Le maire Robert Vyncke ne s’en cache pas: il aime ce qui est beau et harmonieux, c’est pourquoi il souhaite embellir la municipalité où il est établi depuis de nombreuses années.

Vers un beau village en harmonie avec la nature

Ne soyez pas étonnés si le village de Saint-Paul-d’Abbotsford fleurit au cours des prochaines semaines. La municipalité vient de mettre en branle son plan d’embellissement.

Né en Belgique, le maire de l’endroit, Robert Vyncke, est venu s’installer au Québec avec sa famille au tournant des années 1950. Il est toutefois retourné dans sa contrée natale quelques années plus tard pour y faire ses études.

C’est à cette époque qu’il a pu s’émerveiller devant les paysages enchanteurs de sa patrie. «Que ce soit d’où je viens ou encore où j’ai étudié, ce sont deux magnifiques villes avec un centre-ville revitalisé qui attirent les gens. Adolescent, quand tu te promènes dans une belle ville comme Bruges ou Louvain, tu es nécessairement pénétré par la beauté. C’est quasiment de l’osmose!», illustre-t-il.

M. Vyncke ne s’en cache pas: il aime ce qui est beau et harmonieux, c’est pourquoi il souhaite embellir la municipalité où il est établi depuis de nombreuses années. «Quand nous sommes arrivés au conseil, nous avions annoncé notre intention de ramener l’harmonie au village, indique-t-il. Pour moi, l’harmonie est un mot clé dans ma vie personnelle. C’est une question d’équilibre. C’est un concept que je souhaite également appliquer à la municipalité. Pour ce faire, il faut avoir une vision de ce que devrait être le cœur du village et tout concevoir en fonction de celle-ci, à long terme. On ne va pas planter des arbres n’importe comment. Il faut planifier. Corriger après coup est plus coûteux.»

La municipalité de Saint-Paul-d’Abbotsford détient actuellement trois fleurons dans la classification des Fleurons du Québec. À terme, on espère gagner un demi, voire un autre fleuron entier.

Avec la collaboration de la Pépinière Abbotsford, six essences de pommetiers malus, aux formes et aux fleurs différentes, ont été retenues.

Pierre Paquette, propriétaire de la Pépinière Abbotsford.

Des arbustes et d’autres végétaux complèteront l’aménagement horticole qui débutera à l’entrée et au cœur du village, puis qui s’étendra au fil des années, précise
Jean-Raphaël Cloutier, directeur général par intérim de la municipalité.

Embellir La Route des Champs

«La beauté est aussi un ingrédient anti-vandalisme, estime M. Vyncke. Si on ne laisse pas les choses en ordre nous-mêmes, on ne peut pas s’attendre à cela des autres.»

En plus de servir de signature visuelle pour marquer l’arrivée au village, l’aménagement horticole qui embellira La Route des Champs, piste cyclable traversant une grande partie du territoire de la MRC de Rouville, sera aussi pensé de manière à améliorer la sécurité des cyclistes.

«On veut qu’ils puissent circuler dans un endroit sécuritaire. Il faut donc que le partage de la route soit harmonieux», soutient l’élu.

À cet effet, la municipalité a retenu les services d’un expert chargé de réaliser une étude de faisabilité sur la circulation et la signalisation afin de s’assurer que le «projet cycliste« soit optimal. «On veut bien faire les choses et ne pas créer un faux sentiment de sécurité chez les cyclistes», explique M. Cloutier.

Deux projets sont présentement à l’étude, soit l’aménagement d’une traverse à l’entrée de la ville pour permettre un passage cyclable vers le rang de la Montagne, puis l’aménagement d’une seconde traverse vis-à-vis le Grand rang Saint-Charles, dans le secteur Villa Fortier, qui créerait une boucle dans la municipalité.

Impliquer les entreprises et les citoyens

Les entreprises locales sont également invitées à se coller au mouvement en embellissant la devanture de leurs commerces.

«On communique actuellement avec les entreprises locales pour leur permettre de réaliser leurs projets dans le développement harmonieux de la municipalité, sans être trop rigides. Sur le plan marketing, c’est quelque chose qui peut être très rentable», souligne le maire Vyncke, qui a également dans sa mire les institutions de la municipalité, telles l’école et les églises.

À moyen et long terme, cette stratégie fera en sorte que les citoyens développeront un grand sentiment de fierté vis-à-vis de leur ville, en plus d’attirer des visiteurs qui choisiront peut-être d’allonger leur séjour de façon plus permanente.

«L’attrait de venir vivre à Saint-Paul sera notre retour sur investissement. Ça aide les commerces et ça encourage la rétention des gens du village», clame Robert Vyncke.

