Voici une ébauche du projet domiciliaire qui devrait être lancé cet automne dans le secteur de l’hôtel de ville.

Saint-Paul convoite les familles

Saint-Paul-d’Abbotsford est en mode croissance et les jeunes familles sont principalement dans sa mire. En ce sens, la localité mise sur un projet domiciliaire d’une centaine d’unités en plein cœur villageois.

La municipalité de Saint-Paul, qui compte un peu moins de 3 000 citoyens, souhaite doubler sa population «d’ici 5 à 10 ans», indique le maire, Robert Vyncke.

Selon ce dernier, 96% du territoire est en zone agricole, ce qui limite les possibilités d’expansion. «D’où l’importance de densifier où l’on peut le faire. Et rapidement, car la seule source de revenus pour une municipalité est la taxe foncière. C’est l’œuf et la poule», illustre-t-il. À ce chapitre, le cœur du village est préconisé. La Ville projette que l’on construise «entre 80 à 100 portes» sur un site de cinq hectares (près de 546 000 pieds carrés) dans ce secteur. «Il faut trouver l’équilibre. Avoir un «bâti» qui répond à un réel besoin. On croit que l’on a le pouls de la population assez juste d’avoir du domiciliaire mixte. La souplesse du nouveau cadre règlementaire (voir texte: La Ville a une nouvelle vision en page 2) permettra de construire ce genre d’unités», mentionne M. Vyncke.

On parle de résidences unifamiliales, de jumelés et d’immeubles multilogements. «On voudrait agencer tous ces types de résidences dans l’espace disponible. On devrait pouvoir entamer le projet cet automne, précise le maire. Notre approche n’est pas linéaire. Elle est vraiment simultanée. Le domiciliaire est la clé majeure.»

M. Vyncke estime que Saint-Paul a plusieurs atouts pour attirer les jeunes familles. Notamment, l’école primaire internationale et les sentiers à venir dans la montagne.

Services de proximité
La municipalité mise également sur l’accroissement sur son territoire du nombre de commerces offrant des services de proximité. L’ajout d’une pharmacie, d’un dépanneur et de restaurants est, entre autres, dans les cartons. Idem en ce qui concerne les kiosques de fruits et légumes.

«Les producteurs sont ici et on veut leur donner une vitrine plus prononcée sur la route 112», dit Robert Vyncke.

Des projets sont par ailleurs dans l’air près de cette artère très achalandée, dit-il.

«On a deux projets sur la table pour des terrains vacants près de la 112. Chacun prévoit environ huit unités. On parle de commerces en bas et de logements dans le haut des immeubles. Vraiment, on sent que la croissance est au rendez-vous.»