Malgré un départ difficile, les Maroons ont eu plusieurs occasions de célébrer depuis le début de la saison.

Les nouveaux Maroons ne demandent qu’une chance

Copropriétaire des nouveaux Maroons de Waterloo, de la Ligue de hockey senior Richelieu, Daniel Roy ne demande qu’une seule chose aux amateurs de hockey: qu’ils donnent une chance au nouveau produit.

«Les gens d’ici ont été habitués au produit de la Ligue senior AAA au cours des dernières années et nous, on arrive avec quelque chose de nouveau, souligne-t-il. Ce n’est pas meilleur, ce n’est pas moins bon, mais c’est différent. Et ça vaut la peine d’être vu!»

Toujours en compagnie de sa conjointe, Karine Beauregard, Roy a été copropriétaire de la concession de la Ligue senior AAA de Waterloo. Après avoir ni plus ni moins pris une pause de hockey la saison dernière, il revient en étant convaincu que les Waterlois finiront par tomber amoureux de leurs nouveaux Maroons.

«C’est du bon hockey, avec des joueurs de talent. Il y a moins de bagarres, c’est vrai, mais ce sont des vraies bagarres, avec deux hommes qui sont en maudit et non deux chums qui s’entendent pour se battre au milieu de la première période et une autre fois en deuxième. J’ai été dans les deux ligues et j’aime pas mal mieux ce que la Ligue Richelieu offre quand on parle de robustesse.»

Les Maroons sont dirigés par Scott Cannon, qui arrive du junior AA. Roy n’a que de bons mots pour son entraîneur, «un homme qui respecte ses joueurs et que les joueurs respectent».

Le hockey de la Ligue senior Richelieu offre un produit différent, insiste le copropriétaire des Maroons, Daniel Roy.

Un processus

Au moment d’écrire ces lignes, les Maroons avaient perdu leurs trois premiers matchs, dont un au bris d’égalité. L’équipe a toujours été impliquée dans des matchs serrés. «Nous sommes une équipe d’expansion et ça, c’est important de le rappeler, reprend Daniel Roy. Ce qui ne veut pas dire que nous n’aurons pas du succès avant longtemps, mais il y a un processus à respecter. Nos hommes de hockey travaillent fort et, de façon générale, j’aime ce que je vois jusqu’ici. Nos joueurs ont le cœur à l’ouvrage, le sort du club leur importe et tout ça va finir par rapporter, je le sais.»

Et une des choses que Roy remarque jusqu’ici, c’est le sentiment d’appartenance de ses joueurs envers leur équipe.

«Je ne veux pas dénigrer ce qui se fait ailleurs dans le senior, mais ici, la mentalité est différente. Même si les gars ne viennent pas de la région, ils veulent gagner pour leur équipe et pour leur ville d’adoption. Ailleurs, c’est davantage: ‘Si ça fait pas ici, ça va faire ailleurs’. Honnêtement, j’aime mieux la mentalité qu’on retrouve dans notre ligue, car ça correspond davantage à mes valeurs.»

Les Maroons disputeront leurs trois prochains matchs sur la route et ils ne seront de retour devant leurs partisans que le 2 novembre alors qu’ils affronteront le Hockey Expert de Vaudreuil-Soulanges.

«Je le répète, on a quelque chose d’intéressant à offrir aux gens de Waterloo. Malgré les défaites, tous les partisans avec qui j’ai discuté m’ont dit qu’ils avaient apprécié le spectacle. Tout ce que je demande aux amateurs d’ici, c’est de nous donner une petite chance.»

Roy tient enfin à préciser que les Maroons ont une entente de trois ans avec la Ville.

«On pense en fonction du long terme. Et cette entente assure aux gens que nous, nous ne nous sauverons pas!», termine-t-il, sourire en coin.