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Tristan Dupuis-Robidoux est chargé du projet de la Route des Cultures pour la Municipalité de Shefford, qu’il effectue en collaboration avec Denise Papineau, conseillère en arts, culture et tourisme à la Municipalité de Shefford.
Tristan Dupuis-Robidoux est chargé du projet de la Route des Cultures pour la Municipalité de Shefford, qu’il effectue en collaboration avec Denise Papineau, conseillère en arts, culture et tourisme à la Municipalité de Shefford.

Au croisement des arts et de l’agriculture

Billie-Anne Leduc
Billie-Anne Leduc
La Voix de l'Est
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La Municipalité du Canton de Shefford veut mettre l’art et les cultures, dans tous les sens du terme, à l’honneur. Si tout se déroule comme prévu, une « Route des Cultures » sera créée d’ici l’été, qui jumèlera un agriculteur ou un producteur sheffordois à un ou plusieurs artistes œuvrant en musique, en peinture, en littérature ou encore dans les arts vivants.

« On sentait l’intérêt d’ajouter des activités en arts et en culture à Shefford depuis longtemps », rapporte Tristan Dupuis-Robidoux, chargé de projets en arts, culture et tourisme à la municipalité de Shefford, précisant toutefois que le lancement du projet est en attente de la subvention du Fonds de développement des communautés de la MRC de la Haute-Yamaska, dont la réponse sera rendue en mai.

Le poste de Tristan a d’ailleurs été créé spécifiquement pour « répondre à la demande » des citoyens, en 2019. « Suite à nos exercices de consultation publique, on a entendu les besoins en visibilité des gens du monde de l’agriculture et aussi des artistes. On s’est dit, pourquoi ne pas jumeler les deux, et tracer une route qui mettrait en valeur à la fois les paysages, les agriculteurs et les arts à Shefford », explique Denise Papineau, conseillère en loisirs, arts, culture, tourisme, famille et communautaire à Shefford, pour qui « l’art a toujours fait partie de [sa] vie ».

Fraises, légumes et toiles

Une fois lancé et développé, ce projet de circuit des cultures, qui sera pensé sur un an, pourrait prendre la forme d’une exposition à ciel ouvert d’un artiste-peintre chez un producteur du coin, que ce soit un cultivateur de fruits ou un brasseur, permettant un « échange » entre leurs produits. « Un genre de jumelage entre eux, selon les saisons, comme celle des pommes, des fraises, du maïs », explique Mme Papineau. On pourrait ainsi y acheter, sur place, fraises, légumes et toiles. Un peu à l’image des Haltes gourmandes, ou de la Route des Vins, le circuit ferait en sorte que l’un pourrait profiter de l’achalandage et de la clientèle de l’autre, et vice-versa.

« C’est le plus gros projet de Shefford en art et en culture. Ce sera un bon complément à notre circuit patrimonial qu’on offre déjà », informe Tristan, qui partage l’intérêt et la passion des arts de sa collègue, Denise Papineau.

Le groupe Les Créatifs de Shefford, qui compte aujourd’hui une soixantaine de membres dans la région œuvrant dans diverses disciplines, a été mobilisé et consulté au sujet de la place de l’art et la culture à Shefford, et plusieurs ont exprimé leur volonté d’y contribuer. « Ça va être ouvert à tous les artistes, qu’ils soient dans les Créatifs ou non », précise toutefois Mme Papineau.

« Suite à nos exercices de consultation publique, on a entendu les besoins en visibilité des gens du monde de l’agriculture et aussi des artistes. On s’est dit, pourquoi ne pas jumeler les deux », dit Denise Papineau, conseillère en arts, culture et tourisme à la Municipalité de Shefford.

Ce projet s’inscrit dans les balbutiements de la Politique culturelle de la Municipalité, « pour réitérer l’importance de nos artistes », poursuit la conseillère, qui ajoute que la Route des Cultures permettra de « donner de la visibilité à nos artistes et à nos agriculteurs, et de mettre Shefford sur la mappe ».

« Les gens ont de plus en plus besoin de culture, besoin de créer. Les artistes ont une vision du monde qu’on veut entendre », lance Tristan, qui a étudié en tourisme et en littérature.

« Le paysage, les arts, c’est une marque identitaire. Ça touche à l’environnement, la qualité de vie, l’organisation du territoire. N’importe quelle communauté en a besoin », renchérit Mme Papineau.