«La prochaine étape, c’est d’impliquer les citoyens dans l’embellissement de leur ville», renchérit le directeur général intérimaire. En ce sens, une journée de remise de plants d’arbres a eu lieu le 18 mai dernier. Quelque 1 200 pousses ont ainsi été distribuées à la population.

«En Belgique, il y a un adage qui dit: ‘‘Si tout le monde balaie devant sa maison, toute la rue sera propre. Si tout le monde entretient son jardin, tout le quartier sera beau.
Et si tout le monde peint sa façade, c’est toute la rue qui sera belle’’», relate M. Vyncke.

Un arbre sur mesure

Le pommetier malus, une toute nouvelle essence d’arbre, est parfait pour le climat québécois, soutient Pierre Paquette, propriétaire de la Pépinière Abbotsford. «C’est une nouvelle variété sur le marché, explique l’Abbotsfordien d’origine. On l’appelle aussi Thunder Bay, parce que c’est de là qu’il provient. Il y fait très froid, alors ça pousse très bien ici. C’est un arbre qui résiste au climat et qui n’a pas de maladie.»

Les six essences choisies pour embellir Saint-Paul-d’Abbotsford ont été retenues en fonction de différents critères, dont leur résistance au climat, la couleur de leurs fleurs — roses, blanches ou rouges — ainsi que la forme de l’arbre à maturité. C’est un pommetier décoratif dont la floraison est à son meilleur entre la mi-mai et la mi-juin, souligne l’homme d’affaires horticulteur. «Mais cette année, ça a été retardé d’une semaine en raison du temps froid.» Les fruits du pommetier malus ne sont pas comestibles. 

«Ce sont des fruits très petits, durs et acides. Ce sont surtout les oiseaux qui les mangent», indique M. Paquette. 

La municipalité caresse le projet d’obtenir, un jour, une essence de malus qui lui serait unique, afin de créer une signature visuelle propre à Saint-Paul-d’Abbotsford. L’hybridation d’un nouveau type de pommetier prend toutefois plusieurs années à voir le jour, souligne M. Paquette. 

«Selon le résultat recherché, ça peut prendre deux ou trois ans, et parfois de six à dix ans. C’est un processus qui demande beaucoup de recherche», explique-t-il. Marie-Ève Martel

LA VOIX DE SAINT-PAUL-D'ABBOTSFORD

Le temps des pommes à l’année

Depuis quelques mois déjà, les utilisateurs de la route 112 ont pu remarquer qu’un imposant bâtiment s’érige tranquillement tout près du cœur du village de Saint-Paul- d’Abbotsford. L’édifice actuellement en construction deviendra, en août, le plus grand entrepôt réfrigéré de pommes de l’entreprise Verger des Bois-Francs.

L’entreprise familiale a été fondée par Rosaire Brie au début des années 1940, à Princeville. Lui ont succédé son fils Pierre et sa femme Ghislaine, puis le fils du couple, Martin. Avec sa conjointe Mélanie, celui-ci peut compter sur une belle relève en leurs trois enfants Samantha, Maxime et Mathieu. Pomiculteurs de père en fils et maintenant de père en fille, les Brie ont fait prospérer le commerce du patriarche pour en faire une entreprise diversifiée. « On a été intégrés très jeunes dans l’entreprise, relève Martin. À force de travailler là-dedans, tout le monde y a pris goût. C’est contagieux ! »

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Le secret d’une magie qui opère

Si la viticulture se porte bien au Québec, voire au Canada, c’est en partie grâce à l’expertise du producteur de vignes André Breault, un pionnier dans le domaine. Depuis plus de 20 ans, lui et sa conjointe, Mariette Lagueux, travaillent en partenariat avec les meilleurs chercheurs qui mettent au point des plants hybrides adaptés aux particularités des sols et du climat nord-américain.

Viticulture A et M produit annuellement 300 000 jeunes plants, issus principalement de croisements, pour répondre aux besoins de vignerons professionnels. À ce jour, l’entreprise établie à Saint-Paul-d’Abbotsford à deux pas de la montagne, a franchi le cap de cinq millions de plants vendus. Rien de moins. Or, le succès n’a pas toujours été au rendez-vous. «Au début des années 1980, j’étais vigneron aux Arpents de neige à Dunham avec mon frère, raconte celui qui a étudié en cultures fruitières à l’Institut de technologie agricole de Saint-Hyacinthe. On était bons dans ce qu’on faisait. Malheureusement, on n’avait pas d’expérience comme gestionnaires. Et ce qui devait arriver arriva. Quand ça fait dix ans que tu travailles à fond la caisse et que tu frappes le mur, ça fait mal et ça laisse plusieurs blessures... J’ai presque tout perdu. Il ne me restait que mes connaissances dans la culture de la vigne.»

