On voit ici deux membres du conseil d’administration du Centre de pédiatrie sociale de la Haute-Yamaska, Lorraine Deschênes et Me Leilani Piette.

Centre de pédiatrie sociale de la Haute-Yamaska: le projet sur les rails

Le presbytère Saint-Bernardin fourmille plus que jamais avec l’arrivée du Centre de pédiatrie sociale de la Haute-Yamaska, qui partage le même nid qu’Espace familles. Cette cohabitation des deux organismes permet d’offrir une panoplie de services connexes aux tout-petits, puis aux familles défavorisées.

Permettre aux enfants de développer leur plein potentiel tout en respectant leurs droits. Voilà le leitmotiv des Centres de pédiatrie sociale inspirés de l’approche du Dr Gilles Julien et de la fondation qu’il a créée en ce sens. Un credo qui interpelle particulièrement Me Leilani Piette, qui n’a pas hésité à s’investir pour que voie le jour un tel projet en Haute-Yamaska. « Au niveau de ma pratique privée à titre d’avocate, j’ai un gros volume de droit à la famille. Ce qui m’amène à constater les limites des systèmes médical et judiciaire pour pallier les manques de certains enfants en contexte de vulnérabilité, a-t-elle mentionné. Je veux donc leur permettre d’avoir un sain développement. »

En fait, l’initiative a des ramifications à Granby, puis à Waterloo. Parmi les balises mises en place par la Fondation figure l’obligation qu’un travailleur social prenne en charge la clientèle. Au cœur de l’équipe clinique du Centre de pédiatrie sociale se trouvent également deux médecins qui se partagent la tâche entre les deux points de service du territoire. Il s’agit de l’omnipraticienne Marie-Pier Dubé et de la pédiatre Catherine Gagnon. « Au départ, il y aura au minimum deux jours de travail social par semaine et une demi-journée de médecine. On montera graduellement, à court ou moyen terme, vers le ratio demandé [par la Fondation], qui est de cinq jours de travail social pour une journée de médecine », a précisé Me Piette.

La Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) devrait assumer les honoraires de Dre Dubé. Un flou administratif persiste toutefois au sujet de la rémunération de la spécialiste. La majorité des autres coûts seront assumés par la Fondation du Dr Julien durant la première année. Le conseil d’administration de l’organisme sans but lucratif misera, par la suite, sur des dons et des collectes de fonds pour boucler le budget.

Partenariat

À ce jour, une vingtaine de Centres de pédiatrie sociale, alliant médecine, droit et travail social, ont été lancés à travers le Québec. Rappelons qu’un tel organisme existe déjà à Cowansville. Il s’agit du Centre Main dans la main. Ainsi, pourquoi avoir opté pour Waterloo ? « La pauvreté est assez répandue à Waterloo. Et c’est très cloisonné, retiré des grands centres urbains. Pour aller chercher des services spécialisés, c’est difficile d’emblée », a expliqué Me Piette.

Selon la porte-parole, un partenariat avec Espace familles était incontournable. « On veut rejoindre le plus de famille possible vivant en contexte de vulnérabilité. S’établir dans les mêmes locaux qu’Espace familles devenait donc pertinent, car ils sont déjà en contact [avec cette clientèle]. Ça nous permettra de faciliter l’approche de proximité. »