Des échantillons d’eau ont été prélevés tout l’été afin de dresser l’état de santé du lac Waterloo.

Dresser l’état de santé du lac

Les Amis du bassin versant du lac Waterloo réinvestissent dans les analyses de l’eau. Grâce à une aide financière de 5000 $ du Service des loisirs de Waterloo, l’ABVLW a mandaté l’Organisme de bassin versant de la Yamaska pour réaliser sept prélèvements durant l’été. Les résultats permettront de connaître le taux d’oxygène dissous dans l’eau et d’en savoir plus sur la santé du lac.

Les échantillons ont été prélevés très tôt le matin à quatre endroits précis sur le lac, identifiés par des coordonnées GPS. « Le but de l’exercice est de faire en sorte qu’à travers les années, on puisse avoir les niveaux d’oxygène dissous dans le lac. Une donnée qu’on n’avait pas dans les dernières années », indique Paul-André Paris, vice-président de l’ABVLW.

Plus un lac est en santé, plus le taux d’oxygène dissous y est élevé. L’oxygène est essentiel aux organismes aquatiques et une certaine concentration est nécessaire pour leur survie.

« En tant qu’organisme, on a pris comme position qu’à partir de cette année, on prendra toujours ces mesures-là pour le lac », précise M. Paris.

Même chose pour le phosphore. Durant un certain nombre d’années, les mesures de phosphore étaient prises, mais puisqu’il s’agit d’un suivi volontaire — un citoyen doit prendre les échantillons en respectant certains critères et les acheminer à l’organisme gouvernemental Réseau de surveillance volontaire des lacs (RSVL) —, il n’y en avait plus prêts à réaliser le travail.

Depuis, l’état du phosphore dans le lac Waterloo est inconnu.

Les prélèvements pour en analyser la quantité sont une initiative qui n’entre toutefois pas dans la subvention de la Ville.

La récurrence de ces prélèvements, d’année en année, permettra de suivre l’évolution de la santé du lac.

Des gestes concrets

Des actions ont été portées dans les années passées pour diminuer l’apport de polluants dans l’eau du lac Waterloo. M. Paris souligne qu’il n’y a plus de fosses septiques qui se jettent dans le lac, par exemple.

Le golf a aussi troqué son engrais pour un produit contenant moins de phosphore. Le propriétaire du Club de golf de Waterloo, Joslin Coderre, explique que son entreprise est une zone filtrante. « Quand l’eau arrive sur nos terres, de chez nos voisins, le taux de phosphore diminue à sa sortie du golf. Le taux de phosphore a diminué de 90 % depuis dix ans, surtout grâce aux méthodes d’épandage. Aussi, on a mis des plantes aquatiques dans les lacs, les ruisseaux et les fossés. Des plantes qui se nourrissent de phosphore. »

Les Amis du bassin versant du lac Waterloo travaillent également sur un projet qui pourrait potentiellement améliorer la santé du lac ou, du moins, la stabiliser. Il s’agit d’aires de biorétention, des îlots fleuris qui récupèrent l’eau et la maintiennent sur place ce qui permet, par le fait même, d’abreuver les fleurs.

« Plusieurs aires seront nécessaires autour du lac, mais on ne pourra pas en faire des tonnes », prévient Paul-André Paris.

L’ABVLW compte sur la participation citoyenne. Le vice-président de l’organisme donne en exemple le domaine Chambourg sur le lac où le promoteur compterait réaliser une aire de biorétention.