Nathalie Racine présentera, le 7 septembre prochain, ses deux derniers livres jeunesse. La productive auteure en sera à six œuvres publiées en moins de trois ans. ­

Le double lancement d’une auteure

L’écriture comme véhicule porteur de messages pour la jeunesse: voilà la philosophie de l’auteure granbyenne maintenant installée à Saint-Pie, Nathalie Racine. Le 7 septembre prochain, elle lancera d’ailleurs deux nouveaux opus jeunesse campés dans un univers fantastique.

De 13h à 16h30, petits et grands sont invités pour le lancement de son récent roman, Akonöa, Le fabuleux destin d’un chevalier, aux Éditions de l’Apothéose, et de son album jeunesse illustré, Lëna et ses amis. Il s’agit des cinquième et sixième œuvres publiées par Nathalie Racine en seulement trois ans.

Le besoin d’écrire

Nathalie Racine a toujours eu besoin de s’entourer d’art et de vivre sa créativité, particulièrement grâce à la poésie. Coiffeuse depuis près de 30 ans, photographe et joaillière, pour elle «une journée sans création est une journée sans soleil».

En 2010, un malheureux incident déclenche en elle un pressant besoin d’écrire. Une chute sur un sol mouillé lui cause une commotion cérébrale qui entraîne une légère aphasie, un trouble de l’expression causé par une lésion du cortex cérébral. L’écriture devient alors plus facile que l’expression orale.

Douée pour l’écriture automatique, elle fait passer ses messages «de paix, d’espoir, d’amour, de sagesse et de pardon» dans des récits fantastiques. Ce style, elle l’a découvert en lisant Harry Potter (J. K. Rowling) , Twilight (Stephenie Meyers) et Les Chevaliers d’Émeraude (Anne Robillard), entre autres.

La genèse de ses livres provient toujours d’une phrase qui tourne dans sa tête et qui fait son chemin au gré des mots qu’elle couche ensuite sur papier. «Quand l’idée passe, il faut que je l’écrive, raconte Nathalie Racine. Peu importe où je suis, je m’arrête pour écrire.»

Une fois qu’elle sera à la retraite, elle souhaite d’ailleurs consacrer son temps à la rédaction de romans.

Akonöa et Lëna

Même s’ils sonnent fantastiques, les noms des protagonistes de ses deux dernières histoires sont empruntés à des enfants, et parfois à des parents, qu’elle rencontre dans les divers salons du livre. Ainsi, l’auteure s’assure d’avoir toujours son calepin à portée de main.

Les deux nouveaux livres de l’auteure: Akonöa, le fabuleux destin d’un chevalier et Lëna et ses amis.

« Lorsque des jeunes ont des prénoms qui sortent un peu de l’ordinaire, je leur demande s’ils accepteraient d’être dans mon prochain livre. Je vois alors leurs yeux se remplir d’étoiles! C’est vraiment spécial», raconte-t-elle.

Dans Akonöa, le personnage principal, Jayden, est victime de rejet et d’intimidation, un enjeu dont l’auteure est très au fait, puisqu’elle a dû y faire face à maintes reprises dans sa vie d’enfant, de mère et de grand-mère.

Positif

« J’ai eu envie d’explorer ce sujet-là et d’en faire quelque chose de positif», explique l’auteure.

Ce roman fantastique composé de 286 pages est destiné aux enfants de dix ans et plus.

L’histoire de Lëna, quant à elle, raconte le récit d’une licorne dépourvue de corne magique et qui se retrouve dépouillée de ses pouvoirs. La quête du bonheur de la licorne est racontée de manière colorée et interactive, afin de créer une discussion entre l’enfant et le lecteur de l’histoire.

Ce désir de créer un lien entre les jeunes et celui qui leur fait la lecture lui a été inspiré par la naissance prochaine de son troisième petit-enfant. «Je voulais mettre de la couleur dans sa vie», raconte la jeune grand-maman.

Elle a écrit la cinquantaine de pages qui composent cet album jeunesse instructif et éducatif en une journée seulement. Il devrait plaire autant aux tout-petits qu’aux jeunes lecteurs, indique-t-elle.

Lancement pour petits et grands

Tous sont donc invités à la salle de la FADOQ de Saint-Pie, située au 301, rue Notre-Dame, pour le lancement des deux livres pour enfants.

Au programme: costumes, maquillage, bouchées et animation.

«Je remercie tous ceux qui m’entourent depuis le début de l’aventure, insiste Nathalie Racine. Mon mari, mes enfants et mes amis. Ils ont cru en moi et m’ont poussée à me réaliser là-dedans.»