Les conduites d’aqueduc et d’égout de la rue Phaneuf, comprises entre les rues Saint-François et Sainte-Cécile, ont été remplacées en régie, soit par les employés municipaux.

En régie pour faire des économies

Pour la deuxième année consécutive, les employés municipaux ont procédé eux-mêmes à la réhabilitation des infrastructures urbaines d’un segment de rue, plutôt que de confier les travaux à un sous-traitant. Une formule gagnante pour la municipalité, selon la directrice générale adjointe et trésorière, Dominique St-Pierre.

«Quand on fait un petit bout de rue, on y va en régie pour économiser des coûts», fait-elle valoir.

En 2018, ce sont les conduites d’aqueduc et d’égout de la rue Phaneuf, comprises entre les rues Saint-François et Sainte-Cécile, qui ont ainsi été remplacées. Un projet qui a entraîné une facture d’un peu plus de 300 000 $.

«On peut faire des petits bouts de rue de 120, 125 mètres maximum. Ça représente environ deux semaines d’ouvrage. Mais il ne faut pas qu’on soit occupés plus longtemps que ça avec toute notre équipe, parce qu’on a aussi d’autres choses à faire», explique pour sa part le contremaître à la municipalité, Robert Choquette.

Selon lui, les heures de travail sont habituellement un peu plus longues durant ces semaines, question d’abattre le boulot rapidement. Une équipe d’environ sept personnes s’active alors sur ces chantiers. Les employés municipaux sont en mesure de réaliser ces travaux, en plus d’avoir déjà l’équipement nécessaire, souligne M. Choquette.

Autres projets
L’an dernier, c’est le renouvellement des infrastructures souterraines d’une partie de la rue de Saint-Pie, qui a été effectué en régie. Les économies engrangées par la municipalité ne sont pas chiffrées, mais elles sont importantes, assure le contremaître.

Les conduites de la portion de la rue Phaneuf réalisée cette année dataient de plus d’une quarantaine d’années, estime Robert Choquette. «Il y en avait une partie en terre cuite. Il y avait aussi un historique de fuites d’eau et de problèmes d’égout à cet endroit-là. L’asphalte était très magané. C’était aussi un égout unitaire. Mais maintenant, on sépare les égouts lorsqu’on refait une rue pour que l’eau de pluie aille vraiment à la rivière, plutôt qu’on ait à la traiter», précise le contremaître.

Également, la réfection du Grand rang Saint-François, sur une distance d’environ trois kilomètres, est également au programme à la fin de l’été. Le contrat a été confié à Allaire et Gince. Les travaux, d’une durée de quatre à six semaines, sont estimés à 1,6 million $ et seront subventionnés à 50%, précise Dominique St-Pierre.

La municipalité est aussi à la recherche de solutions pour régler les problèmes d’aqueduc et d’eau jaune de la rue Notre-Dame, entre les rues Montcalm et Roy. «Nous ne sommes pas encore allés en appel d’offres. On n’a donc pas de date précise dans ce dossier(...) On a donné le mandat aux ingénieurs pour la préparation de plans et devis», affirme Mme St-Pierre. Le montant des travaux n’a pas encore été précisé, mais la facture pourrait s’élever à plus de 400 000 $.

Selon Robert Choquette, le problème de la rue Notre-Dame n’est pas nouveau. Il avait été observé il y a quelques années. «On regarde pour une solution plus permanente, soit le gainage de l’aqueduc ou la réfection complète», avance le contremaître, en précisant que le projet continuera à cheminer dans l’appareil municipal au cours des prochains mois.