Le directeur du Service des incendies de Saint-Pie, Sylvain Daigneault.

Des secouristes assurent une garde interne

La pénurie de main-d’œuvre épargne peu de secteurs d’activité. Les services d’urgence doivent, eux aussi, composer avec ce phénomène. Afin de pallier la difficulté d’avoir des premiers répondants de jour en semaine, une garde interne a été créée à la caserne de Saint-Pie. Ces secouristes sont également pompiers.

«Cela a été créé par le service de premiers répondants, à cause du manque de main-d’œuvre. Le jour, il y avait toujours une difficulté à avoir des premiers répondants», explique Sylvain Daigneault, directeur du Service des incendies de Saint-Pie.

Même si la brigade des incendies et le service de premiers répondants sont des entités distinctes, les deux groupes de secouristes — qui partagent la même caserne — ont décidé de travailler conjointement pour assurer un meilleur déploiement des ressources sur le territoire en cas d’urgence.

Les premiers répondants, disponibles 24 heures sur 24, sept jours par semaine, réalisent en moyenne 250 interventions chaque année. Ils sont sollicités pour des problèmes cardiaques et respiratoires, des chutes ou des réactions allergiques sévères. Ils doivent aussi intervenir auprès de personnes inconscientes, entre autres. Leur mandat est d’offrir des soins au patient et de le stabiliser en attendant l’arrivée des ambulanciers.

Afin d’assurer ce service, une garde interne a été mise en place en avril à raison de quatre jours par semaine, du mardi au vendredi, de
8h à 16h. Deux premiers répondants , qui sont également pompiers à la brigade de Saint-Pie, assurent cette garde en caserne. Les secouristes peuvent donc intervenir pour des urgences médicales et incendies. «C’est la meilleure solution qu’on a trouvée», indique
M. Daigneault.

Les intervenants sont non seulement prêts à répondre aux appels, mais ils peuvent également effectuer d’autres tâches qui ne pouvaient pas l’être avant, faute de temps. Les secouristes peuvent désormais être présents lors d’activités de prévention, notamment auprès des enfants et des personnes âgées, ce qui n’était pas toujours possible auparavant.

Une dizaine d’interventions ont été réalisées depuis la mise en place de la garde interne. La direction des deux services analysera les statistiques colligées pendant les premiers mois d’opération, notamment pour s’assurer que les plages horaires sont les bonnes. Dans le cas contraire, des modifications seront apportées. Le directeur de la brigade ajoute que «l’objectif serait d’avoir une couverture complète, tous les jours».-