La nature des travaux pour réparer l’église de Saint-Pie, dont le clocher a été emporté par de forts vents le 1er novembre, reste à déterminer.
La nature des travaux pour réparer l’église de Saint-Pie, dont le clocher a été emporté par de forts vents le 1er novembre, reste à déterminer.

Avenir incertain...

Florence Tanguay
Florence Tanguay
La Voix de l'Est
Plus de neuf mois après la chute de l’un des clochers de l’église de Saint-Pie et près de 150 000 $ amassés pour effectuer des travaux, il est encore trop tôt pour décider du sort du bâtiment datant de 1910. Une rencontre aura lieu en septembre pour que les citoyens puissent donner leur point de vue face à l’enjeu.

À la mi-janvier, une collecte de fonds d’envergure a été organisée par la fabrique de Saint-Pie pour remettre en place le clocher de l’église emporté par de forts vents le 1er novembre. L’objectif de cette campagne de sociofinancement, qui était d’abord de 75 000 $, est désormais fixé à 500 000 $.

Cette somme faramineuse est difficile à amasser à une époque où « les églises se vident plus qu’elles ne se remplissent », confie Thérèse Larocque, présidente du conseil de fabrique. Spectacles et repas devaient être organisés pour récolter des fonds, mais la pandémie a rendu ces événements impossibles. La dame précise que ces activités reprendront « aussitôt qu’on va avoir d’autres permissions », notamment pour les rassemblements.

Les activités religieuses ont quant à elles pu reprendre avec quelques adaptations, dont l’entrée dans l’église qui se fait maintenant par la sacristie.

Malgré tout, 150 000 $ ont été amassés. « Je ne dirai pas que je ne suis pas contente, mais ça en prend plus... », expose-t-elle.

Des travaux d’envergure envisagés

La fabrique n’ayant toujours pas décidé quels travaux seront effectués sur l’église, la manière dont cet argent sera utilisé est encore incertaine. « Nous allons avoir une rencontre avec les paroissiens pour voir ce qu’on va faire », explique Mme Larocque.

Durant cette rencontre, les membres du conseil de fabrique souhaitent présenter un « carnet santé » conçu après une inspection de fond en comble du bâtiment.

« L’église a été vue à la loupe, de la plus haute croix jusqu’au solage », décrit-elle. Un rapport de 80 pages a été rendu. Il contient toutes les défectuosités, de même que tous les travaux nécessaires d’ici dix ans. « Ça ne veut pas dire que demain matin, on va tout faire », précise la présidente.

Lors de la réunion avec la population, plusieurs travaux envisagés seront discutés. Il faudra, par exemple, décider si le clocher qui a été détruit sera réparé, puis remis en place. Les citoyens devront aussi déterminer si le second clocher, situé à l’est, sera renforcé ou retiré.

Pour l’instant, bien qu’aucun sondage n’ait été réalisé, Mme Larocque juge que « neuf personnes sur dix veulent que le clocher soit retiré ».

Mme Larocque garde espoir que davantage d’argent sera amassé prochainement. « Si les gens nous aident, ça va bien aller », conclut-elle.