Marc-André Petit, vice-président et directeur général chez Quéfer.
Marc-André Petit, vice-président et directeur général chez Quéfer.

Quéfer investit dans de la machinerie et de nouveaux locaux

Nicolas Bourcier
Nicolas Bourcier
La Voix de l'Est
L’entreprise Quéfer poursuit son développement. En plus d’investissements totalisant 3M$ pour moderniser son équipement l’an dernier, le sous-traitant spécialisé dans le métal a fait l’acquisition de bâtiments situés à un jet de pierre de ses locaux actuels pour 1,5M$.

«L’année dernière a été une grosse année. On a fait des investissements avoisinant les 3 millions en machinerie», indique le vice-président et directeur général de l’entreprise, Marc-André Petit.

L’histoire de l’entreprise familiale remonte à 1979, mais un important changement de vocation s’est opéré au tournant des années 2010. L’ouverture du marché chinois, offrant des coûts de production plus que compétitifs, est venue ralentir les affaires de Quéfer qui œuvrait alors dans la production à haut volume.

Ils ont alors décidé de se tourner vers le marché «sur mesure», plus flexible, en investissant dans de nouveaux équipements.

L’entreprise a procédé à un virage technologique au tournant des années 2010 afin de compétitionner avec le marché chinois.

Après le virage technologique qu’a pris l’entreprise en 2010, l’augmentation du chiffre d’affaires tournait «autour de 10 à 15%», mais des signes de ralentissement dans les deux dernières années, attribués notamment à la pénurie de main-d’œuvre, l’ont incitée à automatiser sa production.

Quéfer espère entre autres gagner en productivité grâce à un nouvel appareil qui permet de faire la découpe au laser et le poinçonnage en une seule étape, et en augmentant la superficie de ses installations.

L’entreprise déménage présentement dans les anciens locaux d’Emballages Mitchel-Lincoln, dans l’avenue Jacques-Cartier, qui ont une superficie de 55 000 pieds carrés. Marc-André Petit comptait y transférer l’ensemble des activités de l’entreprise, mais la pandémie est venue changer ses plans. «Je pense que le projet va être ralenti et je vais garder les trois usines pour deux ou trois ans», indique-t-il.

Quéfer offre un service clé en main de transformation de métal en feuilles, qui inclut la découpe au laser, le poinçonnage, le pliage, la soudure, l’usinage et la peinture électrostatique. Pour répondre à la demande, une soixantaine d’employés sont à l’œuvre dans les locaux du parc industriel de Saint-Pie.

Épanouissement professionnel

En plus de la croissance de l’entreprise familiale, le cheminement professionnel de ses employés est une source de fierté pour le directeur général. «Beaucoup de gens ont commencé dans les débuts, avec pas nécessairement des postes très haut de gamme, comme journalier. J’ai maintenant dans ce groupe des programmeurs, des représentants, des superviseurs. Beaucoup d’entre eux ont eu l’opportunité de grandir et de s’améliorer au sein de l’usine», se réjouit-il.