La conseillère municipale Denise Papineau.

Lier milieux de vie et espaces verts

Les amateurs de plein air apprécient particulièrement Shefford pour ses parcs, la piste cyclable qui la traverse et ses routes en terrains montagneux. La municipalité rêve de bonifier son offre en transformant des bandes de terrain et les accotements des routes en pistes multifonctionnelles qui relieraient les milieux de vie aux espaces verts.

« Notre grand rêve, c’est qu’à un moment donné tout soit tissé pour les piétons et les cyclistes, afin que ça se relie à la piste cyclable aux secteurs où les gens vivent », explique la conseillère municipale Denise Papineau.

Shefford possède de véritables joyaux. Le parc des Montagnards, le parc écologique Jean-Paul Forand, ainsi que la piste cyclable l’Estriade qui traverse son territoire sont du nombre. Histoire de permettre aux marcheurs et cyclistes de circuler dans un environnement plus sécuritaire, mais pour leur donner la chance de se rendre à ces espaces verts sans emprunter la route, la municipalité prône l’aménagement de pistes multifonctionnelles.

Celles-ci seront asphaltées et aménagées en élargissant l’accotement de différentes routes. Les chemins Saxby, Picard et Jolley, ainsi que les routes 112 et 241 figurent, notamment, parmi celles qui pourraient être élargies. « C’est nos voies principales de circulation où les gens pédalent et marchent », dit la conseillère impliquée dans ce grand projet.

L’élargissement de l’accotement a été réalisé à l’été 2017 dans le chemin Coupland, entre le chemin Saxby et la piste cyclable. Un tronçon de la route 112 sera également réalisé cette année. « On a eu une offre du ministère des Transports pour la route 112. Ils nous a offert d’élargir la bande encore plus si on contribuait. On a dit oui. Ça coûte moins cher, puisque le Ministère en défraye une grande partie », explique Mme Papineau.

« On fait ça au fur et à mesure qu’on rénove les routes, poursuit-elle. S’il y a des subventions, on essaie d’aller les chercher. »

Redevance de parc
En plus des opportunités liées aux projets de réfection routière, la municipalité est à l’affût des bandes de terrain qu’elle peut recevoir en redevance de parc lors de la réalisation de projets domiciliaires. « Il y a encore de grands terrains qui ne sont pas développés dans la montagne et les gens arrivent avec des projets de lotissement. C’est zoné blanc, donc on ne peut pas aller à l’encontre de ça, explique-t-elle. Il y a des redevances de parc de 10 % (de la superficie du terrain). C’est en argent ou en terrain. Avant, on prenait un carré équivalent à 10 %. Maintenant, on demande plutôt une bande, aussi de 10 %. »

Ces bandes de terrain permettent d’aménager des sentiers afin que les citoyens se promènent à travers les développements résidentiels sans avoir à emprunter la route utilisée par les automobilistes. « On va essayer de les relier le plus près possible de nos sentiers existants, comme le parc des Montagnards », explique Mme Papineau.

Ce rêve, qui a débuté en 2016, en est un de longue haleine, précise-t-elle. Aucun échéancier n’a été fixé. Le projet pourrait être complété seulement dans 10, 15 , voire 20 ans, estime la conseillère municipale.