Les efforts pour faire de la municipalité un milieu de vie beaucoup plus agréable, tant pour les citoyens que pour les commerçants qui souhaitent s’y installer, ont porté leurs fruits, estime le maire Jean-Marie Lachapelle.

Centre-ville: l’appétit du développement

Pas moins de sept nouveaux commerces se sont installés rue Foster au cours de la dernière année. Le tout a été rendu possible grâce à des efforts concertés de la municipalité et de la communauté.

Plusieurs facteurs expliquent cette revitalisation commerciale du centre-ville, qui réjouit le maire Jean-Marie Lachapelle. « C’est intéressant de voir la belle diversité des commerces qui ont ouvert leurs portes. On a au moins trois restaurants, chacun avec leur spécialité, qui viennent bonifier l’offre de services. »

« On a connu une augmentation de population au cours des dernières années, en plus d’une hausse de l’achalandage au point de vue touristique », remarque-t-il.

Le programme de subvention municipal pour rénover les façades des commerces donne aussi un coup de jeune au centre-ville. Il s’agit là d’un des nombreux autres efforts déployés par la municipalité et ses partenaires, au fil des ans, pour rendre Waterloo plus attrayante pour les entrepreneurs et les commerçants.

D’ailleurs, la Ville a reçu, de 2015 à 2017, le prix Développement économique décerné par la Fondation Rues Principales, pour récompenser ses initiatives afin d’améliorer son image et sa prospérité. En 2016, Waterloo a également reçu le prix Améliorations physiques, lors d’un colloque tenu à Québec, pour ses trois sculptures monumentales au parc Artria de la rue Foster, à son mobilier urbain, ainsi qu’à une opération de verdissement et de fleurissement du centre-ville.

Le tout fait de la municipalité un milieu de vie beaucoup plus agréable, tant pour les citoyens que pour les commerçants qui souhaitent s’y installer, estime le maire. « On veut continuer le travail avec les commerçants pour revigorer le centre-ville », dit-il.

« Il n’y a pas que la rue Foster qui est importante. Ça a un effet d’entraînement. Ces changements font en sorte que ça ajoute aussi aux autres secteurs en périphérie », note l’élu.

« Il y a eu de beaux changements et ça a permis de démontrer le potentiel de l’endroit aux gens qui ont ensuite voulu y prendre part », indique pour sa part Jessica McMaster, coordonnatrice au développement touristique et commercial de la municipalité.

Selon cette dernière, les commerçants qui ont choisi d’avoir pignon sur rue à Waterloo ont aussi adopté la municipalité et son mode de vie ; en contrepartie, ils s’impliquent dans leur communauté d’adoption. « J’ai l’impression que les gens ont un coup de cœur pour Waterloo. Ils aiment la dynamique de la ville, son aspect convivial où les gens se connaissent par leur prénom. On y retrouve un esprit de quartier, comme autrefois », décrit-elle.

Maintenir et croître

Avant de songer à de futures coupes de ruban, M. Lachapelle espère que ces nouveaux commerces passeront l’épreuve du temps. « C’est difficile dans une petite ville ; généralement, les commerces ouvrent et ferment. On a bon espoir que ceux qui se sont implantés dans la dernière année vont demeurer ouverts. On va voir ceux qui vont passer le test de l’hiver, quand il y a moins de touristes », dit-il.

Waterloo souhaite également attirer de nouveaux projets en son cœur, mais on ne peut dévoiler les objectifs pour l’instant. « C’est un défi stimulant!, note Mme McMaster. On veut que les entreprises répondent aux besoins des citoyens, et que ceux-ci se reconnaissent dans les entreprises de la municipalité. C’est comme ça que se développe une habitude d’achat. Les liens se créent entre les gens et de ça naît une belle synergie, un dynamisme. »

QUATRE PETITS NOUVEAUX...

