La réflexion entourant la mise à jour du projet éducatif de l’école primaire abbotsfordienne, qui couvrira les années scolaires 2020-2021 à 2022-2023, a débuté il y a environ un an et demi.
La réflexion entourant la mise à jour du projet éducatif de l’école primaire abbotsfordienne, qui couvrira les années scolaires 2020-2021 à 2022-2023, a débuté il y a environ un an et demi.

Un nouveau projet éducatif à l’école Micheline-Brodeur

Après dix ans, l’heure était au renouveau à l’école primaire Micheline-Brodeur. À compter de la prochaine rentrée scolaire, l’établissement scolaire appliquera un tout nouveau programme pédagogique, délaissant sa vocation d’école internationale au profit d’une approche axée sur la communauté.

« En éducation, c’est bien de réviser l’approche après une décennie, souligne la directrice de l’école, Anouck Martin. Le projet éducatif, ce n’est pas seulement un papier qu’on rend à la commission scolaire ; c’est une vision globale, autant d’où on en est comme école que où on veut aller dans les prochaines années. Tout ça est fondé sur une série de valeurs. »

La réflexion entourant la mise à jour du projet éducatif de l’école primaire de Saint-Paul-d’Abbotsford, qui couvrira les années scolaires 2020-2021 à 2022-2023, a débuté il y a environ un an et demi, à peu près au même moment où Mme Martin est entrée en poste. La démarche s’est échelonnée sur plusieurs mois, et ce, en toute collégialité, souligne la gestionnaire. « On a impliqué les parents, le conseil des enseignants, le conseil d’établissement et la municipalité », relève-t-elle.

Ce faisant, il a été décidé, il y a quelques mois, de mettre un terme au programme international de l’école primaire. Un choix audacieux salué par la directrice générale de la commission scolaire des Hautes-Rivières, Dominique Lachapelle.

« Ça paraît bien être une école internationale, mais de choisir de se défaire de cette étiquette avec pour objectif de mieux répondre aux besoins des élèves est très courageux, dit-elle. Cette équipe-là a appliqué le programme international pendant dix ans, c’était bien normal de vouloir explorer d’autres approches. Et c’est tout à leur honneur, car le personnel s’est posé la question à savoir si le projet éducatif en place était toujours celui qui répondait le mieux aux besoins et aux intérêts des élèves. »

Tournée vers son milieu

Les changements à l’horaire seront minimes, assure-t-on. Le cours d’espagnol, qui occupait une période de 50 minutes par cycle, sera par exemple retiré de la grille horaire. Ce temps sera alloué à des matières dont le temps en classe avait été amputé pour permettre l’apprentissage de cette troisième langue au moment d’implanter le programme international.

La plus grande différence résidera dans l’approche éducative du personnel-école, davantage axée sur la communauté et l’environnement immédiat des élèves.

« Pour les éleves, ça ne changera pas grand-chose au quotidien. Évidemment, pendant les dix dernières années, notre équipe a gagné de l’expérience ; on n’effacera pas ces acquis-là, mentionne Mme Martin. On conserve les bonnes pratiques du programme international, mais on vient les bonifier d’une autre manière. »

Cette autre manière, c’est une approche communautaire. « Ce sera une école citoyenne, inspirée du vivre-ensemble et fondée sur des valeurs communautaires ancrant l’école et les élèves au cœur de leur milieu de vie, précise la directrice. On conserve la même qualité d’enseignement, mais on vise davantage d’implication et d’échange avec le reste de la communauté. »

« C’est important que les canaux de communication entre l’école et la Ville ne se coupent pas, au contraire. Nous souhaitons partager notre plan éducatif avec la municipalité et que celle-ci nous partage sa vision de développement, poursuit Mme Martin.

L’école primaire Micheline-Brodeur accueille 250 élèves de la maternelle à la 6e année. Tous demeurent à Saint-Paul-d’Abbotsford.