Le maire, Paul Sarrazin.

Terrains disponibles

Un important projet pour le développement de Sainte-Cécile- de-Milton a récemment été réalisé avec l’aménagement d’une nouvelle artère entre les rues Bagatelle et Boulais, ainsi que l’ajout de huit terrains voués à la construction résidentielle, se réjouit le maire, Paul Sarrazin.

«Ça nous permet de compléter notre développement urbain, à tout le moins la dernière portion de terrains en zone blanche. Avant de demander un éventuel agrandissement de notre périmètre urbain à la Commission de protection du territoire agricole du Québec, il fallait démontrer que les espaces disponibles étaient utilisés. (...) Il n’y a presque plus de terrains disponibles. Ça devient une rareté. Et on constate qu’il y a un engouement à venir rester à Sainte-Cécile», affirme l’élu.

Selon lui, cela faisait très longtemps que le projet d’aménager une artère parallèle à la rue Principale, entre les rues Bagatelle — sur laquelle se trouve l’école primaire— et Boulais, était dans l’air. Mais pour différentes raisons, le projet n’a jamais vu le jour.

Cette fois, les astres étaient alignés. Après de longues discussions avec le propriétaire du Domaine du Soleil, la municipalité a pu faire l’acquisition l’an dernier, au coût de 250 000$, d’une portion de terrain, déjà en zone blanche, où la construction est permise, même si des activités agricoles y étaient réalisées.

Les pommiers situés sur ces terrains devront être coupés. Dans l’exercice, huit terrains, sans services municipaux, dont la superficie variera entre 3000 et 3400 mètres carrés, y seront aménagés. Afin de densifier le secteur, des duplex et des triplex pourront y être construits. Le projet emballe le maire Sarrazin.

Selon lui, le secteur se fera très attrayant pour les «jeunes familles», notamment avec la proximité de l’école primaire. La nouvelle portion de rue aménagée, d’une longueur de 550 mètres, comptera d’ailleurs un lien cyclable et piétonnier.

Les travaux d’aménagement de la nouvelle rue ont été lancés à la mi-juillet. La firme Dexsen d’Ange-Gardien a déposé la soumission la plus basse, au coût de 650 000 $. Une partie de la facture, soit environ 200 0000 $, sera assumée par la commission scolaire du Val-des-Cerfs, note M. Sarrazin, qui préside en outre l’organisme.

Car les travaux, qui doivent être complétés pour la rentrée scolaire, prévoient également l’aménagement d’un débarcadère pour les écoliers à proximité de l’école. La circulation et les aires de stationnement pour les parents et le personnel de l’établissement primaire seront revus dans l’opération.

Selon Paul Sarrazin, l’intérêt est déjà palpable pour les nouveaux terrains résidentiels développés. Le téléphone a commencé à sonner à l’hôtel de ville, assure-t-il.

Pour l’heure, la municipalité n’a pas encore statué si elle vendra elle-même les terrains à la pièce ou si elle en confiera le développement à un promoteur. Chose certaine, l’harmonie du secteur sera recherchée, affirme le maire. Si tout se déroule comme prévu, la construction des premières résidences pourrait être lancée au printemps
2020.

Les élus souhaitent réaliser l’opération à coût nul, voire avec un léger profit. «Le but était de réunir deux quartiers et d’aménager un lien cyclable. Pas que ça soit un fardeau financier pour les contribuables», dit M. Sarrazin.

Des revenus de taxes annuels sont à prévoir avec la vente des terrains et la construction d’immeubles de type plex. L’aménagement de la nouvelle rue pourrait, en outre, permettre la vente de trois autres terrains, propriétés d’un citoyen, relève le maire.