Salle de quilles Bélanger

C’est par hasard qu’Isabelle Lebrun et Jonathan Bélanger se sont portés acquéreurs, en mars dernier, du Salon de quilles Waterloo. En raison d’une blessure au dos, M. Bélanger s’est vu forcé de réorienter sa carrière ; joueur de quilles depuis l’enfance, il y a vu l’opportunité d’allier affaires et plaisir en reprenant le commerce avec sa famille. Depuis, le couple s’affaire à animer le centre-ville avec ses soirées clair de lune, sans oublier les classiques tournois et ligues. La ligue jeunesse s’est également greffée à l’offre en loisirs de la municipalité, cette année. L’expérience-client est au cœur de la nouvelle administration du salon. « Ici, les gens se sentent chez eux. Ils ont du plaisir et c’est ce qu’on veut », explique Mme Lebrun, ajoutant que l’entreprise a sa part de clients réguliers. La renaissance du salon de quilles local n’a pas fini de surprendre. Les nouveaux propriétaires ont d’ailleurs dans leurs cartons un projet d’aménager un atelier de réparation et une boutique à leur salon. C’est au 5307, rue Foster.


YMAH

Bistro santé mariant cuisines méditerranéenne et québécoise, YMAH a pignon sur la rue Foster depuis la mi-mai. L’entreprise familiale est née d’un besoin. «Avec les enfants, le soir, on avait beaucoup d’activités, mais on n’avait pas le temps de cuisiner, de bien manger», explique Jessica Rivard, copropriétaire du commerce avec son conjoint, Shérif Badour. YMAH est inspiré du prénom des quatre enfants du couple: Yossef, Mariame, Amina et Halima. Le mot signifie aussi «maman» en arabe. «On cherchait quelque chose qui me représente. Je suis toujours prête à partager et on avait l’idée de quelque chose dans le style ‘’Chez Maman’’», explique-t-elle. Si elle s’active derrière les fourneaux et que M. Badour s’implique du côté administratif, leurs enfants s’impliquent aussi à la caisse et au service. «Ils adorent aider, affirme leur mère. Ça les responsabilise et ça leur apprend à gérer. Ils sont bons!» La famille veut offrir une expérience santé et abordable, mais surtout unique. «On veut aider la population à manger santé, pas trop cher, et de repartir avec le sourire», indique Mme Rivard. C’est au 5211, rue Foster.


Burgers & Eggs

Signe que les affaires vont bien, Martin Leblanc a ouvert, en juillet dernier, son deuxième restaurant à Waterloo, le Burger & Eggs, où l’on sert petits-déjeuners et dîners gourmands. Le propriétaire de La Fourchette Blanche tentait ainsi de répondre à une demande de la communauté, sans toutefois concurrencer son autre restaurant, ouvert depuis près de deux ans. Posséder deux établissements au centre-ville  a un côté pratique pour le chef. « C’est plus proche pour moi, et mes employés peuvent travailler dans les deux restaurants »,dit-il. C’est
M. Leblanc lui-même qui a conçu le menu et la décoration de son restaurant. « J’aime être créatif dans la préparation de menus et sortir des sentiers battus. Je connais les formules gagnantes », explique celui qui se dit passionné par son métier. C’est au 5176, rue Foster.


Cha-tee's

C’est pour se rapprocher de chez eux que Sandra Cleary et Philippe Champigny ont déménagé leur café Cha-tee’s à Waterloo. Une décision que le couple ne regrette absolument pas. «C’est parti plus fort qu’on pensait! Les affaires ont décollé plus vite que lorsqu’on avait ouvert à Sherbrooke», se réjouit Mme Cleary. Installé depuis mai dans la bâtisse où se trouvait Le Royaume du steak, le café a repris la recette qui a fait son succès à Sherbrooke depuis 2015, en servant sandwiches, pâtisseries maison et une variété de cafés troisième vague. L’arrivée du café, mais aussi d’une station-service de l’autre côté de la rue, relance le secteur de l’aréna. «Les gens nous disent que ça fait du bien d’avoir un café à Waterloo, relate Mme Cleary. On apporte quelque chose de différent. Un lieu de rencontre où les gens peuvent prendre le temps d’échanger.» La salle à manger et la terrasse accueillent aussi  des groupes. C’est au 300, rue Lewis Ouest.