Le joli pavillon abrite entre 400 et 500 titres.

Une bibliothèque en plein air

Au premier regard, la jolie verrière attire immédiatement l’attention. Trônant au beau milieu du parc Racine, la nouvelle bibliothèque à ciel ouvert fait fureur à Sainte-Cécile-de-Milton.

Romans, biographies, livres de recettes, manuels techniques, livres pour enfants... On trouve de tout dans le petit gazebo de verre et de métal ouvert tous les jours de l’été, de 8 h à 19 h. Entre 400 et 500 ouvrages s’y côtoient !

Comme un croque-livre géant, cette petite bibliothèque libre-service a quelque chose de drôlement original. Non seulement elle ne fait appel à aucun personnel, mais elle fait également fi du concept des dates de retour.

« C’est très scandinave comme principe, mais on commence à l’envisager de ce côté-ci de l’Atlantique », fait remarquer le directeur général de la municipalité, Yves Tanguay.

Une présence humaine est seulement nécessaire le matin pour ouvrir le pavillon et le soir pour le fermer. Des bénévoles sont mis à contribution pour s’assurer de la disponibilité des lieux.

Issu du Comité citoyen Agir Vert, ce projet de bibliothèque vient combler un besoin réel à Sainte-Cécile-de-Milton. D’autant plus que les citoyens de l’endroit ne disposent pas de bibliothèque publique en bonne et due forme.

Ceux-ci peuvent se rendre à celle de Roxton Pond ou profiter de l’entente-loisirs les liant à la Ville de Granby, souligne M. Tanguay. Ce service estival tombe donc à point nommé.

Offert pour une quatrième année, l’initiative avait suscité beaucoup d’intérêt dès son implantation... sous une tente.

Depuis, le conseil municipal a jugé à propos d’investir dans une structure permanente, posée sur une dalle de béton. Une somme de 34 375 $ a été injectée en 2018 dans son aménagement, affirme le directeur général.

Et pour inciter les gens à s’y attarder, des fauteuils et des végétaux ont été ajoutés tout autour du gazebo.

« On a le désir d’améliorer constamment les choses. On a, par exemple, ajusté les rayonnages cette année. Notre but, c’est de toucher à tout, pas seulement aux romans. On essaie de proposer aux gens un choix de qualité », ajoute M. Tanguay.

La clientèle, observe la direction, est multigénérationnelle, généralement respectueuse et disciplinée. Même sans le traditionnel système de retour, les livres reviennent à bon port, assure celui qui ne se gêne pas pour y piger lui-même. Sur son bureau, un ouvrage du Québécois François Barcelo attendait patiemment qu’il y jette un œil.

Yves Tanguay rappelle que les livres qui composent le catalogue de cette bibliothèque proviennent exclusivement de dons des Miltonais, et que la Ville est constamment à la recherche de nouveaux titres, en particulier de livres jeunesse.

Lors du passage de La Voix de l’Est, Érika s’apprêtait justement à aller bouquiner avec ses trois enfants. Un véritable rituel estival pour la petite famille.

« On vient aux deux ou trois jours en allant à la poste », indique la jeune femme, qui voit là une belle façon de développer les intérêts de ses petits mousses.

« Il y a une grande variété de livres. C’est vraiment agréable », ajoute-t-elle en en profitant pour fureter parmi les rayons. Son dernier emprunt : un guide de jardinage.

Les livres à donner — en bon état, il va sans dire — peuvent être déposés à l’hôtel de ville de Sainte-Cécile-de-Milton.