Le maire de Waterloo, Jean-Marie Lachapelle.

« Ç’a été une belle année »

L’accession de Jean-Marie Lachapelle à la mairie de Waterloo, l’an dernier, s’est faite en douceur. Parce qu’il avait été conseiller municipal de 2005 à 2013, sans doute. Et « parce qu’il connaissait déjà presque tout le monde à l’hôtel de ville », note-t-il.

Ce qui a fait la différence, prend-il soin d’ajouter, c’est aussi — et surtout — l’ambiance qui règne au sein du conseil élu le 5 novembre dernier. « Les gens se sont fait élire pour les bonnes raisons. Pour que la Ville progresse. Les choses vont bien », affirme le maire.

À ceux qui reprochent aux élus de Waterloo le manque d’échanges et d’action lors des assemblées municipales, M. Lachapelle rétorque que personne n’est là pour se donner en spectacle. « On est là pour informer la population. Les décisions se prennent en caucus. Et même si on peut avoir de franches discussions dans ces réunions, ça se fait dans le respect. »

Il se décrit lui-même comme un maire « participatif ». « Les décisions sont prises ensemble, en collégialité. Je préfère travailler de cette façon. Chacun a ses dossiers et je leur fais confiance. »

Et ce malgré le fait que les conseillers Pierre Brien et Robert Auclair provenaient de l’équipe électorale adverse. « Waterloo, c’est une petite ville où tout le monde se connaît. Les gens sont de bonne foi... Et puis, on a tous un but commun », lance M. Lachapelle avec son flegme habituel.


«  Les décisions sont prises ensemble, en collégialité. Je préfère travailler de cette façon. Chacun a ses dossiers et je leur fais confiance.  »
Jean-Marie Lachapelle

Dossiers

Au sujet des principaux dossiers de la municipalité, il remarque que la population waterloise l’aborde surtout pour lui parler de l’état des rues, de l’emploi et de l’offre commerciale.

« Les efforts de revitalisation du centre-ville ont donné des résultats, ne serait-ce que la rénovation de certaines façades de commerces. Mais on ne s’assoit pas sur nos lauriers. Malheureusement, on n’a pas été en mesure d’offrir des subventions cette année, mais ça reviendra l’an prochain », assure-t-il.

Côté développement résidentiel, Jean-Marie Lachapelle se réjouit de voir des promoteurs croire au potentiel de sa ville. « Il y a un marché ici. Et il y a encore de l’espace, dans le secteur Norris et sur le site de l’ancien centre de réhabilitation, par exemple. »

L’essor de l’offre culturelle à Waterloo a aussi l’heure de lui faire plaisir. « Il y a beaucoup d’activités en ville. Ça fonctionne à fond de train ! » Quant au lac Waterloo, aucune fermeture de la plage n’a été nécessaire cet été en raison des algues bleues. Une situation qui lui fait grand plaisir, surtout quand on sait que l’endroit a été particulièrement achalandé. « Mais on va continuer de faire des tests d’eau chaque semaine. Et on a redémarré les aérateurs », dit-il, en avouant que le système d’oxygénation aux cristaux de quartz installé en juin a depuis été retiré. « L’entreprise devait être certifiée par le gouvernement, et elle ne l’était pas. »

Difficile bureaucratie 

Mais bien que quelques rues (Lebrun, du Parc, un segment de la Cour) aient été refaites en cours d’année, certains dossiers stagnent.

« La bureaucratie gouvernementale, c’est ce qu’il y a de plus difficile... Ça retarde nos projets, comme celui de la rue Allen, prévu pour 2018. On n’a jamais eu la décision finale pour la subvention. On attend aussi une réponse pour la rue Eastern. »

« Le nerf de la guerre pour les prochaines années, ce sera la réfection des infrastructures avec l’égout pluvial et sanitaire. »

Par ailleurs, il rappelle que la réfection du toit de la caserne de pompiers et celui de l’aréna ont causé de bien mauvaises surprises aux élus.

Rien pour le déstabiliser, cependant. « Ç’a été une belle année. J’ai aimé les décisions qu’on a prises et j’ai aimé la coopération avec les membres du conseil. »

Assez pour envisager un second mandat à la mairie ? « Je ne veux pas m’avancer. L’avenir nous le dira. »