Le Grand chevalier Stephen Sullivan fait partie de l’organisation depuis plus de 30 ans. Il garde un souvenir mémorable des célébrations du centenaire de l’Ordre à Waterloo.

Les Chevaliers de Colomb célèbrent leur centenaire

Bien peu d’organisations franchissent le cap des 100 ans d’existence. Les Chevaliers de Colomb de Waterloo font partie de ce groupe restreint, porté par des membres qui ont à cœur l’essor de leur communauté.

Stephen Sullivan fait partie de l’Ordre à Waterloo depuis 31 ans. En tant que Grand chevalier, l’équivalent de la présidence, il a pu constater l’évolution de cette organisation axée sur le bénévolat. Le centenaire est une belle occasion, croit-il, pour mettre en lumière l’ADN de ce groupe méconnu. « Les gens pensent souvent que les Chevaliers de Colomb ne font que des réunions secrètes. Ils ne comprennent pas ce que nous apportons à la communauté. Et pourtant, on s’implique dans plusieurs projets. »

C’est par hasard, en s’impliquant dans diverses causes à Waterloo, que l’homme a décidé de faire le grand saut. « Je savais que les Chevaliers de Colomb existaient. Mais ça ne m’attirait pas nécessairement. À force de faire partie de divers comités bénévoles, entre autres, celui de la fête de la Saint-Jean-Baptiste, j’ai parlé avec des gens qui m’ont convaincu d’embarquer [dans l’Ordre]. Je me suis dit, pourquoi pas. Jamais je n’ai regretté ma décision. »

L’Ordre des Chevaliers de Colomb est régi par quatre principes : fraternité, charité, unité et patriotisme.

Principes

En fait, l’Ordre des Chevaliers de Colomb est régi par quatre principes : fraternité, charité, unité et patriotisme. Seuls les hommes catholiques majeurs (18 ans et plus) peuvent intégrer le groupe. Auparavant, les membres devaient être pratiquants. Signe des temps, cette règle a été abolie, mentionne M. Sullivan.

« Aider son prochain » est donc au cœur des priorités des Chevaliers. La guignolée est l’un des projets phares.

« Dès que le temps des Fêtes s’en vient, on est prêts à aller sur le terrain. Avec tout ce qu’on ramasse en faisant du porte-à-porte, on prépare des paniers. Ça permet de nourrir entre 150 à 200 familles. C’est très valorisant de donner au suivant », indique M. Sullivan.

Mais le bénévolat ne s’arrête pas là. Selon le Grand chevalier, les membres les plus actifs à Waterloo donnent en moyenne 20 à 30 h de leur temps chaque semaine. Ils accompagnent des gens à l’hôpital, aident la popote roulante, font des visites dans des CHSLD, amassent de l’argent pour différentes causes, notamment en organisant des soupers-bénéfice.

Selon M. Sullivan, les Chevaliers de Colomb de Waterloo ont remis cette année l’équivalent de près de 12 000 $ en dons.

À ce jour, l’Ordre des Chevaliers de Colomb de Waterloo compte près de 200 membres. Une cinquantaine participent assidûment aux rencontres et aux activités.

« Dans la vie d’aujourd’hui, tout va vite. Les gens n’ont plus autant de temps à consacrer au bénévolat ou simplement à socialiser. Ça fait partie de notre réalité », reconnaît M. Sullivan.

Recruter de nouveaux membres, alors que la moyenne actuelle oscille autour de 65 ans, est donc un défi de taille. « Quand tout se passe sur Internet, c’est difficile d’amener des jeunes à s’impliquer autour d’eux, à aller vers des gens démunis. Mais c’est loin d’être impossible. À Waterloo, on a une quarantaine de jeunes de 20 à 40 ans qui font partie des Chevaliers de Colomb. Mais c’est évident qu’on doit trouver le moyen d’aller en chercher davantage pour arriver à assurer l’avenir. »

Les 100 ans de l’organisation ont été soulignés à l’occasion d’une grande fête le 8 juin dernier, à laquelle ont participé 250 personnes. Une journée faste, se remémore le Grand chevalier. « Quand tu t’impliques dans ta région, tu ne t’attends à rien en retour. Tu le fais seulement pour aider les autres. Mais de voir autant de gens attachés aux Chevaliers de Colomb, qui viennent nous donner une tape dans le dos, ça fait du bien. »