose à offrir», dit Jessica McMaster.