On voit ici le conjoint de Catherine, Barry, leur fille Sarah, et la députée de Brome-Missisquoi, Isabelle Charest, en compagnie de la fidèle chienne de Catherine, Charlotte.

Clin d’œil à Catherine Demers

Il suffit d’évoquer le nom de Catherine Demers à Waterloo pour recevoir en retour un sourire. Celle qui fut le bras droit du député de Granby, François Bonnardel, dès les balbutiements de sa carrière politique, a été une ambassadrice et une amoureuse de sa communauté. Au cours d’une journée empreinte d’émotions cet été au parc Robinson, la Ville a honoré l’engagement de cette grande dame, décédée un an auparavant.

Pour François Bonnardel, Catherine Demers était plus qu’une attachée de presse, une conseillère politique responsable de son bureau de circonscription. Contre vents et marées, elle a été à ses côtés durant 11 ans. Sa mort, le 24 juin 2018, a créé une onde de choc. Honorer sa mémoire a mis un baume sur cette profonde cicatrice. «Catherine était aimée de tout le monde. Son départ nous a tous jeté par terre, confie-t-il. C’était une femme exceptionnelle. Souvent, les conseillers politiques passent sous le radar. Ils reçoivent des coups et bien des gens en détresse. Heureusement, Catherine avait une grande qualité d’empathie. Elle a aussi été extrêmement impliquée dans sa communauté. Se souvenir d’elle, comme la Ville l’a fait, c’est très important. Une très belle marque de reconnaissance.»

En fait, la Ville a profité des festivités de la Fête nationale pour dévoiler une plaque commémorative dans le parc Robinson. Un endroit tout particulier pour Catherine. «Quand j’étais enfant, ça a été son projet. Elle a fait énormément de porte-à-porte pour amasser des fonds pour construire ce parc. C’était impensable qu’il n’y ait pas d’autres endroits pour les jeunes à Waterloo, mis à part les cours d’école», se souvient sa fille, Sarah.

C’est d’ailleurs avec grande fierté que la jeune femme, qui suit les traces de sa mère comme attachée politique de la députée de Brome-Missisquoi, Isabelle Charest, a accueilli ce vibrant hommage. «Ça a été à la fois un anniversaire difficile et une journée extrêmement touchante. Voir que tout le monde avait ce projet commun de reconnaître son apport pour Waterloo, c’était incroyablement beau.»

«Ça a brassé la cage, confie Barry Pearson, conjoint de Catherine. D’un autre côté, j’étais tellement fier d’elle. Partout où elle allait, elle inspirait les gens. On doit se souvenir de tout ce qu’elle a fait pour Waterloo.»

Ambassadrice

Dès son arrivée à Waterloo, il y a une trentaine d’années, Catherine Demers s’est impliquée dans plusieurs projets. Notamment celui du CPE Les Jeunes pousses, au sein des Amis du bassin versant du lac Waterloo, au Centre d’action bénévole, etc. Chaque geste posé se voulait une occasion d’amener sa communauté un cran plus loin, tout en déboulonnant les préjugés. «Ma mère a toujours vu un potentiel énorme en Waterloo. C’était une amoureuse de la nature, des gens et des animaux», dit Sarah.

«Catherine était bien plus qu’une simple résidante de Waterloo. C’était une ambassadrice de sa ville. Chaque fois qu’elle avait l’occasion de la mettre en valeur, elle le faisait», mentionne Barry.

La sauvegarde des plans d’eau de Waterloo a été au cœur de plusieurs de ses combats. L’aménagement du sentier des libellules en fait partie. «Elle voulait donner accès à la rivière à la population et la valoriser. Elle la considérait comme un joyau qu’il fallait exploiter en la faisant connaître. Elle a aussi milité durant des années pour redonner la santé au lac.»

Cet amour de Waterloo transcende aujourd’hui les générations par le biais de cette plaque commémorative.

«Ma mère a laissé un grand legs à sa communauté, souligne Sarah. Et, chaque jour qui passe, j’aime un peu plus Waterloo.»