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Bientôt du dek hockey à Saint-Paul?

L’exode des jeunes du hockey sur glace vers le hockey balle peut constituer une problématique pour certaines municipalités. Pour répondre à la demande fort populaire dans ce domaine, la Ville de Saint-Paul-d’Abbotsford travaille afin d’obtenir une surface de dek hockey qui replacerait les anciens courts de tennis du terrain des loisirs.

Le processus attend l’aval du gouvernement provincial pour se concrétiser. « Aussitôt que le projet est accepté, la municipalité va de l’avant », assure Jean-Raphaël Cloutier, directeur général par intérim de la municipalité.

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Quartier du Verger: de plus en plus près du but

Dans les cartons depuis près de dix ans, le futur Quartier du Verger, projeté à l’arrière de l’hôtel de ville de Saint-Paul-d’Abbotsford, continue à cheminer dans l’appareil municipal, si bien qu’il devrait finalement se concrétiser l’an prochain.

« C’est attendu depuis longtemps par les citoyens », lance le maire, Robert Vyncke.

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Nouveau décor et nouvelle image au Coteau St-Paul

Lorsqu’une partie des installations de son entreprise s’est envolée en fumée, Nicolas Pomerleau a refusé de se laisser abattre. Le copropriétaire du vignoble et cidrerie Coteau St-Paul a plutôt transformé le sinistre en opportunité. Il a ainsi revu son image de marque et donné un nouveau look à ses installations.

« Sur le coup, tu es découragé. Mon père a pensé arrêter, mais moi, je ne veux pas faire autre chose de ma vie. C’est ma passion », affirme Nicolas Pomerleau, copropriétaire de l’entreprise située à Saint-Paul-d’Abbotsford.

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Bientôt le sommet pour les citoyens

Le rêve de donner accès au mont Yamaska aux citoyens de Saint-Paul qui n’en sont pas propriétaires devient de plus en plus concret. La Ville travaille sur les plans de sentiers trois ou quatre saisons qui relieront la base au sommet avec des servitudes de passage.

« Depuis plusieurs années, la municipalité s’efforce de trouver des solutions pour permettre à ses citoyens d’accéder au sommet du mont Yamaska, explique le directeur général par intérim de la municipalité, Jean-Raphaël Cloutier. Différentes choses ont été faites et, dernièrement, avec l’acquisition par la Ville du sommet de la montagne où se trouve le ‘‘chalet’’, une première étape a été franchie.»

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Traverses pour cyclistes: l’aménagement est projeté

L’aménagement de traverses destinées aux cyclistes dans le but de les attirer au cœur de la municipalité de Saint-Paul-d’Abbotsford se trouve dans les cartons. Elles permettront ainsi aux usagers de La Route des Champs de quitter la piste cyclable et de traverser la route 112 en toute sécurité, et ce, à deux endroits.

La municipalité de Saint-Paul-d’Abbotsford souhaite promouvoir l’agrotourisme. L’une des façons d’y parvenir est d’offrir un accès sécuritaire aux différents attraits et commerces à ceux qui voyagent à vélo. Dans cette optique, la municipalité désire que deux traverses soient aménagées aux deux extrémités de la ville.

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Faire les choses autrement

Malgré le succès du Festival Saint-Paul-d’Abbotsford dans tous ses arts, la municipalité fera les choses autrement cette année. Plutôt que de regrouper les activités en une seule fin de semaine automnale, on proposera aux citoyens quelques rendez-vous uniques.

Le directeur général par intérim de la municipalité, Jean-Raphaël Cloutier, ne cache pas que l’organisation du Festival exigeait beaucoup de travail de sa petite équipe.
En étalant les événements dans le calendrier, la tâche de la Ville sera facilitée, sans que le public y perde au change, dit-il.

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Urbanisme: la Ville a une nouvelle vision

L’image de marque et le développement de la municipalité, entre autres choses, seront portés par la refonte des règlements d’urbanisme de Saint-Paul-d’Abbotsford, qui se donne des moyens souples pour parvenir à ses fins.

La démarche s’est inscrite dans la nouvelle vision de la municipalité de «se sortir du noir et du blanc, de devenir plus flexible à la réalité et aux besoins de la population», indique le maire Robert Vyncke. «L’administration passée, en 2008, avait erré et adopté un règlement à la hâte. Il y avait beaucoup de choses là-dedans qui ne correspondaient pas aux besoins de la municipalité et des citoyens», explique-t-il.