«On a une équipe très solide et on a beaucoup développé, ces dernières années, à faire comprendre l’importance du travail d’équipe et de l’esprit de famille», dit Marilyn Dion, conseillère en ressources humaines chez Lapierre Waterloo Small. «La mentalité a beaucoup changé au cours des trois dernières années», ajoute Jean-Claude Granger, directeur d’usine.

Lapierre Waterloo Small: une équipe bien soudée!

Si l’usine Lapierre Waterloo Small subit elle aussi le manque de main-d’œuvre, le fabricant d’équipement acéricole a su se débrouiller grâce à l’apport de travailleurs étrangers et l’instauration d’une ambiance de travail positive.

Des représentants de l’entreprise de la rue Western — qui possède aussi des installations à Saint-Ludger, en Estrie — prenaient, l’an dernier, le chemin de la Colombie afin de trouver les soudeurs supplémentaires dont ils avaient besoin.

Un an plus tard, force est de constater que l’expérience a porté ses fruits. Des quatre employés venus du pays du café et de l’émeraude, trois sont restés et deux autres ont été recrutés ailleurs au Québec.

« Ils aiment ça ici et ils ont surpassé la barrière de la langue assez facilement », indique Marilyn Dion, conseillère en ressources humaines chez Lapierre Waterloo Small.

Celle de l’hiver aussi, bien qu’ils ont trouvé leur première saison froide « mucho frio »!

« Leur grosse difficulté c’était que leur famille n’était pas là », dit Mme Dion. Problème qui sera bientôt résolu, puisque leurs familles sont en route pour le Québec.

L’entreprise ne prévoit toutefois pas renouveler l’expérience, parce que ses besoins ne le commandent pas et qu’elle a pu maintenir sa production, qui a atteint un pic en 2018. Ce qui ne veut pas dire qu’elle ne cherche pas d’employés. De 57 présentement, répartis sur deux quarts de travail, elle aimerait en embaucher une dizaine de plus.

« On essaie toujours de recruter ici, mentionne le directeur de l’usine, Jean-Claude Granger. Et là, j’ai une dizaine de postes à combler. »

Plus précisément, Lapierre Waterloo Small cherche des soudeurs MIG de jour, des soudeurs TIG (une soudure plus précise que la MIG) de soir, une manœuvre de soir, un technicien en génie industriel de jour et un électromécanicien de jour ou de soir.

Une cinquantaine d’employés œuvrent à l’usine de la rue Western, un chiffre que l’entreprise aimerait voir augmenter.

« On est ouverts à faire de la formation à l’interne si un candidat a un minimum de connaissances dans son domaine et une bonne attitude », souligne Mme Dion.

Qualités recherchées

L’expression « bonne attitude » est importante, puisque c’est une qualité que l’entreprise recherche auprès de tous ses employés.

« On a une équipe très solide et on a beaucoup développé, ces dernières années, à faire comprendre l’importance du travail d’équipe et de l’esprit de famille », ajoute Marilyn Dion.

« On préfère subir la pénurie de main-d’œuvre plutôt que d’avoir des pommes pourries dans l’usine. »

«Si quelqu’un ne fait pas l’affaire et qu’il a une attitude trop négative, on va probablement le laisser partir, dit M. Granger. La mentalité a beaucoup changé au cours des trois dernières années.»

Lapierre Waterloo Small emploie également un soudeur « en situation d’handicap ».

« Il produit moins vite, mais je ne le changerais pas, insiste le directeur d’usine. Comme soudeur, il a la main. Il est très perfectionniste, mais des fois... il part dans la lune ! »

En attendant les prochaines embauches, l’entreprise peaufine ses produits — des évaporateurs pour l’eau d’érable faits sur mesure, ainsi que leurs accessoires —, de plus en plus écologiques.

« Les grosses machines polluent moins qu’avant », indique Jean-Claude Granger.

Elles ne contiennent plus de plomb, comme l’exige la nouvelle règlementation, et sont maintenant conçues pour fournir beaucoup plus de sirop d’érable avec moins de carburant.

« Avant, c’était un gallon d’huile pour un gallon de sirop. Aujourd’hui, c’est 0,2 gallon d’huile pour un gallon de sirop », termine le directeur d’usine.